Communiqué de presse de Sylvie Goddyn, député français au Parlement européen
Depuis 2012, la constitution hongroise garantit une agriculture sans OGM (organisme génétiquement modifié), l’accès à une alimentation saine et l’eau potable.
Suite au forum GMO-free-Europe (une Europe sans OGM) de Berlin en mai, et à l’autorisation de 12 nouveaux OGM par la Commission européenne en avril, le gouvernement hongrois a logiquement fait savoir qu’il exploiterait la nouvelle directive européenne permettant à un Etat d’interdire la culture d’un OGM sur son territoire.
Le gouvernement de Viktor Orbàn (lui-même fils d’ingénieur agronome) persiste à vouloir assurer la souveraineté alimentaire de son pays et de ses citoyens. Guidé par un objectif écologique et sanitaire, le ministère de l’agriculture prévoit ainsi un étiquetage « sans OGM » pour la viande, le poisson, les oeufs, le miel et le lait. Le ministre hongrois a même lancé l’« Alliance pour une Europe sans OGM », conscient que les règles imposées par l’Union européenne rendait ses initiatives bien fragiles sans alliés.
Le volontarisme hongrois devra toutefois franchir les fourches caudines de la Commission européenne. En effet, les interdictions d’OGM ne peuvent pas être décidées pour des raisons de santé ou de préservation de l’environnement. Ce serait bien trop facile !
Le Front national avait prévenu que la nouvelle directive avait pour seule vocation l’arrivée de nouveaux OGM sur le marché, tout en rendant l’interdiction particulièrement difficile. Les OGM asservissent les agriculteurs à des transnationales de semences et d’agrochimie et mettent en jeu la santé des Français et la nature. Le gouvernement français se mure dans le silence depuis plusieurs semaines sur ce sujet, nous le mettons en demeure de rendre sa position officielle et son intention d’interdire ou non les OGM récemment autorisés par l’Union.
Tribune de Sylvie Goddyn, Député français au Parlement européen
C’est désormais officiel, l’Américain Monsanto, spécialiste des OGM, des pesticides et autres produits phytosanitaires appartiendra à l’Allemand Bayer, qui fait lui aussi des OGM, des pesticides, et des médicaments.
Cette fusion est la troisième du genre en un an, après les mariages de Dow Agro-sciences avec Dupont (deux sociétés américaines) et de Syngenta (suisse) avec ChemChina (chinois). C’est l’effet domino d’une course au gigantisme pour dominer le marché de notre santé et de notre alimentation.
Communiqué de Presse de Loup Viallet et Philippe Murer, Présidents des Collectifs Mer&Francophonie et Nouvelle Ecologie
Ce vendredi 29 avril 2016 M. Manuel Valls est en Nouvelle-Calédonie pour préparer l’avenir institutionnel de ce territoire français du Pacifique. Ses premiers mots ont été « pour dépolitiser le dossier calédonien », puis pour faire des promesses sur l’avenir de la filière nickel, dont l’industrie – en crise – est grande pourvoyeuse d’emplois locaux.
Mais le Premier Ministre a-t-il vraiment à cœur le bien être des calédoniens ? Va-t-il engager sa parole, au cours de son déplacement, sur la réglementation des OGM dans les Outre-Mer qui n’en sont pas encore protégés ?
Communiqué de presse de Sylvie Goddyn, Mireille d’Ornano, Jean-François Jalkh, Philippe Loiseau et Edouard Ferrand, Députés français au Parlement européen
Le Conseil d’Etat français vient d’annuler l’interdiction du maïs génétiquement modifié Mon810 de Monsanto, prise par un arrêté de Monsieur Le Foll en 2014. Le Conseil d’Etat a considéré que l’Etat français enfreignait la réglementation de l’Union européenne en interdisant cette culture.
Cette décision est évidemment alarmante pour notre souveraineté alimentaire et pour la préservation de la diversité des cultures. Elle met également en lumière la difficulté dans laquelle se trouve désormais la France pour appliquer une décision contraire aux intérêts des lobbies qui œuvrent à Bruxelles.
Communiqué de presse du Front National
L’annulation par le Conseil d’Etat d’un arrêté interdisant la culture du maïs OGM MON810 de Monsanto en France, en application stricte du droit européen, rappelle à quel point notre pays ne dispose plus d’aucun pouvoir et d’aucune liberté, y compris dans les domaines les plus stratégiques tels que nos normes agricoles et alimentaires.
Les dénégations du ministère de l’Agriculture selon lequel cette annulation sera « sans effet », au motif qu’une autre directive européenne permettrait de procéder à cette interdiction, n’y changeront rien.
Communiqué de presse de Philippe Murer, Economiste au Cabinet de Marine Le Pen
Hier encore, la Commission Européenne a pris prétexte des déséquilibres excessifs de la France pour requérir du gouvernement de François Hollande des réformes structurelles, réformes ultralibérales dans le langage codé des bureaucrates bruxellois. Le viol de la souveraineté de la France est encore une fois patent. Le viol de la démocratie l’est tout autant puisque ces commissaires non élus prétendent imposer au peuple français des lois qu’il refuse majoritairement.
Communiqué de presse de Sylvie Goddyn, Mireille d’Ornano et Jean-François Jalkh, Députés français au Parlement européen
La Commission européenne veut autoriser l’importation de trois nouveaux sojas OGM, tous tolérants au glyphosate, commercialisés par les sociétés Monsanto et Bayer Cropscience. Ces OGM entraîneront pourtant une surconsommation de désherbants au glyphosate, déclarés cancérigènes par l’Organisation Mondiale de la Santé.
Les élus Front national de la commission Environnement, santé publique et sécurité alimentaire ont soutenu l’objection formulée par le Parlement, pour interdire ces OGM. Néanmoins, la Commission européenne peut passer outre, car les autorisations d’OGM relèvent de son seul pouvoir.