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Négociations avec la Grèce : le combat de la Démocratie contre le fascisme doré

Communiqués / 8 juin 2015 / Étiquettes : /

Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National, Député français au Parlement européen

Les négociations autour de la Grèce s’enlisent et mettent en lumière l’impasse en laquelle se trouve aujourd’hui ce pays.

La Grèce est morte économiquement : elle ne produit plus de richesses, sa dette ne cesse de croître et vit sous perfusion financière de l’Union européenne, du FMI et de la BCE, pudiquement appelés « les Institutions ».

Les perspectives sont à ce point désespérantes que l’enjeu actuel des négociations ne vise qu’à prêter à la Grèce de quoi lui permettre de rembourser de précédents emprunts. En aucun cas il ne s’agit de résoudre durablement « la crise grecque ». Si elles aboutissaient, ces négociations ne seraient donc que le prélude à de nouvelles négociations pour de nouveaux transferts de fonds à chaque échéance de prêts.

Chacun le sait, la Grèce ne pourra sortir de ce cercle vicieux que lorsqu’elle sortira de la zone euro. Seule cette ultime solution permettrait à la Grèce de recréer les conditions d’une reprise en restaurant sa compétitivité.

Mais pour l’heure l’Union européenne s’y refuse car elle sait que s’amorcerait alors un processus inéluctable de dissolution de l’ensemble la zone euro. Dans le système européen, l’idéologie l’emporte sur toutes les réalités politiques et économiques. La zone euro a beau être la zone qui produit le moins de croissance dans le monde, être structurellement sous-performante et nuisible à de nombreux Etats, dont la France, elle est sacrée.

Dès lors, le combat qui se joue dans ces négociations est bien celui de la Démocratie contre le totalitarisme financier. Ce fascisme doré qui prétend forcer un gouvernement démocratiquement élu à trahir sa population. Les créanciers d’Athènes tentent en effet d’obtenir du gouvernement Tsipras l’abandon de toutes ses promesses de campagne.

Si Tsipras cède, la Démocratie sera définitivement morte et enterrée, comme l’est l’économie grecque ; si Tsipras résiste, alors la Démocratie devra s’imposer et trancher en faveur de choix politiques réels dont l’Union européenne, pour le plus grand bonheur des peuples, pourrait ne jamais se remettre.