Communiqué de Presse de Philippe Murer et Eric Richermoz
Le Figaro titre aujourd’hui sur le rapport commandé par Arnaud Montebourg il y a un an préconisant le recours au développement de l’exploitation du gaz de schiste par une méthode miracle : l’utilisation du fluoropropane (ou NFP) pour remplacer la fracturation hydraulique. Cette dernière, responsable de rejets massifs de substances mortelles dans le sol, a démontré aux États- Unis qu’elle est un désastre sanitaire, écologique et économique.
Cette nouvelle méthode promue par Arnaud Montebourg et par les lobbies industriels nord-américains comme le texan eCorp serait une méthode « propre » et « sans défauts » pour parvenir à l’indépendance énergétique.
Cette méthode « magique » semble en réalité plus tenir du mirage que du miracle. Le fluoropropane utilisé, très cher et difficile à produire en grande quantité, est un gaz emmetant un puissant gaz à effet de serre. De plus, n’ayant jamais été mis en place à échelle industrielle, rien ne prouve que ce procédé permette la récupération du fluoropropane après injection dans le sol. Ces défauts majeurs expliquent pourquoi une méthode pourtant si « parfaite » n’a jamais été mise en place ailleurs.
Ségolène Royal s’est opposée à cette technique par un tweet en proposant à la place de développer la géothermie. Elle, comme Montebourg, démontre son absence de vision en matière de politique énergétique.
S’il est néfaste et dangereux de miser sur les techniques d’exploitation du gaz de schiste, il est naïf et inopérant de baser notre projet de transition énergétique sur la géothermie. Parce que la France n’est pas l’Islande, notre potentiel géothermique est limité : cette piste ne peut contribuer à la transition énergétique que dans de faibles proportions.
Il est indispensable d’accomplir la transition énergétique en décarbonant progressivement l’économie, en développant les énergies renouvelables et les technologies de stockage associées, et en lançant un plan ambitieux de rénovation énergétique des bâtiments. Cette transition n’est pas possible dans le carcan austéritaire européiste qui nous interdit toute politique industrielle, budgétaire ou monétaire nécessaire pour mettre en place un plan ambitieux.
Il est donc urgent et salutaire de reprendre notre souveraineté pour avoir une vrai politique énergétique pour l’avenir. Il en va de notre environnement mais aussi de notre économie, de notre industrie et de notre santé.
Communiqué de Presse du Collectif Nouvelle Ecologie
Près de l’intégralité des pays du monde ont trouvé un accord samedi à Kigali sur la réduction des gaz hydrofluorocarbures ou HFC.
Ces gaz à effet de serre, présents dans les réfrigérateurs et les climatiseurs, sont 14.000 fois plus puissants que le CO2. Partiellement responsables du dérèglement climatique, ils seront progressivement remplacés par des substances nettement moins dangereuses. Le Collectif Nouvelle Écologie se félicite de cet accord international positif pour l’environnement.
Communiqué de presse de Sylvie Goddyn, Mireille d’Ornano et Jean-François Jalkh
L’Union européenne ratifie dans l’urgence les Accords de Paris issus de la COP21. La nécessité de moins polluer, pour notre écosystème et pour notre santé, est évidente et tous les outils nécessaires à la transition énergétique sont disponibles et économiquement viables.
Mais ces Accords portent en eux un danger et une opportunité. Les entreprises européennes sont déjà les moins polluantes. Ajouter des normes ou des taxes, ne fera que diminuer leur compétitivité sur la scène internationale, face à des entreprises qui ne sont toujours pas soumises aux mêmes contraintes.
Communiqué de Presse du Collectif Nouvelle Ecologie
En France, près d’un million de véhicules diesel de la marque Volkswagen, mais aussi Audi, Skoda et Seat ont été vendus avec un système de trucage et polluent beaucoup plus l’air qu’il n’était prévu. Mercredi 21 septembre 2016 à l’Assemblée Nationale, Christian Eckert a déclaré que la France ne pénaliserait pas les constructeurs fraudeurs.
L’Etat français va juste demander à Volkswagen de rembourser à l’Etat français les bonus versés aux clients français pour l’achat de véhicules beaucoup moins propres que prévu.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.
Communiqué de Presse du Collectif Nouvelle Ecologie
Malgré les critiques de la Commission spéciale chargée d’organiser le débat public, Auchan veut accélérer le développement d’EuropaCity.
Ce méga-complexe commercial incarne de manière symptomatique un développement anarchique et tous azimuts au détriment de la préservation de notre environnement. Cependant, plus qu’un simple symbole, les conséquences seront critiques : 80 hectares de terres agricoles dans le triangle de Gonesse, parmi les plus fertiles de France, pourraient être bétonnés.
Communiqué de presse de Sylvie Goddyn, Député français au Parlement européen
Alors que Ségolène Royal communique bruyamment sur la ratification par Pékin et Washington des accords de Paris obtenus au forceps lors de la CoP21, le risque est grand qu’il ne s’agisse probablement que de déclarations d’intentions. Il y a bien loin de la ratification à l’application !
Il est en revanche certain que l’Union européenne utilisera l’argument de la ratification par les deux plus grands pollueurs pour faire peser de nouvelles contraintes intenables sur nos industries, entraînant délocalisations et chômage, pollutions dues à des productions moins normées qu’en Europe et aux transports nécessaires des biens.