Madame le Ministre,
Je m’adresse directement à vous, au nom de tous les professionnels de santé qui refusent sans condition votre loi de santé.
Car, Madame, vous laissez votre nom à une loi, qui outre qu’elle se situe dans le droit fil UMPS des lois Douste Blazy et Bachelot, restera avant tout dans l’histoire comme celle de la mort de notre médecine libérale à la française, en excellence depuis plus de 500 ans
En bonne technocrate, sourire crispé aux lèvres, vous balayez tout sur votre passage, avec le même cynisme et la même froideur que votre collègue Taubira en matière de justice et sécurité. Mais vous y ajoutez la schizophrénie de vos décisions.
En effet, en même temps vous combattez le tabac mais vous autorisez les salles de shoot. L’exemple péjoratif de la Suisse et des pays nordiques ne vous atteint pas : vous préférez sans doute un cerveau lésé chez un enfant d’une maman droguée à un poumon de fumeur.
Dans le même temps, vous attirez sur notre sol nombre d’illégaux par des avantages sans limite, et cela sans cotisation ni franchise mais au prix d’ une incroyable surconsommation de soins non urgents, et vous paupérisez les professionnels de santé qui, eux, s’ils ne sont pas à jour de cotisation malgré 60 h de travail par semaine, n’ont plus de couverture sociale. Mais il vrai qu’il vous faut un peu plus que des centaines de soignants en dépression pour vous interpeller.
Dans le même temps, où la régionalisation de la santé en Espagne et en Italie se solde par un dramatique échec, vous renforcez le pouvoir des ARS. Ce faisant, vous porterez clairement la responsabilité de la mort de la solidarité nationale, en affaiblissant le pouvoir de l’Etat en matière de sécurité sociale.
Dans le même temps, où près de 9 000 de nos concitoyens sont morts de la grippe cet hiver, pour certains sur les brancards des urgences après de longues heures d’attente, vous sabrez dans l’enveloppe des hôpitaux et des cliniques, les mettant en préfaillite. Vous envisagez, sans mollir, la perte de 50 000 agents hospitaliers, mettant les autres en surcharge de travail et les patients en danger. Et bien sûr vous commencerez par les hôpitaux de proximité que nos concitoyens affectionnent.
Dans le même temps, où les moyens de paiement différé par cyber monétique permettent toutes les innovations, vous poussez la mauvaise foi jusqu’à invoquer des problèmes de règlement pour les plus fragiles, comme si on était encore en 1950. Madame, la généralisation du 1/3 payant est une régression gravissime de notre système, brisant le lien contractuel entre le patient et son soignant, donc la confiance et surtout le respect fondamental dans ce type de relation humaine. C’est aussi la main mise totale, à bas coût, des futurs gestionnaires du système sur des professionnels multi-diplômés et dévoués.
Alors oui, Madame le Ministre, il faut moderniser notre système de santé et accompagner la mutation technologique du 21ème siècle.
Mais toujours pour nos concitoyens et non pour des gestionnaires qui n’envisagent que le profit. Ces gestionnaires qui impriment leur marque à Bruxelles, qui se charge à son tour, via les états membres, de casser les individualités libres et autonomes.
Socialisante dans vos propos, ultra-libérale dans la réalité, cela est bien de la schizophrénie.
Sachez, Mme le Ministre que vous y serez pour beaucoup dans la défaite annoncée de votre camp, ce qui permettra à Marine Le Pen d’abroger immédiatement votre loi pour redonner à notre système de santé la place et la liberté qui lui sont dues.
Veuillez croire, Madame le Ministre, à ma considération distinguée.
Docteur Joëlle MELIN
Député français FN au Parlement Européen
En charge du pôle santé protection sociale
Coordinatrice des Comités d’Action programmatique
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
Dans un avis rendu public le 25 janvier, le Conseil économique, social et environnemental alerte sur le prix des médicaments innovants coûteux. En effet, certains médicaments sont vendus à des prix excessifs, déconnectés de leur coût réel. Il en est ainsi du Sovaldi, médicament utilisé dans le traitement de l’hépatite C, facturé plus de 40 000 euros à l’Assurance maladie.
La grippe révèle la fragilité de nos hôpitaux
Cette nouvelle épidémie de grippe, à ce jour, est comparable aux années précédentes malgré un caractère un peu plus contagieux et aigu. Mais rien de nouveau qui n’ait pu être anticipé.
Mais voilà, 40 ans de gestion technocratique de nos hôpitaux, associant diminution de lits alors même que la population française augmente et vieillit, et gouvernance purement économique, ont sclérosé le système.
Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
Depuis un mois, la France connait son épidémie annuelle de grippe. Le gouvernement, en particulier la ministre de la Santé, a fait une nouvelle fois preuve d’une grave incompétence. Non seulement la campagne de vaccination antigrippale est intervenue trop tard pour être efficace, mais des directives dangereuses sont également à déplorer. Les fortes épidémies de grippe sont récurrentes et peuvent être anticipées dans un système de santé bien géré et doté des moyens humains, matériels et financiers nécessaires à son bon fonctionnement.
Communiqué de Presse du Front National et du Collectif Usagers de la santé
Depuis le 1er janvier 2016, les remboursements des dépassements d’honoraires par les complémentaires santé sont plafonnés à 125% du plafond de la Sécurité sociale. Cette situation a entrainé l’émergence de restes à charge importants pour les patients, et cela ne va pas aller en s’améliorant puisqu’à compter du 1er janvier 2017, ces remboursements seront plafonnés à 100% du plafond de la Sécurité sociale.
Communiqué du Collectif Nouvelle Écologie, par Philippe Murer et Éric Richermoz
Ségolène Royal, ministre de l’Environnement juge « inacceptable » la définition des perturbateurs endocriniens présentée par la Commission européenne. C’est une nouvelle preuve qu’on ne peut pas faire de l’écologie sérieusement en étant européiste.
De nombreuses études ont déjà été menées sur les perturbateurs endocriniens. Ralentie par les lobbies, la commission européenne n’en est qu’au stade de définir précisément ce que regroupe cette appellation.
Communiqué de Presse du Front National
Depuis 10 jours, il n’est question que de cela : François Fillon ne veut plus rembourser « le petit risque » . Qu’est-ce que cela veut dire ? Rien bien sûr, puisque qu’il n’existe aucun « petit risque médical » a priori, et que la bénignité d’une maladie n’est avérée qu’après coup. Comment va-t-on donc faire techniquement pour déterminer ce qui sera remboursé ou non ?
Cette phrase creuse est fondée sur une totale méconnaissance obstinée des technocrates dans des domaines vitaux.