Edito de Gilbert Collard, Député du Gard, Secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine
Parce qu’on a tout laissé faire depuis des années sans réagir, parce que les socialistes ont continué dans la même voie sans issue du communautarisme, de l’immigrationisme militant, de la perméabilité des frontières, du clientélisme politique, du chalandage subventioniste; aujourd’hui, faute de mieux, ils s’en prennent à nos libertés, et gravement ! Autant dire que le terrorisme remporte sa première victoire sur la démocratie puisqu’il l’amoindrit par l’atteinte à nos libertés que le gouvernement commet en connaissance de cause. S’il est clair que la lutte contre le terrorisme ne tolère aucune faiblesse, encore faudrait-il que la solution ne soit pas l’addition de toutes nos faiblesses, de tous nos renoncements depuis des années, de Sarkozy jusqu’à Hollande, dans la lutte contre le fanatisme intérieur et extérieur ! Il faut mesurer à quel point on a laissé faire tous les abus pour en arriver au vote d’une loi qui vise les terroristes, mais atteint tout le monde dans la restriction des libertés. La loi Taubira et sa contrainte pénale continueront de faire sourire les repris de justice, fiers d’être repris, et d’aller se pavaner dans l’impunité. Les imams fous continuent de prêcher, le salafisme de savourer sa haine de la démocratie, les femmes fantômes d’aller et venir, les cités d’imposer leur loi et de canarder à Marseille la venue du premier ministre salué à coups de kalachnikovs. Que feront ces lois contre la menace réelle et bien informée de l’état islamique d’utiliser l’arme des migrants ? Que feront ces lois contre la propagande intérieure, la terreur conformiste, les zones dites de non-droit où s’imposent depuis des années la loi du plus radical, l’abjection jetée sur la femme musulmane moderne, l’école impossible où les mains des gamins applaudissent les tueurs, le détournement de nos principes utilisés contre nous –mêmes ? Cette loi veut nous protéger ; elle a quinze ans de retard qu’elle comble par la mise en place d’un système autoritaire, dépourvu des garanties les plus élémentaires du droit ! Faute d’avoir le courage de toucher aux racines du mal, définit d’une phrase par l’écrivain algérien : « les Européens ont toujours sous-estimé l’islamisme », aujourd’hui le premier ministre s’octroie les pleins pouvoirs sur nos vies privées, s’autorise sous le prétexte de critères interprétables à sa guise une surveillance de tous nos faits et gestes, sans rien changer aux causes du mal : on ne touche pas au droit du sol, on ne touche pas à la double nationalité, on ne touche pas aux frontières fantomatiques, on ne touche pas à la loi Taubira ; on ne touche pas au communautarisme, qui est une propagande insidieuse ; on ne touche pas à la manne des aides détournées ; on ne touche pas au regroupement familial ; on ne touche pas à la politique d’asile qui coûte deux milliards d’euros par an et qui maintient les refusés sur le territoire. On ne défend pas notre histoire, notre identité, nos valeurs, notre consubstantialité historique, notre patrimoine vendu sur le trottoir, notre honneur !
Comme on ne nous a jamais écoutés dans notre cri public ; on nous écoute maintenant dans nos chuchotements intimes, cris et chuchotements ! Sachez, ce que peut cette loi, qui fait peur au juge antiterroriste, Marc Trevidic lui-même !
Sous quel prétexte le premier ministre, souvent en fureur, peut-il autoriser le recueil de renseignements, sans aucun contrôle du juge ? Alors que la sécurité nationale, les intérêts essentiels de la politique étrangère, les intérêts économiques ou scientifiques essentiels, la prévention du terrorisme, la prévention de la reconstitution ou du maintien de groupe dissous, la prévention de la criminalité organisée et la prévention des violences collectives l’exigent. Autant dire que la lutte contre le terrorisme a bon dos ! Tous les domaines de la vie des hommes terroristes ou pas seront, désormais, sous l’œil, souvent noir, de Manuel Valls. Sur les sept motifs autorisant cet espionnage, un seul concerne le terrorisme ! Les logiciels seront classés secret défense et le citoyen suspecté, détecté par l’inspecteur algorithme ! On peut d’autant plus s’inquiéter que le Premier intercepteur de France n’affiche pas un immense respect pour les opinions politiques de ses adversaires ; il ose rugir au pays d’Antonio de Oliviera Salazar, de funestes mémoires à cause de sa police politique portugaise, qu’il est hors de question que la France « tombe entre les mains du Front national ! », parce qu’elle possède l’arme nucléaire…la main en tremble sur le bouton !
