Les lycéens issus des milieux modestes et ayant obtenu leur baccalauréat avec « mention très bien » ont droit à une bourse au mérite complémentaire. Or, un décret paru le 28 mai au Journal Officiel prévoit la division par deux de la bourse au mérite pour la rentrée universitaire 2015-2016. Le montant de la bourse passe ainsi de 1 800 euros à 900 euros, versés annuellement durant trois ans à environ 7 000 bacheliers méritants. Ce décret fait écho à une précédente circulaire, publiée à l’été 2014, qui programmait la suppression progressive des bourses au mérite.
Au mois d’octobre, le Conseil d’Etat avait suspendu provisoirement cette mesure au motif « que son exécution, privant des étudiants d’une part substantielle de leur ressources, créait une situation d’urgence ». Pressentant le jugement négatif du Conseil d’Etat sur la légalité de la circulaire, le ministère semble avoir court-circuité la décision des magistrats en réinstaurant intégralement les bourses au mérite au mois de février, avant de les raboter de moitié dans le décret du 28 mai. Les faibles économies, de l’ordre de 6 millions d’euros, ne peuvent justifier un tel choix.
Le ministère de l’éducation nationale fait le choix de discuter, de rogner, voire de supprimer l’ensemble des dispositifs d’excellence et de notations, facteurs d’émulation et de reconnaissance par la communauté nationale pour ses éléments les plus brillants. Les logiques d’égalitarisme et de nivellement par le bas, ayant entrainé la suppression des classes bilangues et la réduction de l’enseignement des langues anciennes dans la récente réforme du collège, s’inscrivent à rebours de la méritocratie républicaine.
Au regard de la baisse continue des performances scolaires des élèves français, révélée par des évaluations internationales comparées, elle demande ce qui justifie l’adoption en catimini de la diminution de moitié des bourses au mérite. Par ailleurs elle souhaiterait savoir si des compensations seront envisagées à l’égard des bacheliers méritants dont les parents n’ont pas les ressources suffisantes pour les soutenir au cours de leurs études supérieures.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
Sous couvert de lutte pour davantage de « mixité sociale », Najat Vallaud-Belkacem lance une expérimentation dans 17 départements. Parmi les mesures expérimentées figure la création d’un secteur « multicollège » : les parents établiront leur vœu d’affectation, lequel ne sera validé qu’en fonction de critères restant très flous et trahissant une option idéologique très claire.
Communiqué de Presse du Collectif Marianne des étudiants patriotes, lié au Rassemblement Bleu Marine
En décembre dernier, Manuel Valls missionnait Bernard Attali, haut fonctionnaire et ancien PDG d’Air France, pour proposer une série de réformes de l’Ecole Polytechnique. Ce rapport, rendu public vendredi et dont une grande partie des propositions a été reprise par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian lors de son discours du samedi 6 juin à Palaiseau, est une attaque en règle contre le modèle méritocratique français, et menace de faire imploser le système des grandes écoles. Les mesures envisagées pour l’X sont radicales :
Communiqué de presse de Gaëtan Dussausaye, Directeur national du Front National de la Jeunesse, membre du Bureau Politique
Selon un décret paru au « Journal officiel » le jeudi 28 mai, le gouvernement prévoit de diviser par deux la bourse au mérite pour les futurs bacheliers de cette année 2015. Une fois de plus, c’est la méritocratie républicaine que l’on malmène, que l’on appauvrit, et que l’on souhaite supprimer.
Cette bourse au mérite constitue, en effet, un symbole important vis-à-vis de notre jeunesse. Elle récompense les efforts fournis par le lycéen tout au long de sa scolarité.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
C’est par une simple circulaire que le ministère de l’enseignement supérieur devrait annoncer dans les prochains jours la fin de la bourse au mérite. D’un montant de 1800 € par an et attribuée aux élèves boursiers ayant obtenu la mention très bien au baccalauréat ou se classant parmi les meilleurs étudiants en fin de licence, cette aide régalienne incarnait toute les valeurs de méritocratie de l’État.
Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National
S’il va jusqu’au bout de son projet, le gouvernement portera un coup très dur contre la méritocratie républicaine en rendant payantes les classes préparatoires.
Déjà trop largement réservées aux classes sociales aisées et aux mieux informés, les classes préparatoires deviendraient encore plus inaccessibles pour les enfants issus des milieux populaires et des classes moyennes, alors qu’elles sont souvent des filières d’excellence.