Tribune libre de Philippe Murer et Éric Richermoz du Collectif Nouvelle Ecologie
Le journaliste Stéphane Horel a enquêté pendant deux ans sur l’agence de santé européenne EFSA et le projet d’interdiction des perturbateurs endocriniens. Il relève dans une de ses publications que « Plus de la moitié des 209 experts des groupes scientifiques de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ont des conflits d’intérêts », via des animations, des colloques, des travaux de consultants et de recherches. Son travail est relayé par le Canard Enchaîné du 27 Mai 2015.
Or, ces liens entre experts chargés de la santé publique dans l’Union Européenne et l’industrie les auraient conduits à ne pas interdire certains perturbateurs endocriniens, avec l’amicale pression de lobbyistes de l’entreprise chimique Bayer comme le montre l’article du Canard Enchaîné.
Le rapport de l’EFSA sur les perturbateurs endocriniens est en totale contradiction avec le rapport du 19 Février 2013 de l’OMS qui conclut que les perturbateurs endocriniens sont « une menace globale » sur la santé « qui impose de trouver une solution ». Les perturbateurs endocriniens pourront grâce au rapport de l’EFSA, et malgré l’avis de l’OMS, continuer ainsi à être inclus dans de très nombreux produits consommés dans l’Union Européenne.
Gênés aux entournures, certains experts de l’EFSA ont écrit des courriels valant presque aveu de culpabilité : l’un deux gémit « Chers collègues, La vie est compliquée. Il est presqu’embarrassant de comparer notre version actuelle avec le rapport de l’OMS/PNUE. » ; un autre déclare « Je suis heureux de ne pas avoir à être présent à la conférence de presse … pour défendre le rapport actuel … sachant que l’auditoire aura lu le rapport de l’OMS. Un vrai cauchemar… Une seule solution selon l’expert « Refaire notre rapport ou, au moins, le modifier de façon significative ».
Ce fait scandaleux a été relayé par le Canard Enchaîné ; malgré la détestation affichée de ce journal pour le Front National, nous nous félicitons de la médiatisation de ce problème de santé publique majeur.
Il est urgent que des sujets de santé publique ne soient plus tranchés par des experts parfois gangrénés par les conflits d’intérêts et la corruption. Nous proposons que l’ensemble des experts compétents en santé publique, ayant travaillé pour l’Université ou la Recherche Publique, se retrouvent une fois par an dans une réunion ouverte à la presse et au public. Les candidats aux postes dans les agences de santé y défendront leur dossier. Une élection par le collège des experts établira une liste large de candidats possibles en se basant sur les critères de compétences, d’indépendance et de probité.
Les membres des agences de santé seront ensuite désignés grâce à un tirage au sort à partir de cette liste, ceci afin d’éviter tout conflit d’intérêt. La durée du mandat des experts sera réduite à 5 ans et chaque année un système de rotation permettra de faire rentrer et sortir un cinquième des experts.
La qualité des experts sera garantie par l’étude de leur dossier par l’ensemble de leurs collèges lors de la constitution de la liste. Le tirage au sort permettra d’éviter toute cooptation ou désignation malsaine et potentiellement corruptrice. La diversité et la rotation feront peur aux experts corrompus dont les dossiers pourront être jugés et ouverts par des experts nommés par le
hasard ! Enfin, la durée assez courte de passage et le renouvellement empêcheront les liens trop « amicaux » entre experts et industrie.
Ce sujet est très important : il est temps de changer de méthode et de faire preuve de courage pour que la santé des citoyens ne soit plus en danger !
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
Dans un avis rendu public le 25 janvier, le Conseil économique, social et environnemental alerte sur le prix des médicaments innovants coûteux. En effet, certains médicaments sont vendus à des prix excessifs, déconnectés de leur coût réel. Il en est ainsi du Sovaldi, médicament utilisé dans le traitement de l’hépatite C, facturé plus de 40 000 euros à l’Assurance maladie.
La grippe révèle la fragilité de nos hôpitaux
Cette nouvelle épidémie de grippe, à ce jour, est comparable aux années précédentes malgré un caractère un peu plus contagieux et aigu. Mais rien de nouveau qui n’ait pu être anticipé.
Mais voilà, 40 ans de gestion technocratique de nos hôpitaux, associant diminution de lits alors même que la population française augmente et vieillit, et gouvernance purement économique, ont sclérosé le système.
Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
Depuis un mois, la France connait son épidémie annuelle de grippe. Le gouvernement, en particulier la ministre de la Santé, a fait une nouvelle fois preuve d’une grave incompétence. Non seulement la campagne de vaccination antigrippale est intervenue trop tard pour être efficace, mais des directives dangereuses sont également à déplorer. Les fortes épidémies de grippe sont récurrentes et peuvent être anticipées dans un système de santé bien géré et doté des moyens humains, matériels et financiers nécessaires à son bon fonctionnement.
Communiqué de Presse du Front National et du Collectif Usagers de la santé
Depuis le 1er janvier 2016, les remboursements des dépassements d’honoraires par les complémentaires santé sont plafonnés à 125% du plafond de la Sécurité sociale. Cette situation a entrainé l’émergence de restes à charge importants pour les patients, et cela ne va pas aller en s’améliorant puisqu’à compter du 1er janvier 2017, ces remboursements seront plafonnés à 100% du plafond de la Sécurité sociale.
Communiqué du Collectif Nouvelle Écologie, par Philippe Murer et Éric Richermoz
Ségolène Royal, ministre de l’Environnement juge « inacceptable » la définition des perturbateurs endocriniens présentée par la Commission européenne. C’est une nouvelle preuve qu’on ne peut pas faire de l’écologie sérieusement en étant européiste.
De nombreuses études ont déjà été menées sur les perturbateurs endocriniens. Ralentie par les lobbies, la commission européenne n’en est qu’au stade de définir précisément ce que regroupe cette appellation.
Communiqué de Presse du Front National
Depuis 10 jours, il n’est question que de cela : François Fillon ne veut plus rembourser « le petit risque » . Qu’est-ce que cela veut dire ? Rien bien sûr, puisque qu’il n’existe aucun « petit risque médical » a priori, et que la bénignité d’une maladie n’est avérée qu’après coup. Comment va-t-on donc faire techniquement pour déterminer ce qui sera remboursé ou non ?
Cette phrase creuse est fondée sur une totale méconnaissance obstinée des technocrates dans des domaines vitaux.