Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
La suppression des quotas laitiers à partir du 31 mars, qui limitaient jusqu’alors la production dans chaque pays pour éviter une trop forte baisse du prix payé aux exploitants, constitue une grave menace pour les producteurs français.
En effet, si les agriculteurs européens pourront produire les quantités qu’ils voudront, ce sont avant tout les pays où les coûts de production sont faibles qui en bénéficieront. La fin des quotas va renforcer la compétition entre la filière française (deuxième producteur européen de lait de vache derrière l’Allemagne) et les grands producteurs d’Europe du Nord, lesquels ne sont pas soumis aux mêmes normes qui contraignent et étouffent nos éleveurs. Les conséquences risquent donc d’être dramatiques pour les filières françaises. La concurrence internationale favorisera toutes les formes de dumping et une hausse des importations, entraînant une perte de part de marché des produits laitiers fabriqués en France.
Les producteurs de lait et plus généralement tous nos agriculteurs n’ont plus rien à attendre d’un gouvernement qui obéit au doigt et à l’oeil à une Commission européenne pour laquelle la dérèglementation sauvage doit être la règle de la vie économique.
Le Front National demande au gouvernement que la production de lait demeure plafonnée dans l’intérêt de l’élevage français. Pour en finir avec la déréglementation des prix exposant les matières agricoles à la pire spéculation financière, nous souhaitons mettre en place une véritable politique agricole patriote qui permette de soutenir nos éleveurs et nos agriculteurs en garantissant la stabilité des prix. Car c’est notre capacité à satisfaire nos besoins alimentaires de manière autonome qui conditionne aussi la souveraineté du peuple français.
Communiqué de presse du Front National
Le courrier de protestation adressé à la Commission européenne par la fédération de l’industrie laitière allemande dénonçant les mesures annoncées par le gouvernement français pour faire face à la crise de l’élevage éclaire d’un jour cruel les relations entre les deux pays.
François Hollande, pas plus que Nicolas Sarkozy avant lui, n’ont voulu entamer de procédure anti-dumping contre les abattoirs allemands, et plus largement contre les pratiques salariales en vigueur dans les secteurs de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire de ce pays.
Communiqué de presse du Front National
L’accord sur les prix du lait annoncé aujourd’hui n’offre pas plus de garanties aux éleveurs laitiers que les pseudo-accords déjà passés sur le porc et le boeuf.
N’ayant aucune base juridique, ces accords ne seront logiquement pas respectés par les distributeurs et les transformateurs, et ne sont annoncés que dans un seul but : faire cesser au plus vite la mobilisation des éleveurs qui ne cesse de s’étendre. Quant au prix annoncé de 34 centimes le litre, il ne couvre pas les coûts de production d’une majorité de fermes laitières françaises et ne permet pas, pour l’ensemble d’entre elles, de dégager une rémunération pour les producteurs.
Communiqué de Presse de Leif Blanc, Délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement
Les gouvernements de l’Union Européenne n’ont pu trouver d’accord concernant le budget de l’Union et donc celui de la PAC pour la période 2016-2020. Une impasse qui n’empêche pas le ministre de l’Agriculture de multiplier les promesses quant aux nécessaires soutiens à nos agriculteurs et au maintien de l’enveloppe allouée à la Politique Agricole Commune.