Le gouvernement, ayant acté hâtivement la réforme du collège via un décret d’application et un arrêté publiés au Journal Officiel, fait fi d’une contestation de grande ampleur. En effet, l’autonomie des établissements du collège, la restructuration de l’enseignement des langues et l’interdisciplinarité constituent une remise en cause fondamentale des valeurs de l’école républicaine de même qu’un grand danger pour notre culture nationale.
Ainsi, en permettant aux établissements de fixer 20% de leur emploi du temps, la réforme du collège provoque une rupture d’égalité d’enseignement entre les élèves et risque de sonner le glas de matières moins sollicitées par les collégiens à l’instar du latin, néanmoins reconnu pour sa richesse culturelle et son apport linguistique dans la maitrise du français.
La refonte de l’enseignement des langues, par l’instauration d’une LV2 dès la classe de cinquième, entraine la suppression des classes bilangues et des options latin et grec. La survie des langues anciennes, à l’intérieur des EPI, place leur apprentissage sous l’égide d’enseignants n’ayant pas nécessairement reçu de formation aux Lettres classiques et les noient dans un enseignement sans continuité en concurrence avec sept autres modules. Une telle fragilisation de savoirs, garants de la maitrise de notre langue nationale et symboles de l’excellence, s’apparente à un inquiétant nivellement par le bas alors que deux élèves sur huit ne maitrisent pas le français à leur sortie du collège.
L’interdisciplinarité, renforcée par les EPI, consacre l’esprit de la loi Jospin de 1989 selon laquelle « l’élève construit lui-même ses propres savoirs ». Or, la pédagogie constructiviste est une négation du rôle de l’enseignant. En outre, les EPI enferment l’élève dans son référent culturel, nourrissant ainsi le communautarisme renforcé par un module intitulé « Langues et cultures régionales et étrangères ». Cinq heures par semaine seront consacrées à leur mise en pratique alors que 20% des élèves en classe de troisième n’ont pas acquis le niveau CM2 en mathématiques.
C’est pourquoi elle demande s’il est envisagé d’abroger le décret et l’arrêté portant sur l’organisation des enseignements au collège qui doit entrer en vigueur à compter de la rentrée scolaire 2016. Par ailleurs, elle souhaiterait savoir si un renforcement de l’enseignement disciplinaire est prévu afin de parer à la dégradation des savoirs fondamentaux constatée par de récentes études.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
Sous couvert de lutte pour davantage de « mixité sociale », Najat Vallaud-Belkacem lance une expérimentation dans 17 départements. Parmi les mesures expérimentées figure la création d’un secteur « multicollège » : les parents établiront leur vœu d’affectation, lequel ne sera validé qu’en fonction de critères restant très flous et trahissant une option idéologique très claire.
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
Il faut soutenir ce jour l’opposition des enseignants et parents d’élèves à la funeste réforme du collège portée par la ministre Vallaud-Belkacem.
S’inscrivant dans le courant pédagogiste le plus ringard, celui qui irrigue le PS et l’ex-UMP depuis tant d’années, cette réforme va porter un nouveau coup aux cours fondamentaux, notamment à l’apprentissage du français, sous prétexte « d’interdisciplinarité » et va fracturer l’Education Nationale via l’autonomie renforcée des établissements.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
Selon les premiers projets d’arrêtés de réforme de l’évaluation des élèves, les notes, jugées stigmatisantes, sont menacées de disparition. La notation est pourtant l’un des principaux piliers de notre école. La notation sur 20 est en effet une spécificité française qui permet la sélection des élèves, encourage la compétition méritocratique. Si Mme Najat Vallaud-Belkacem s’inscrit dans la droite ligne du laxisme de ces prédécesseurs du PS comme de l’UMP, qui ont mené un véritable travail de sape de l’apprentissage des fondamentaux au profit de lubies pédagogistes, supprimer les notes ne permettra évidemment pas de relever le niveau scolaire.
Question écrite de Marion Maréchal-Le Pen, Député de Vaucluse
Marion Maréchal-Le Pen appelle l’attention de Mme. la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les problèmes de maitrise de la langue française.
Un rapport publié très récemment par France Stratégie évalue à 50 millions d’euros le manque de moyens pour lutter contre l’illettrisme. En effet, une étude de l’OCDE, parue en 2013, révèle que 2.5 millions de personnes ayant été scolarisées dans notre pays se trouvent en situation d’illettrisme.
Communiqué de presse de Steeve BRIOIS, Vice-président du Front national aux exécutifs locaux, Maire d’Hénin Beaumont et député européen
Une fois n’est pas coutume, l’académie française sort de son silence et se pose en dernier rempart contre l’absurdité de la réforme du collège, orchestrée par Najat Vallaud-Belkacem. Il n’en fallait pas plus pour décrédibiliser la ministre de l’éducation qui en termes de popularité s’approche du seuil de non-retour.
La colère légitime des académiciens résulte des dangereuses conséquences d’une telle réforme. Celle-ci est notamment caractérisée par une diminution du nombre d’heures de français au profit des langues régionales.
Communiqué de Presse du Collectif Racine
Les gesticulations de l’UMP face à la réforme du collège n’abuseront que ceux croyant encore qu’elle s’opposerait sur le fond au gouvernement PS. Que tel responsable UMP réclame l’abrogation du décret, quand tel autre préconise la contestation de l’arrêté devant le Conseil d’Etat, et que tous, d’une seule voix, feignent de s’insurger, relève de l’imposture la plus aboutie.
Car cette réforme, l’UMP l’aurait conduite à l’identique, dans le prolongement de ses propres politiques éducatives : elle qui, sous François Fillon, impulsa la « pédagogie du socle » impliquant la révision à la baisse des contenus enseignés, elle qui, sous Luc Chatel, accrut l’autonomie des établissements, au mépris de l’égalité des élèves devant les enseignements… Toutes choses que perpétue et amplifie, au niveau du collège, l’actuelle réforme.