Veuillez trouver ci-dessous la lettre que Marine Le Pen est en train d’envoyer à l’ensemble des collèges de France, à destination des proviseurs, professeurs et personnels d’éducation.
Marine Le Pen y exprime sa vision de la réforme du collège de ce gouvernement et ses propositions.
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Madame, Monsieur,
Le 10 avril dernier, le Conseil supérieur de l’éducation a adopté la réforme du collège engagée par Mme Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Les mesures contenues dans cette réforme doivent entrer en vigueur à la rentrée 2016, mais elles suscitent déjà de très fortes critiques. Nous souhaitons vous exposer le plus clairement possible la position du Front National à l’égard de cette réforme, et vous proposer les solutions que nous croyons être les plus à même de redresser l’École de la République.
L’opposition à la réforme du collège s’est cristallisée sur la suppression du latin en tant qu’option facultative, qui représente déjà en soi un scandale. Mais les critiques faites jusqu’ici ne pointent que la partie émergée de l’iceberg : la réforme du collège votée par le CSE constitue véritablement une catastrophe pédagogique qui hypothèque l’avenir de nos enfants.
Le point le plus consciencieusement dissimulé par le gouvernement, et certainement le plus dangereux, est la diminution massive des heures de cours consacrées aux enseignements disciplinaires. Si l’on compare les volumes horaires actuels et ceux prévus à la rentrée 2016, les pertes d’heures d’enseignements disciplinaires sont considérables :
• 72 heures perdues dans l’année de 6e
• 36 heures perdues dans l’année de 5e
• 144 heures perdues dans l’année de 4e
• et un record absolu de 234 heures perdues dans l’année de 3e !
Ce qui nous donne un total de 486 heures d’enseignements disciplinaires perdues sur le cursus complet du collège, une véritable hécatombe. Il faut ajouter à ce constat dramatique le flou sur la définition des matières dans le texte même de la réforme, qui laisse place à un empiétement généralisé sur les enseignements fondamentaux : l’exemple le plus flagrant est celui des heures de mathématiques, sur lesquelles on ajoute de manière totalement aberrante un apprentissage de la programmation informatique dès la 6e.
La réforme de Mme Vallaud-Belkacem implique donc une réduction du volume horaire des enseignements disciplinaires au profit d’une interdisciplinarité toujours plus idéalisée, mais toujours plus abstraite dans son fonctionnement. Le raisonnement du gouvernement consiste à dire que les nouveaux EPI, autrement dit les heures d’enseignements pratiques interdisciplinaires, sont des heures de travail équivalentes aux heures de cours classiques.
Nous nous refusons à cette logique. Outre qu’ils compliquent énormément la composition des emplois du temps, les EPI ne peuvent pas être l’occasion d’un apprentissage des fondamentaux de chaque matière. Par l’augmentation du volume horaire des enseignements non disciplinaires, le gouvernement va accentuer les difficultés des élèves ayant déjà de graves lacunes en français, en mathématiques et en histoire-géographie.
Il faut aussi dénoncer les autres forfaitures contenues dans le texte adopté par le CSE : la suppression en douce du latin comme option facultative, déjà évoquée, ne fait plus aucun doute. Dans la première version du projet, le latin était supprimé purement et simplement, pour être intégré à l’EPI «Langues et cultures de l’Antiquité». Mme Vallaud-Belkacem a accepté de rétablir le latin comme option, mais en en diminuant les horaires : 1h en 5e au lieu de 2h actuellement, et 2h en 4e et 3e au lieu de 3h actuellement. En outre, il n’est pas prévu que le latin ait un financement spécifique, autrement dit les collèges devront prendre des heures sur leur marge d’autonomie s’ils souhaitent le maintenir. Dans les faits, l’enseignement du latin sera bien souvent trop compliqué à maintenir, et beaucoup d’établissements tireront un trait sur cette option.
Autre disparition dissimulée : celle des classes européennes. Les promoteurs de la réforme ont trouvé dans l’introduction d’une LV2 dès la 5e leur argument principal, à coups d’« ouverture au monde » et d’« enrichissement personnel ». Mais, outre le caractère très discutable de l’apport d’une LV2 dès la 5e, cette mesure cache en réalité une diminution des heures d’enseignement de langues étrangères pour les élèves qui souhaitaient se spécialiser dans leur apprentissage. En effet, les sections bilangues et les sections européennes, considérées comme trop élitistes, seront supprimées. Le principe méritocratique de récompense de l’effort, quelle que soit l’origine sociale de l’élève, passe donc encore une fois à la trappe.
Le Front National souhaite rompre avec la logique des dernières réformes du collège qui, sous la droite comme sous la gauche, ont été autant de capitulations devant la baisse du niveau scolaire. Il s’inspire des excellents travaux du collectif Racine afin de redresser notre école.
