Communiqué de Presse de Florian Philippot
Les difficultés du groupe Areva mettent en évidence les limites très inquiétantes des possibilités d’action du gouvernement. Pourtant actionnaire majoritaire, la puissance publique tergiverse et refuse d’établir un plan d’action précis pour sauver l’entreprise, car elle sait que toute décision impliquant l’intervention de l’Etat risquerait d’être retoquée par la Commission européenne.
Paralysé et même pétrifié par Bruxelles, le gouvernement de Manuel Valls refuse donc d’agir.
Areva est une entreprise stratégique, si l’Etat estime qu’il est dans l’intérêt général d’intervenir, notamment par une recapitalisation, alors il doit le faire et ne pas attendre l’avis de la Commission européenne. Il en va en l’occurrence de notre indépendance énergétique et de la préservation d’un savoir-faire unique au monde. En outre, le caractère particulièrement sensible du nucléaire, notamment en matière de sûreté, n’autorise pas à prolonger plus longtemps les incertitudes quant à l’avenir du groupe.
Mêmes tergiversations en ce qui concerne un rapprochement éventuel entre Areva et EDF. C’est par crainte d’un veto de Bruxelles que le gouvernement louvoie et refuse d’assumer ses responsabilités. Pour sa part, le Front National estime cette option souhaitable, à la condition seulement que cela ne se traduise pas par un nouveau recul de l’Etat dans le capital de la nouvelle entité.
L’Etat stratège que propose le Front National mettra en œuvre une politique de patriotisme économique incluant un soutien sans faille à nos fleurons industriels, particulièrement lorsque ceux-ci rencontrent des difficultés. Il faut pour cela s’affranchir des règles européennes qui interdisent toute forme d’interventionnisme, même lorsque des milliers d’emplois et des intérêts stratégiques pourtant évidents sont en jeu.
Communiqué de Presse du CAP ENERGIE, Comité d’Action Programmatique
La mise en examen d’Anne LAUVERGEON, Présidente pendant 10 ans d’AREVA, est motivée par une falsification des comptes, à propos du rachat inconsidéré en 2007 d’UraMin, société promettant de faramineux gisements d’uranium en Afrique, qui n’ont jamais vu le jour. O. FRIC, son mari, est accusé de délit d’initié dans cette même affaire.
Cet épisode calamiteux, s’inscrit dans la mise au jour de la gestion désastreuse de l’Etat dans le secteur de l’énergie : 5 Mds de pertes en 2014, 2 Mds en 2015, tentative non aboutie de revendre pour 2 Mds à EDF la branche réacteur AREVA NP, perspective de 6 000 suppressions de poste d’ici 2017…
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front national
C’est un nouveau plan social massif qui se profile, chez Areva cette fois, par la suppression en France de 3000 à 4000 emplois. Le géant français du nucléaire et ses salariés paient l’absence totale de stratégie industrielle au plus haut niveau de l’Etat, et depuis des années.
L’avenir de la filière nucléaire française reste globalement incertain, les investissements largement gelés, et l’idée d’une alliance industrielle avec EDF, qu’on peut défendre, n’est pas tranchée.
Communiqué de Presse de Gaël Nofri, Conseiller Service Public de Marine LE PEN
L’affaire Uramin est à la fois l’illustration des dérives de l’Etat mais aussi une véritable affaire d’Etat.
En effet, l’achat par le groupe français Areva de cette société d’exploitation d’Uranium s’avère être une véritable gabegie financière, une gabegie aux conséquences sociales et industrielles lourdes. Achetée en 2007 par Anne Lauvergeon pour la somme astronomique de 2,2 milliards € cette entreprise ne vaut aujourd’hui plus que 400 millions € , soit près de 2 milliards € de pertes !
Ce désastre aurait pu être évité si l’Etat, principal actionnaire de la société Aréva, avait tenu compte du premier rapport de l’Agence Participation de l’Etat rendu sur ce dossier qui incitait à la prudence et à la réserve. En effet, la somme engagée est alors colossale au regard de ce qu’est la société Uramin en 2006: un groupe qui affiche 23 millions € de pertes et dont les droits miniers ne font pour alors l’objet d’aucune exploitation.