Accueil

Le site officiel du Front National (FN)

Aux écoutes citoyens !

Tribunes libres / 14 avril 2015 / Étiquettes : /

Edito de Gilbert Collard, Député du Gard, Secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine

Parce qu’on a tout laissé faire depuis des années sans réagir, parce que les socialistes ont continué dans la même voie sans issue du communautarisme, de l’immigrationisme militant, de la perméabilité des frontières, du clientélisme politique, du chalandage subventioniste; aujourd’hui, faute de mieux, ils s’en prennent à nos libertés, et gravement ! Autant dire que le terrorisme remporte sa première victoire sur la démocratie puisqu’il l’amoindrit par l’atteinte à nos libertés que le gouvernement commet en connaissance de cause. S’il est clair que la lutte contre le terrorisme ne tolère aucune faiblesse, encore faudrait-il que la solution ne soit pas l’addition de toutes nos faiblesses, de tous nos renoncements depuis des années, de Sarkozy jusqu’à Hollande, dans la lutte contre le fanatisme intérieur et extérieur ! Il faut mesurer à quel point on a laissé faire tous les abus pour en arriver au vote d’une loi qui vise les terroristes, mais atteint tout le monde dans la restriction des libertés. La loi Taubira et sa contrainte pénale continueront de faire sourire les repris de justice, fiers d’être repris, et d’aller se pavaner dans l’impunité. Les imams fous continuent de prêcher, le salafisme de savourer sa haine de la démocratie, les femmes fantômes d’aller et venir, les cités d’imposer leur loi et de canarder à Marseille la venue du premier ministre salué à coups de kalachnikovs. Que feront ces lois contre la menace réelle et bien informée de l’état islamique d’utiliser l’arme des migrants ? Que feront ces lois contre la propagande intérieure, la terreur conformiste, les zones dites de non-droit où s’imposent depuis des années la loi du plus radical, l’abjection jetée sur la femme musulmane moderne, l’école impossible où les mains des gamins applaudissent les tueurs, le détournement de nos principes utilisés contre nous –mêmes ? Cette loi veut nous protéger ; elle a quinze ans de retard qu’elle comble par la mise en place d’un système autoritaire, dépourvu des garanties les plus élémentaires du droit ! Faute d’avoir le courage de toucher aux racines du mal, définit d’une phrase par l’écrivain algérien : « les Européens ont toujours sous-estimé l’islamisme », aujourd’hui le premier ministre s’octroie les pleins pouvoirs sur nos vies privées, s’autorise sous le prétexte de critères interprétables à sa guise une surveillance de tous nos faits et gestes, sans rien changer aux causes du mal : on ne touche pas au droit du sol, on ne touche pas à la double nationalité, on ne touche pas aux frontières fantomatiques, on ne touche pas à la loi Taubira ; on ne touche pas au communautarisme, qui est une propagande insidieuse ; on ne touche pas à la manne des aides détournées ; on ne touche pas au regroupement familial ; on ne touche pas à la politique d’asile qui coûte deux milliards d’euros par an et qui maintient les refusés sur le territoire. On ne défend pas notre histoire, notre identité, nos valeurs, notre consubstantialité historique, notre patrimoine vendu sur le trottoir, notre honneur !

Comme on ne nous a jamais écoutés dans notre cri public ; on nous écoute maintenant dans nos chuchotements intimes, cris et chuchotements ! Sachez, ce que peut cette loi, qui fait peur au juge antiterroriste, Marc Trevidic lui-même !

Sous quel prétexte le premier ministre, souvent en fureur, peut-il autoriser le recueil de renseignements, sans aucun contrôle du juge ? Alors que la sécurité nationale, les intérêts essentiels de la politique étrangère, les intérêts économiques ou scientifiques essentiels, la prévention du terrorisme, la prévention de la reconstitution ou du maintien de groupe dissous, la prévention de la criminalité organisée et la prévention des violences collectives l’exigent. Autant dire que la lutte contre le terrorisme a bon dos ! Tous les domaines de la vie des hommes terroristes ou pas seront, désormais, sous l’œil, souvent noir, de Manuel Valls. Sur les sept motifs autorisant cet espionnage, un seul concerne le terrorisme ! Les logiciels seront classés secret défense et le citoyen suspecté, détecté par l’inspecteur algorithme ! On peut d’autant plus s’inquiéter que le Premier intercepteur de France n’affiche pas un immense respect pour les opinions politiques de ses adversaires ; il ose rugir au pays d’Antonio de Oliviera Salazar, de funestes mémoires à cause de sa police politique portugaise, qu’il est hors de question que la France « tombe entre les mains du Front national ! », parce qu’elle possède l’arme nucléaire…la main en tremble sur le bouton !

Si un vote démocratique donnait le pouvoir au Front national, il ferait quoi l’ami du peuple dans sa baignoire ? Un coup d’État nucléaire ! Un enfermement des électeurs indociles engagés dans des urnes ! La loi martiale ! Il annonce sa prédisposition à violer la constitution, il se dote d’une arme d’infiltration massive, il hurle, roule des billes, des mécaniques, et nul ne s’émeut ! Il pourra, demain, arguer du risque d’influence de la Russie sur le Front national, et donc d’ingérence étrangère, de même pour Israël, de même pour n’importe quel pays contrariant sa monomanie, pour placer un parti sous surveillance !

Oui, il faut lutter contre le terrorisme, cette troisième guerre mondiale souterraine, cybernétique, informatique, prêcheuse et archaïque à dos de chameaux, à dos d’explosifs humains, à mains nues et à bandes armées. Cette barbarie qui ferait gêne aux barbares ! La seule garantie que nous exigeons, c’est un juge, le contrôle d’un juge apolitique, un juge juge, maître de ses nerfs, qui n’aspire pas à devenir, un jour, président de la République, un juge sans haine, sans préjugés politiques, sans bave aux lèvres, sans fantasmes nucléaires, sans folie électorale, dont les yeux ne roulent pas comme un barillet : un juge, quoi ! Qui respecte tous les citoyens quel que soit leur vote. Aujourd’hui, dans la loi aucun contrôle, sinon une commission qui donne, sans moyens, un simple avis…