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OGM : La Hongrie veut préserver sa souveraineté alimentaire. Et la France ?

Communiqués / 16 mai 2015 / Étiquettes : , /

Communiqué de presse de Sylvie Goddyn, député français au Parlement européen

Depuis 2012, la constitution hongroise garantit une agriculture sans OGM (organisme génétiquement modifié), l’accès à une alimentation saine et l’eau potable.

Suite au forum GMO-free-Europe (une Europe sans OGM) de Berlin en mai, et à l’autorisation de 12 nouveaux OGM par la Commission européenne en avril, le gouvernement hongrois a logiquement fait savoir qu’il exploiterait la nouvelle directive européenne permettant à un Etat d’interdire la culture d’un OGM sur son territoire.

Le gouvernement de Viktor Orbàn (lui-même fils d’ingénieur agronome) persiste à vouloir assurer la souveraineté alimentaire de son pays et de ses citoyens. Guidé par un objectif écologique et sanitaire, le ministère de l’agriculture prévoit ainsi un étiquetage « sans OGM » pour la viande, le poisson, les oeufs, le miel et le lait. Le ministre hongrois a même lancé l’« Alliance pour une Europe sans OGM », conscient que les règles imposées par l’Union européenne rendait ses initiatives bien fragiles sans alliés.

Le volontarisme hongrois devra toutefois franchir les fourches caudines de la Commission européenne. En effet, les interdictions d’OGM ne peuvent pas être décidées pour des raisons de santé ou de préservation de l’environnement. Ce serait bien trop facile !

Le Front national avait prévenu que la nouvelle directive avait pour seule vocation l’arrivée de nouveaux OGM sur le marché, tout en rendant l’interdiction particulièrement difficile. Les OGM asservissent les agriculteurs à des transnationales de semences et d’agrochimie et mettent en jeu la santé des Français et la nature. Le gouvernement français se mure dans le silence depuis plusieurs semaines sur ce sujet, nous le mettons en demeure de rendre sa position officielle et son intention d’interdire ou non les OGM récemment autorisés par l’Union.