Marion Maréchal-Le Pen alerte M. le ministre de l’intérieur sur les domaines de surveillances inscrits dans le projet de loi sur le renseignement.
Le projet de loi sur le Renseignement élargit le champ d’action des services de renseignement pour l’appliquer notamment à « la prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ». Cette formulation contient en germe le danger de la censure politique car elle donne un pouvoir de surveillance extrêmement large aux renseignements.
Cette crainte est confirmée suite à l’évocation en commission par le ministre de l’intérieur du « mouvement identitaire » comme cible potentielle d’une mise sous surveillance hors de toute décision de justice. Omettant par là-même que les violences politiques actuelles sont presque toujours le fait de groupuscules d’extrême gauche.
Il n’est pas admissible dans un état de droit que la lutte contre le terrorisme devienne un prétexte à la surveillance des opposants politiques.
Ces mesures d’exception devaient initialement se concentrer sur une réelle menace terroriste. Menace qui ne manquera pas d’accaparer nos services de renseignement comme en atteste la montée du salafisme, terreau du dijhadisme, relevée par des sources policières qui font état du doublement des lieux de culte d’obédience salafistes en cinq ans ainsi que par deux récentes notes du service central du renseignement territorial (SCRT). L’une révèle l’installation de salafistes dans les coins les plus reculés des campagnes, l’autre souligne la multiplication d’un repli communautariste religieux dans les banlieues après les attentats de janvier 2015 qui, selon les mots de la note, « trouve (…) une façon d’affirmer sa haine des institutions. »
C’est pourquoi elle demande au ministre de l’intérieur de quelle manière il compte amender ce projet de loi pour lever une rédaction dangereuse pour nos libertés individuelles.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
La promulgation, en catimini, d’un décret visant à instaurer le fichage de tous les Français à travers les fichier TES (Titres Electroniques Sécurisés) ne fait que confirmer la dérive du gouvernement qui remet de plus en plus en cause les libertés individuelles.
Après l’adoption de la loi relative au renseignement et du PNR, ces fichiers TES regrouperont non seulement des informations classiques sur les personnes répertoriées (nom, adresse, email, téléphone…) mais aussi les empreintes digitales, photos, l’adresse de messagerie électronique ou encore les coordonnées téléphoniques.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
Vaches à lait du gouvernement – les radars ont fait gagner à l’Etat 789 millions d’euros en 2015 selon un rapport de la Cour des comptes -, les automobilistes seront bientôt traqués en permanence sur les routes de France. D’après l’article 15bis B du projet de loi de «modernisation de la justice du XXIe siècle», les autorités auront désormais accès aux « informations et données physiques et numériques embarquées » dans chaque véhicule.
Communiqué de presse de Dominique Martin, Député français au Parlement européen
En 2015, un décret interdisait les paiements en espèces au-delà de 1.000 euros dans l’indifférence générale. Depuis, le gouvernement planche ouvertement sur la suppression de ce mode de paiement, pourtant plébiscité par les Français.
Sous couvert d’éradication de la fraude, la généralisation du paiement dématérialisé permettra le fichage impitoyable des transactions financières.
Intervention de Marie-Christine Arnautu, Député français au Parlement européen, sur la protection de la vie privée dans le domaine du numérique
Lire la suite →Réponse à la lettre de Madame Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la CNIL, sur l’espionnage généralisé des ordinateurs des Français par le biais du nouveau système d’exploitation Windows 10
Madame la présidente,
Je viens de recevoir votre réponse à la lettre ouverte du 27 Juillet où je vous faisais part de mes inquiétudes sur l’espionnage généralisé que pourrait entreprendre Microsoft avec Windows 10.
Je vous remercie d’avoir répondu à mes questions mais je constate que vos réponses sont évasives et ne reflètent pas du tout l’inquiétude de vos homologues allemand et suisse ainsi que nombre d’informaticiens.
En effet, vous arguez que Windows 10 permet à l’utilisateur de modifier ou de désactiver la collecte de données. Vous avez d’ailleurs le 10 août créé un tutoriel sur le site internet de la CNIL pour expliquer comment régler les paramètres de Windows 10 afin de désactiver les mouchards installés par Microsoft.
Communiqué de presse du Front National
Nous publions ici la réponse de la présidente de la CNIL à la lettre ouverte de Marine Le Pen sur l’espionnage généralisé des ordinateurs des Français par le biais du nouveau système d’exploitation Windows 10.