Communiqué de David Rachline, Sénateur-Maire de fréjus
Au début de ce mois de Juillet, le tribunal civil viennois jugeait irrecevable la plainte déposée par Max Schrems contre Facebook. De quoi s’agit-il ?
Max Schrems accuse Facebook d’avoir « une longue liste de violations par rapport à la loi : la politique de confidentialité, la participation au programme PRISM, le Graph Search, les applications Facebook, le suivi sur d’autres pages Web (notamment via le bouton J’aime), les systèmes Big Data qui espionnent les utilisateurs ou encore le non-respect des demandes d’accès ».
Je m’étonne de la passivité du gouvernement sur ce sujet et particulièrement sur les services de FACEBOOK qui rentrent, pour une grande part, en infraction avec les lois françaises et les règlements européens, et l’invite à prendre à bras le corps ce problème car il en va de la vie privée des millions de Français qui participent à ce réseau social. Au même titre que la loi Renseignement contre laquelle j’ai voté, les dérives peuvent être immenses si rien n’est fait contre l’utilisation, le tranfert hors UE, la vente de nos données personnelles. Il existe un risque important que les données conservées puissent être utilisées à des fins illicites, mercantiles, potentiellement attentatoires à la vie privée ou, plus largement, frauduleuses, voire malveillantes.
La réglementation européenne est à la traîne et pourtant il y a urgence.
J’attire par ailleurs l’attention sur la définition du terme : « transfert de données hors UE » qui est explicitement défini par la CNIL sur son site Internet. Comme il est expliqué « Ces transferts sont interdits sauf si le transfert a lieu vers un pays reconnu par la Commission européenne comme « Offrant un niveau de protection des données suffisant », or il s’avère que les États-Unis sont considérés (par la France et l’UE) être un pays offrant un niveau adéquat de protection des données… J’en doute à la vue des déclarations des deux lanceurs d’alerte que sont Edward Snowden et Julian Assange qui ont révélé, preuves à l’appui, des piratages avérés de nos données, de nos serveurs, de nos câbles sous-marins, de nos entreprises de télécommunication…
Je souhaite donc savoir si la France doit continuer à considérer les Etats-Unis et ses Big majors du digital comme un pays offrant un niveau de protection des données personnelles adéquat ? Dans le cas contraire nous devrions intenter toutes les actions possibles pour préserver la confidentialité des données de nos concitoyens.
Intervention de Marie-Christine Arnautu, Député français au Parlement européen, sur la protection de la vie privée dans le domaine du numérique
Lire la suite →Égalité d’accès à internet : sur le marché unique européen des communications électroniques, le Parlement refuse de suivre Gilles Lebreton.
Lire la suite →Communiqué de Dominique Bilde, Députée Français au Parlement Européen, Membre de la Commission Culture
Alors qu’en France, la liberté sur internet ne cesse de reculer, notamment depuis la loi « Big Brother » sur le renseignement, les députés Front National au Parlement européen se sont majoritairement positionnés en faveur du principe de neutralité du net en discussion au niveau des instances européennes depuis plusieurs mois. Les membres du groupe Europe des Nations et des Libertés ont ainsi voté mardi en séance plénière à Strasbourg un texte permettant le renforcement de l’encadrement de la politique commerciale des opérateurs du marché des communications électroniques afin de garantir ce principe de neutralité du net et de lutter contre les tentatives de discrimination menées par certains opérateurs.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
D’après un rapport annuel publié aujourd’hui par l’ONG Freedom House, la France fait partie de la liste des pays, comprenant notamment la Libye ou l’Ukraine, où la liberté d’expression sur Internet a considérablement régressé pendant l’année 2015.
L’ONG pointe ainsi directement la loi sur le renseignement adoptée par l’UMP et le PS en juin, qui a permis l’installation sur les réseaux de boîtes noires visant à restreindre la diffusion des contenus postés par les internautes.
Réponse à la lettre de Madame Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la CNIL, sur l’espionnage généralisé des ordinateurs des Français par le biais du nouveau système d’exploitation Windows 10
Madame la présidente,
Je viens de recevoir votre réponse à la lettre ouverte du 27 Juillet où je vous faisais part de mes inquiétudes sur l’espionnage généralisé que pourrait entreprendre Microsoft avec Windows 10.
Je vous remercie d’avoir répondu à mes questions mais je constate que vos réponses sont évasives et ne reflètent pas du tout l’inquiétude de vos homologues allemand et suisse ainsi que nombre d’informaticiens.
En effet, vous arguez que Windows 10 permet à l’utilisateur de modifier ou de désactiver la collecte de données. Vous avez d’ailleurs le 10 août créé un tutoriel sur le site internet de la CNIL pour expliquer comment régler les paramètres de Windows 10 afin de désactiver les mouchards installés par Microsoft.
Communiqué de presse du Front National
Nous publions ici la réponse de la présidente de la CNIL à la lettre ouverte de Marine Le Pen sur l’espionnage généralisé des ordinateurs des Français par le biais du nouveau système d’exploitation Windows 10.