Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
L’Assemblée nationale s’apprête à voter ce jour une loi indigne de la France, la Loi dite Renseignement, qui porte gravement atteinte aux grands principes de Liberté qui fondent notre République.
Une fois encore, comme lors du Congrès de 2008 à Versailles, au cours duquel le Parlement a annulé le vote des Français sur la Constitution européenne, UMP et PS sont sur le point de trahir ensemble, main dans la main, les intérêts supérieurs du peuple et de notre Démocratie.
La loi Renseignement prévoit en effet de donner au Premier ministre des pouvoirs exorbitants, hors de tout cadre judiciaire, pour surveiller les citoyens au mépris des libertés publiques élémentaires, du respect de la vie privée et des droits essentiels de l’opposition politique.
Ces pouvoirs exceptionnels deviennent d’autant plus inquiétants que le Premier ministre se nomme Manuel Valls : un homme qui ne se contrôle plus et dont le comportement est constamment anti-républicain.
En outre, cette loi est totalement inutile d’un point de vue sécuritaire puisqu’elle ne prévoit rien pour lutter réellement contre le terrorisme islamique. Rien sur le rétablissement des frontières, la surveillance des prêches dans les mosquées ou le renforcement des moyens de police et de gendarmerie.
Loi dangereuse pour les Libertés publiques et inefficace pour lutter contre le terrorisme, le Front National condamne très fermement son vote attendu par l’Assemblée nationale, et met en garde l’ensemble des élus qui s’apprêtent à engager la Nation hors des voies salutaires de la Démocratie.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Valeurs actuelles, Bernard Squarcini, ancien patron de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) révèle que Manuel Valls aurait rejeté, il y a deux ans, une offre des services syriens proposant alors de communiquer la liste des djihadistes français engagés en Syrie.
Ce refus serait profondément révélateur de l’attitude irresponsable du gouvernement socialiste, manifestement prêt à sacrifier la sécurité des Français sur l’autel de ses choix diplomatiques et géopolitiques pour le moins hasardeux.
Communiqué de Gilles Lebreton, député français au Parlement européen, professeur de libertés publiques
La loi sur le renseignement vient d’être publiée au Journal Officiel. Le Conseil constitutionnel lui a en effet donné son feu vert en la déclarant conforme à la Constitution dans sa décision n°713 du 23 juillet 2015.
Cette loi est extrêmement inquiétante pour le respect des libertés publiques et de la vie privée. Elle permet en effet au Premier ministre d’autoriser librement toutes sortes de « recueil de renseignement », autrement dit de soumettre la population à un espionnage généralisé. Elle transforme ainsi Manuel Valls en Big Brother, ce chef allégorique de la police de la pensée d’un régime totalitaire que George Orwell a mis en scène dans son célèbre roman « 1984 ».
Communiqué de presse de David Rachline, Sénateur-Maire de Fréjus, et de Stéphane Ravier, Sénateur-Maire du VIIème secteur de Marseille
Les sénateurs David Rachline et Stéphane Ravier ont voté contre le Projet de loi sur le renseignement lors du vote solennel ce jour au Sénat. Ce texte du gouvernement ne garantit en rien que la sécurité des Français sera mieux assurée et surtout il retreints une nouvelle fois les libertés des Français.
Ce vote ne marque en rien la négation des risques importants qui pèsent sur notre pays en particulier celui du terrorisme islamiste, ni celle du fait que nos services de renseignements se trouvent dépourvus devant l’immensité de la tâche.
Communiqué de presse de Marion Maréchal-Le Pen et de Gilbert Collard
Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont voté contre la loi sur le Renseignement en première lecture.
Au prétexte de la lutte contre le terrorisme, le projet de loi sur le renseignement légalise un système de pratiques gravement attentatoires aux libertés des Français. L’extrême largesse des domaines permettant le recours aux techniques de renseignement ouvre la brèche au renseignement généralisé et notamment politique. L’ensemble du processus décisionnel revenant au Premier ministre, l’on peut s’inquiéter des intrusions dont pourraient être victimes ses opposants politiques.
Edito de Gilbert Collard, Député du Gard, Secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine
Parce qu’on a tout laissé faire depuis des années sans réagir, parce que les socialistes ont continué dans la même voie sans issue du communautarisme, de l’immigrationisme militant, de la perméabilité des frontières, du clientélisme politique, du chalandage subventioniste; aujourd’hui, faute de mieux, ils s’en prennent à nos libertés, et gravement ! Autant dire que le terrorisme remporte sa première victoire sur la démocratie puisqu’il l’amoindrit par l’atteinte à nos libertés que le gouvernement commet en connaissance de cause.