Si un vote démocratique donnait le pouvoir au Front national, il ferait quoi l’ami du peuple dans sa baignoire ? Un coup d’État nucléaire ! Un enfermement des électeurs indociles engagés dans des urnes ! La loi martiale ! Il annonce sa prédisposition à violer la constitution, il se dote d’une arme d’infiltration massive, il hurle, roule des billes, des mécaniques, et nul ne s’émeut ! Il pourra, demain, arguer du risque d’influence de la Russie sur le Front national, et donc d’ingérence étrangère, de même pour Israël, de même pour n’importe quel pays contrariant sa monomanie, pour placer un parti sous surveillance !
Oui, il faut lutter contre le terrorisme, cette troisième guerre mondiale souterraine, cybernétique, informatique, prêcheuse et archaïque à dos de chameaux, à dos d’explosifs humains, à mains nues et à bandes armées. Cette barbarie qui ferait gêne aux barbares ! La seule garantie que nous exigeons, c’est un juge, le contrôle d’un juge apolitique, un juge juge, maître de ses nerfs, qui n’aspire pas à devenir, un jour, président de la République, un juge sans haine, sans préjugés politiques, sans bave aux lèvres, sans fantasmes nucléaires, sans folie électorale, dont les yeux ne roulent pas comme un barillet : un juge, quoi ! Qui respecte tous les citoyens quel que soit leur vote. Aujourd’hui, dans la loi aucun contrôle, sinon une commission qui donne, sans moyens, un simple avis…
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Valeurs actuelles, Bernard Squarcini, ancien patron de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) révèle que Manuel Valls aurait rejeté, il y a deux ans, une offre des services syriens proposant alors de communiquer la liste des djihadistes français engagés en Syrie.
Ce refus serait profondément révélateur de l’attitude irresponsable du gouvernement socialiste, manifestement prêt à sacrifier la sécurité des Français sur l’autel de ses choix diplomatiques et géopolitiques pour le moins hasardeux.
Communiqué de Gilles Lebreton, député français au Parlement européen, professeur de libertés publiques
La loi sur le renseignement vient d’être publiée au Journal Officiel. Le Conseil constitutionnel lui a en effet donné son feu vert en la déclarant conforme à la Constitution dans sa décision n°713 du 23 juillet 2015.
Cette loi est extrêmement inquiétante pour le respect des libertés publiques et de la vie privée. Elle permet en effet au Premier ministre d’autoriser librement toutes sortes de « recueil de renseignement », autrement dit de soumettre la population à un espionnage généralisé. Elle transforme ainsi Manuel Valls en Big Brother, ce chef allégorique de la police de la pensée d’un régime totalitaire que George Orwell a mis en scène dans son célèbre roman « 1984 ».
Communiqué de presse de David Rachline, Sénateur-Maire de Fréjus, et de Stéphane Ravier, Sénateur-Maire du VIIème secteur de Marseille
Les sénateurs David Rachline et Stéphane Ravier ont voté contre le Projet de loi sur le renseignement lors du vote solennel ce jour au Sénat. Ce texte du gouvernement ne garantit en rien que la sécurité des Français sera mieux assurée et surtout il retreints une nouvelle fois les libertés des Français.
Ce vote ne marque en rien la négation des risques importants qui pèsent sur notre pays en particulier celui du terrorisme islamiste, ni celle du fait que nos services de renseignements se trouvent dépourvus devant l’immensité de la tâche.
Communiqué de presse de Marion Maréchal-Le Pen et de Gilbert Collard
Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont voté contre la loi sur le Renseignement en première lecture.
Au prétexte de la lutte contre le terrorisme, le projet de loi sur le renseignement légalise un système de pratiques gravement attentatoires aux libertés des Français. L’extrême largesse des domaines permettant le recours aux techniques de renseignement ouvre la brèche au renseignement généralisé et notamment politique. L’ensemble du processus décisionnel revenant au Premier ministre, l’on peut s’inquiéter des intrusions dont pourraient être victimes ses opposants politiques.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
L’Assemblée nationale s’apprête à voter ce jour une loi indigne de la France, la Loi dite Renseignement, qui porte gravement atteinte aux grands principes de Liberté qui fondent notre République.
Une fois encore, comme lors du Congrès de 2008 à Versailles, au cours duquel le Parlement a annulé le vote des Français sur la Constitution européenne, UMP et PS sont sur le point de trahir ensemble, main dans la main, les intérêts supérieurs du peuple et de notre Démocratie.