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Areva : le gouvernement pétrifié par Bruxelles

Communiqués / 5 mars 2015 / Étiquettes : /

Communiqué de Presse de Florian Philippot

Les difficultés du groupe Areva mettent en évidence les limites très inquiétantes des possibilités d’action du gouvernement. Pourtant actionnaire majoritaire, la puissance publique tergiverse et refuse d’établir un plan d’action précis pour sauver l’entreprise, car elle sait que toute décision impliquant l’intervention de l’Etat risquerait d’être retoquée par la Commission européenne.

Paralysé et même pétrifié par Bruxelles, le gouvernement de Manuel Valls refuse donc d’agir.

Areva est une entreprise stratégique, si l’Etat estime qu’il est dans l’intérêt général d’intervenir, notamment par une recapitalisation, alors il doit le faire et ne pas attendre l’avis de la Commission européenne. Il en va en l’occurrence de notre indépendance énergétique et de la préservation d’un savoir-faire unique au monde. En outre, le caractère particulièrement sensible du nucléaire, notamment en matière de sûreté, n’autorise pas à prolonger plus longtemps les incertitudes quant à l’avenir du groupe.

Mêmes tergiversations en ce qui concerne un rapprochement éventuel entre Areva et EDF. C’est par crainte d’un veto de Bruxelles que le gouvernement louvoie et refuse d’assumer ses responsabilités. Pour sa part, le Front National estime cette option souhaitable, à la condition seulement que cela ne se traduise pas par un nouveau recul de l’Etat dans le capital de la nouvelle entité.

L’Etat stratège que propose le Front National mettra en œuvre une politique de patriotisme économique incluant un soutien sans faille à nos fleurons industriels, particulièrement lorsque ceux-ci rencontrent des difficultés. Il faut pour cela s’affranchir des règles européennes qui interdisent toute forme d’interventionnisme, même lorsque des milliers d’emplois et des intérêts stratégiques pourtant évidents sont en jeu.