Communiqué du Collectif Marianne
Un récent rapport remis au gouvernement par trois corps d’inspection propose de réformer drastiquement le fonctionnement des Aides Personnalisées au Logement, notamment pour les étudiants.
Même si la ministre, dans une volonté de désamorcer le conflit à naître, a pris par la suite ses distances (mais n’ayant pas exclu dans le futur de s’y attaquer…), il nous paraît important de dénoncer les mesures envisagées.
Ce rapport suggère d’abord de mettre fin au rattachement au foyer fiscal des parents de l’étudiant bénéficiaire de l’aide au logement. Ceci conduirait le foyer fiscal à déclarer une part ou une demi-part en moins par enfant, et donc à payer plus d’impôts, ce qui ne trouve aucune justification en temps de crise. Le rapport recommande donc de s’en prendre encore une fois aux classes moyennes par le biais d’une hausse déguisée de l’impôt sur le revenu (alors même que le gouvernement promettait qu’il n’y aurait plus d’augmentation d’impôts), rejaillissant par là même sur les conditions de vie des étudiants.
Par ailleurs, la suppression des APL pour les ménages ayant un certain niveau de patrimoine et pour les logements aux loyers plus élevés est également envisagée. Il s’agit en somme de mettre fin à l’universalité de l’aide. Or, ceci pourrait entraîner une hausse des inégalités selon le phénomène connu du « paradoxe de la redistribution »[1] : à force d’essorer les classes moyennes, celles-ci se détournent des programmes électoraux « redistributifs » , conduisant à long terme à accroître les inégalités.
Le rapport se cache derrière l’effet inflationniste supposé des APL. Si les études montrent effectivement un effet inflationniste, la part de l’aide absorbée par une augmentation du loyer est inférieure à 100% (plus proche de 60%)[2]. L’aide augmente donc tout de même le pouvoir d’achat du ménage concerné.
En période de crise, toute coupure brutale dans les aides octroyées par l’Etat a un impact négatif plus que proportionnel sur l’activité économique [3]. Il s’agit donc d’une mesure inopportune, mais peut-on attendre autre chose de ce gouvernement ?
[1] http://www.liberation.fr/politiques/2014/10/13/universalite-des-allocations-familiales-et-paradoxe-de-la-redistribution_1120835Communiqué de presse de Steeve BRIOIS, Maire d’Hénin Beaumont, député européen et vice-président du Front National
Le Figaro révèle ce matin qu’un projet de décret intégrera dès le 1er octobre le patrimoine familial supérieur à 30 000 euros dans le calcul des aides personnalisées au logement (APL). Seront désormais pris en compte dans la nouvelle méthode de calcul les livrets d’épargne ainsi que la valeur des biens immobiliers utilisés en tant que résidence secondaire. Cette mesure qui vise à économiser 225 millions d’euros, frappera non seulement les petits épargnants mais surtout plus de 80 000 foyers.
Communiqué de presse du Collectif Marianne et du FN Sciences Po
Les années se suivent et se ressemblent durant cet interminable quinquennat Hollande et chaque annee voit le cout de la rentrée étudiante augmenter. Pour 2016, alors que l’inflation tutoie le 0%, c’est +1,23%, poussant un peu plus les étudiants en difficultévers la pauvreté.
Question au gouvernement de Marion Maréchal-Le Pen, Député de Vaucluse
Mme Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre du logement et de l’habitat durable sur les difficultés que rencontrent bon nombre de petites communes rurales du Vaucluse pour se mettre en conformité avec la loi SRU, loi qui impose aux communes de plus de 3500 habitants des quotas de logements sociaux sous peine de se voir infliger des pénalités financières. Ainsi, certaines de ces communes, à l’instar de MAZAN (84), partant d’un existant quasi nul, se voient dans l’obligation de construire plusieurs centaines de logements sociaux, sans bénéficier pour autant de la maîtrise du foncier nécessaire et tout en subissant des contraintes émanant de l’État, qui transforme par exemple des zones constructibles en zones non constructibles.
Communiqué de presse de David Rachline, Sénateur-Maire de Fréjus
En matière de logement, le Projet de loi « égalité et citoyenneté » nie une nouvelle fois le principe de subsidiarité et limite la responsabilité des maires, responsabilité issue de la démocratie locale.
La question du logement social est une des problématiques centrales du texte présenté avant-hier en conseil des ministres.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
D’après les chiffres publiés aujourd’hui par la Fondation Abbé Pierre, la France compte 3,8 millions de mal-logés. À des degrés divers, ce sont au total près de 15 millions de personnes qui sont touchées par la crise du logement. Une situation qui concerne même des salariés, affectant autant les classes moyennes que les catégories populaires.
Ces estimations de la FAP traduisent une aggravation de la situation, qui s’explique d’abord par la pression permanente exercée sur la demande par des flux migratoires toujours plus massifs.
Communiqué de presse de Gaëtan Dussausaye, Directeur national du Front National de la Jeunesse
Le 4 mai 2015, François Hollande faisait la promesse publique de ne jamais toucher aux aides au logement accordées aux jeunes. Huit mois auront suffi au Président de la République pour revenir sur celle-ci.
Un décret, devant être signé par Manuel Valls, prévoit ainsi la suppression des Aides personnalisées au logement (APL) pour les jeunes de moins de 25 ans exerçant une activité rémunérée hors CDI et gagnant moins de 1290 € par mois. Une énième mesure d’austérité imposée à plus de 150 000 jeunes précaires.