Edito de Gilbert Collard, Député du Gard, Secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine.
« La vérité fait peur aux hommes ».
La vérité est pourtant là, sanglante, dissimulée dans les replis d’un discours convenu, de mots inertes, de postures théâtrales et inefficaces, de lâcheté d’un pouvoir sans bretelles et qui perd son pantalon.
Depuis les attentats des 7 et 9 janvier, qu’a fait le gouvernement irascible, verbeux, de Manuel Valls ? Il a parlé, s’est montré, armé de micro, s’est pavané dans des émissions guignolesques, a distribué les chrysanthèmes, et épuisé les forces de l’ordre armées de lance pierres contre des kalachnikovs. Et, surtout, il tente d’obtenir à l’émotion le vote d’une loi liberticide qui ne protégera personne, mais dotera le pouvoir d’une masse secrète de renseignements exploitables par n’importe quel relais journalistique servile. L’araignée de cette toile n’est qu’un homme, le premier ministre !
Les écoutes administratives existent, continueront d’exister. Qui écoute-t-on, puisqu’on n’écoute pas Ghlam, Merah, Coulibaly, Kouachi ? Faute de quoi ? La faute à qui ?
Ahmed Ghlam a été appréhendé par hasard, après avoir assassiné une jeune femme, Aurélie Chatelain, morte, selon l’expression irréfléchie : « d’avoir été là, au mauvais endroit et au mauvais moment » ! Sur le sol du pays, on peut donc tous « être là, au mauvais endroit et au mauvais moment », et mourir d’un manque de chance ! Pas de pot ! Voilà l’oraison funèbre de circonstance ; elle doit suffire et l’on doit s’en contenter ! Nous jouons donc à la roulette islamique et devons prier le hasard de nous épargner les crimes d’un gentil étudiant algérien arrivé en France en 2009 grâce au regroupement familial, boursier, hébergé dans un logement étudiant, alors qu’il n’étudiait plus depuis des mois, où il cachait son armement, fiché, signalé, et qui enseignait l’arabe dans une mosquée de Saint-Dizier…
Si à la place du hasard, on avait un gouvernement, jamais, jamais ce tueur n’aurait tué : il aurait dû être expulsé, au lieu de profiter de nos impôts pour prépare ses attentats !
Si le hasard qui nous gouverne et nous protège n’avait pas été de notre côté, une hécatombe de chrétiens joncherait, comme en Orient, le pavé des églises ! On a beau être maniaque et laïque comme le crieur public de la place Beauvau, on murmure : « merci, mon Dieu ! », et l’on frémit à l’idée d’un moment d’inattention de la bienveillance du «hasard » quand on sait que 3000 individus présentant le même profil terroriste immergent en France. On en est donc remis à l’hasardisation de nos vies ! Tout un programme sécuritaire
Allons, le valeureux des valeurs républicaines fait tout ce qu’il peut: il débloque cent millions d’euros destinés à la lutte contre le racisme qui alimenteront des associations bien pensantes, comme SOS racisme, tandis que les policiers possèdent des pétoires ; il fait voter une loi totalitaire qui ne servira à rien, sinon à le renseigner sur ses opposants ; il ignore qu’à Lunel un imam le défie impunément ; il ne voit pas que dans le lot des migrants, à côté du malheur, sévissent des tueurs capables de noyer des chrétiens que Kouchner appelle des « baigneurs » ; tueurs qui arrivent à pas de loup, mais sûrement, dans les couvertures chaudes de nos faiblesses… Il n’entend pas, parce qu’il n’écoute pas les individus signalés. Pourquoi le ferait-il demain ? Où seront les moyens en hommes, en matériel ? Une guerre ne se conduit pas avec des mots valises, « pas d’amalgame », « le bien vivre ensemble »; les « valeurs de la République » qu’il piétine avec sa loi de prothèse auditive; « Unité nationale » autour des cercueils, nouvelle estrade médiatique; « La laïcité », pour les uns, pas pour les autres !
Jamais, le mot « courage », jamais le mot « intransigeance », jamais le mot « Patrie », jamais le mot, « abus » ; jamais les phrases salvatrices, « trop, c’est trop ! », « on en a marre ! », « dehors les ennemis de la France, de toute la France, juive, chrétienne, musulmane… » ; jamais le mot « souveraineté » pour dire non à l’Europe des passoires, des passeurs, des prêcheurs extrémistes, des prédicateurs en droit de l’homme mort : une frauduleuse conscience des mots, une totale insouciance de la réalité !