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Réaction du Front National à l'interview de Manuel Valls‏

Communiqués / 8 mars 2015 / Étiquettes : /

Communiqué de presse du Front National‏

Les propos de Manuel Valls ce matin au Grand Rendez-Vous Europe1/Itele, revendiquant notamment la « stigmatisation » de Marine Le Pen et des patriotes, traduisent l’état de panique du Premier ministre qui croit ainsi pouvoir cacher les échecs patents de sa politique dans tous les domaines et éviter de parler des sujets de préoccupation des Français.

En outre, cette manière de parler du principal parti d’opposition le discrédite à vie pour donner la moindre leçon de République ou de Démocratie.

Cette interview marque toutefois une avancée salutaire pour la vie politique française.
En reconnaissant explicitement qu’il pouvait s’entendre sur l’essentiel avec Nicolas Sarkozy, Manuel Valls valide en effet le vrai clivage qui structure l’offre politique de notre pays : celui entre les patriotes attachés à la Nation et au modèle républicain, et les européistes mondialisés, convaincus que la France est dépassée.

Cet appel à peine déguisé à la grande union UMPS montre en réalité à quel point la caste tremble et craint pour son pouvoir. La peur exprimée du Front National n’est rien d’autre que la peur de perdre sa place.

D’ailleurs, l’implication si prononcée et personnelle de Manuel Valls dans la campagne des départementales, au point d’en oublier ses obligations de chef du gouvernement en charge de la politique de la France, ne saurait être sans conséquence pour son avenir politique.

Une défaite du Parti Socialiste serait en l’espèce une défaite personnelle de Manuel Valls, lequel devrait alors en tirer toutes les conséquences, en quittant l’hôtel Matignon. Il s’agit là d’un principe élémentaire de responsabilité politique.

Ce matin Manuel Valls a mis son poste de Premier ministre en jeu ; aux Français maintenant de placer le Front National au plus haut, avec ce double objectif : sauver les départements et faire tomber le gouvernement.