Edito de Nicolas Bay (15.05.2015), Secrétaire Général du Front National
La réforme du collège défendue par Najat Vallaud-Belkacem et actuellement débattue à l’Assemblée nationale est une nouvelle illustration de l’abandon des fondements de la République par les idéologues socialistes.
Alors que l’abaissement du niveau scolaire vire au désastre et prépare des générations d’incultes, cette réforme vise à instituer une baisse drastique du volume horaire des enseignements disciplinaires traditionnels au profit d’une interdisciplinarité toujours plus floue.
La réduction de l’enseignement structuré et structurant des matières fondamentales, telles que les mathématiques et le français, assortie à la disparition progressive des programmes de pans entiers de notre histoire, participe d’une logique de déconstruction globale. A travers l’éducation, c’est bien une fois de plus la nation que l’on vise ! Si on ajoute à cela les attaques contre l’enseignement du grec et du latin, on est même en droit de considérer que c’est notre socle civilisationnel qui est affaibli.
Sous prétexte de lutte contre les inégalités, cette réforme privera encore davantage les élèves de repères et de racines. Au coeur d’une mondialisation sauvage, débridée, agressive, Vallaud-Belkacem, Valls et Hollande font une fois de plus le choix de priver nos enfants de leur boussole. La situation est particulièrement grave, car au nom de leur idéologie mortifère, c’est bien l’avenir de notre jeunesse, et à travers elle l’avenir de notre patrie, qui est mis en danger.
Le Front National, parti de la nation et donc de la transmission, est fondamentalement opposé au processus de déconstruction en cours. Dans une lettre aux collèges de France publiée mercredi, s’adressant aux proviseurs, professeurs et personnels d’éducation, mais aussi à travers eux à tous les parents inquiets, Marine Le Pen a dressé l’horizon d’une éducation redevenue réellement nationale. Autorité, maintien et renforcement des enseignements disciplinaires, promotion des filières d’excellence, promotion de l’enseignement professionnel et technique, valorisation de l’effort et retour à la méritocratie républicaine – tels seront les maîtres mots de la réforme, en profondeur, de l’éducation qu’un gouvernement patriote devra mener.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
Sous couvert de lutte pour davantage de « mixité sociale », Najat Vallaud-Belkacem lance une expérimentation dans 17 départements. Parmi les mesures expérimentées figure la création d’un secteur « multicollège » : les parents établiront leur vœu d’affectation, lequel ne sera validé qu’en fonction de critères restant très flous et trahissant une option idéologique très claire.
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
Il faut soutenir ce jour l’opposition des enseignants et parents d’élèves à la funeste réforme du collège portée par la ministre Vallaud-Belkacem.
S’inscrivant dans le courant pédagogiste le plus ringard, celui qui irrigue le PS et l’ex-UMP depuis tant d’années, cette réforme va porter un nouveau coup aux cours fondamentaux, notamment à l’apprentissage du français, sous prétexte « d’interdisciplinarité » et va fracturer l’Education Nationale via l’autonomie renforcée des établissements.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
Selon les premiers projets d’arrêtés de réforme de l’évaluation des élèves, les notes, jugées stigmatisantes, sont menacées de disparition. La notation est pourtant l’un des principaux piliers de notre école. La notation sur 20 est en effet une spécificité française qui permet la sélection des élèves, encourage la compétition méritocratique. Si Mme Najat Vallaud-Belkacem s’inscrit dans la droite ligne du laxisme de ces prédécesseurs du PS comme de l’UMP, qui ont mené un véritable travail de sape de l’apprentissage des fondamentaux au profit de lubies pédagogistes, supprimer les notes ne permettra évidemment pas de relever le niveau scolaire.
Question écrite de Marion Maréchal-Le Pen, Député de Vaucluse
Marion Maréchal-Le Pen appelle l’attention de Mme. la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les problèmes de maitrise de la langue française.
Un rapport publié très récemment par France Stratégie évalue à 50 millions d’euros le manque de moyens pour lutter contre l’illettrisme. En effet, une étude de l’OCDE, parue en 2013, révèle que 2.5 millions de personnes ayant été scolarisées dans notre pays se trouvent en situation d’illettrisme.
Communiqué de presse de Steeve BRIOIS, Vice-président du Front national aux exécutifs locaux, Maire d’Hénin Beaumont et député européen
Une fois n’est pas coutume, l’académie française sort de son silence et se pose en dernier rempart contre l’absurdité de la réforme du collège, orchestrée par Najat Vallaud-Belkacem. Il n’en fallait pas plus pour décrédibiliser la ministre de l’éducation qui en termes de popularité s’approche du seuil de non-retour.
La colère légitime des académiciens résulte des dangereuses conséquences d’une telle réforme. Celle-ci est notamment caractérisée par une diminution du nombre d’heures de français au profit des langues régionales.
Communiqué de Presse du Collectif Racine
Les gesticulations de l’UMP face à la réforme du collège n’abuseront que ceux croyant encore qu’elle s’opposerait sur le fond au gouvernement PS. Que tel responsable UMP réclame l’abrogation du décret, quand tel autre préconise la contestation de l’arrêté devant le Conseil d’Etat, et que tous, d’une seule voix, feignent de s’insurger, relève de l’imposture la plus aboutie.
Car cette réforme, l’UMP l’aurait conduite à l’identique, dans le prolongement de ses propres politiques éducatives : elle qui, sous François Fillon, impulsa la « pédagogie du socle » impliquant la révision à la baisse des contenus enseignés, elle qui, sous Luc Chatel, accrut l’autonomie des établissements, au mépris de l’égalité des élèves devant les enseignements… Toutes choses que perpétue et amplifie, au niveau du collège, l’actuelle réforme.