Crise de l'élevage : le gouvernement entre mensonges et amateurisme

Communiqués / 22 juillet 2015 / Étiquettes : /

Communiqué de presse du Front National

Hier, c’était François Hollande qui proposait de mettre en place un système d’étiquetage « viande française » en semblant ignorer que le logo existe déjà, qu’il a été créé par les interprofessions de la viande et qu’il n’obtient pas les résultats attendus puisque le gouvernement de M. Hollande, revenant sur les promesses faites après le scandale Spanghero, a refusé de le rendre obligatoire. Rien de bien nouveau de la part d’un président de la République qui osait affirmer lors du dernier Salon de l’agriculture que la PAC soutenait les cours des productions agricoles…Avec Nicolas Sarkozy il joue au concours du plus gros mensonge.

Aujourd’hui, c’est Stéphane Le Foll qui, comble de l’originalité, annonce un énième plan d’urgence et les millions d’euros censés le financer. Les éleveurs qui se battent en ce moment pour leur survie ne sont pas dupes : il n’y a rien à attendre de ce plan de communication qui prétend désendetter les exploitations en… étalant leurs dettes et leurs prélèvements sociaux.

Quant aux vraies solutions, il n’en est pas question puisqu’elles déplaisent à Bruxelles. Il ne faut pas compter sur M. Le Foll pour attaquer le dumping des entreprises allemandes et espagnoles qui utilisent la directive détachement des travailleurs pour écraser les coûts salariaux. Ni pour imposer l’étiquetage obligatoire de l’origine des produits, ni pour favoriser les produits français dans les collectivités françaises financées par les impôts des Français. Et encore moins pour remettre en cause les sanctions prises contre la Russie qui ont déclenché la mise en place de l’embargo contre les produits agricoles de l’UE…

Le gouvernement de M. Valls à mieux à faire : il préfère aggraver encore la situation des éleveurs en soutenant les négociations du traité transatlantique que M. Moscovici, ancien ministre socialiste devenu Commissaire européen, n’hésite pas à vanter devant les caméras de télévision alors que les barrages se multiplient sur les routes de France…