Communiqué de presse de Philippe Loiseau et Edouard Ferrand, députés français au Parlement européen, membres de la commission agriculture et développement rural
Ne pouvant plus faire face à ses difficultés, un agriculteur du Nord, à Cassel, menace d’entamer une grève de la faim. Encore un exemple de la dramatique situation dans laquelle se trouvent nos agriculteurs!
Ce producteur de lait et éleveur de poules label rouge vend à perte et ne peut plus payer ses factures. C’est hélas le cas dans tous les secteurs de l’agriculture. Ce sont les conséquences de la politique de l’Union européenne avec la fin des quotas laitiers mais aussi de cette PAC qui a livré nos producteurs aux lois du marché en diminuant les aides. Acculés par un système qui les pousse à vendre à la grande distribution au moins cher pour écouler leurs produits, ils ne peuvent plus faire face. Ce producteur vend son lait à 300 euro la tonne au lieu des 380 nécessaire pour vivre, et ses oeufs label rouge à 0,085 centimes l’unité au lieu de 0,11 centimes d’euro…
Malgré les aides qu’il débloquera d’urgence, le gouvernement français ne pourra pas sauver notre agriculture qui est en danger. Doublement en danger avec les conséquences prévisibles du marché transatlantique que l’Union européenne s’apprête à signer avec les Etats-Unis…
Il faut avant tout que la France retrouve sa souveraineté pour qu’elle puisse reprendre en main sa politique agricole et ainsi redonner espoir à ceux qui ont pour mission de nourrir nos compatriotes. Pour cela, il est indispensable que la France ne soit plus vassalisée à l’Union européenne et au dogme du libre-échange. Une France souveraine pourra soutenir ses filières et garantir des prix minimums.
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.