Pour rétablir une école exigeante et juste, nous proposons :
• La suppression du principe d’interdisciplinarité au collège et au lycée, autrement dit la suppression des actuels IDD (ou des futurs EPI) et TPE. Si l’interdisciplinarité se justifie dans les études supérieures, où elle est la marque d’une ouverture d’esprit à partir d’un socle disciplinaire bien maîtrisé, elle équivaut en revanche à mettre la charrue devant les boeufs au niveau du secondaire.
• La redistribution des heures au profit des fondamentaux, notamment l’augmentation d’une heure de l’enseignement de français, de mathématiques et d’histoire-géographie dès la sixième, et le rétablissement des heures supprimées de physique-chimie et de biologie au lycée.
• Il faut rétablir l’autorité du maître, préalable à une transmission efficace des savoirs. Les gouvernements successifs n’entendent pas vos souffrances face aux violences.
• La promotion et le soutien des sections langues (anglais, allemand, espagnol, etc.) qui doivent permettre aux élèves souhaitant approfondir leur maîtrise des langues étrangères de travailler dans des conditions d’excellence, et non au rabais.
• Enfin, la suppression du collège unique, véritable machine à frustrations, et qui n’a d’égalitaire que le nom. L’instauration de collèges professionnels ne doit en aucun cas être considérée comme une mise à l’écart, mais au contraire comme une prise en compte des intérêts de l’élève. La division du collège en filière générale et filière professionnelle ne devra d’ailleurs aucunement s’accompagner d’une étanchéité entre les deux structures : l’idée qui doit primer est celle de souplesse, et de nombreuses passerelles sont envisageables pour qu’un élève puisse passer de collège professionnel à collège général et vice versa.
• Bien sûr cette refonte du collège devra s’appuyer sur une école élémentaire redressée sur ses fondamentaux, soutenue par un directeur d’établissement bénéficiant d’un vrai statut hiérarchique.
Avec mes équipes, je reste à votre disposition pour échanger sur ces grands enjeux qui nous concernent tous.
Je vous prie d’accepter Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments les plus respectueux.
Marine Le Pen
Présidente du Front National
Communiqué de presse d’Alain Avello, président du Collectif Racine
Une étude récente de la DEPP* met en exergue deux phénomènes tendanciels ayant connu une forte accélération au cours des derniers mois : la baisse des effectifs dans les collèges publics, de plus en plus de familles se tournant vers le privé, d’une part, et de l’autre, la baisse du taux de redoublement en seconde, laquelle s’accompagne d’une augmentation sensible du nombre d’élèves s’orientant vers la voie technologique.
Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
Les résultats catastrophiques pour la France du classement international Timss, évaluant le niveau des élèves en Mathématiques et en Sciences (les Français étant respectivement derniers et avant-derniers de ce classement), traduisent l’effondrement du système éducatif français après des décennies de politiques UMPS sur lesquelles François Fillon, ancien ministre de l’Education nationale, porte à l’évidence une lourde responsabilité.
Communiqué de presse de Gaëtan Dussausaye, Directeur national du Front National de la Jeunesse et Membre du Bureau Politique du FN
Selon l’enquête internationale de la Trends in Mathematics and Science Study, le système scolaire français obtient les plus mauvais résultats d’Europe dans l’enseignement des mathématiques et des sciences. Près de 13% des élèves de CM1 ne disposeraient pas des connaissances élémentaires en mathématiques.
Une fois de plus, les gouvernements de gauche et de droite en portent la lourde responsabilité. La droite d’abord, car l’enseignement des sciences repose encore aujourd’hui sur les programmes scolaires initiés par le gouvernement de François Fillon.
Communiqué de Presse d’Alain Avello, président du Collectif Racine
C’est oscillant sans doute entre incrédulité et consternation que les téléspectateurs de France 2 ont découvert ce reportage diffusé jeudi soir dernier*, où un journaliste parvient à se faire recruter comme professeur contractuel de mathématiques, sur la base d’un diplôme manifestement faux, et suite à un entretien ayant pourtant révélé son incompétence totale dans la discipline : que peuvent donc apprendre les élèves, dans ces conditions ?
Question écrite de Marion Maréchal-Le Pen, Député de Vaucluse
Marion Maréchal-Le Pen appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la réforme de l’école libre.
Le gouvernement entend déposer un amendement lors de la prochaine lecture du projet de loi n°3679 « Egalité et citoyenneté » dans l’optique de légiférer par ordonnance sur le régime d’ouverture des écoles libres.
Communiqué de Presse du Collectif Racine des enseignants patriotes
A la faveur de l’élection présidentielle qui approche, le ministère de l’Education nationale s’avise de la nécessité de revaloriser les carrières des enseignants. Ainsi, après avoir accordé, au début du mois, une augmentation aux professeurs des écoles, annonce-t-il qu’au 1er janvier 2017, l’ensemble des enseignants verront leurs salaires augmenter, une enveloppe globale de 500 millions d’euros étant prévue à cette fin.