Edito de Gilbert Collard, Député du Gard, Secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine
On a vécu à l’Assemblée, sous les lambris dorés et les lustres scintillants de l’hôtel de Lassay, une extraordinaire remise du prix dit du «trombinoscope ». C’était « Au théâtre ce soir » !
Par je ne sais quel miracle Steeve Briois a été consacré élu local de l’année par un collège de journalistes. « Le jury du trombinoscope était–il en état d’ébriété ? », s’interroge un élu d’opposition qui affiche ainsi son respect pour la profession de journaliste… Des alcoolos de l’accolade! Personne n’a été indigné par cette remarque qui bouscule les journalistes au comptoir des poivrots. Depuis Blondin, on n’osait plus !
Comme rien de bon ne peut advenir aux membres du Front national, honnis par principe, dont les électeurs sont des parias, des quarantenaires de la démocratie, le prix fut remis par Gilles Leclerc, PDG de la chaîne public-sénat, avec des pincettes, des réticences verbales penaudes, une trouille intestinale révélatrice d’une gastrite démocratique. Un foudre de fuite, cet aimable Leclerc. Laurent Joffrin dont le papa fut un grand ami de Jean Marie se dédouana courageusement en jurant qu’il n’aurait jamais voté pour Briois ! Ouf, l’honneur est sauve-qui-peut.
D’autres attributaires atrabilaires, Valls, Macron, Royal ne vinrent pas, fidèles en tout à l’idée d’union nationale, qui exclut les électeurs frontistes. Pas d’amalgame ! On attendait le Président de l’Assemblée, il ne vint pas, décidant du haut de sa grandeur démocratique de boycotter la cérémonie … où se trouvait le Président du Sénat, tout de même, qui reçut son prix avec amabilité et sans mépriser personne ! Cerise sur le nez rouge des clowns, à la fin de la cérémonie nous allâmes, Marion en tête, Ravier et moi, dire son fait au fuyard, sous l’œil en coin des caméras. Chacun peut se faire son opinion sur nos propos en allant sur les réseaux sociaux. Le lendemain, à l’heure punitive, je dus lire le Midi libre qui a le monopole de l’information dans le Gard ; sous la plume du serviteur Jean Michel Servas, Marion Marechal le Pen, Ravier et moi-même, « son acolyte » ( vous apprécierez la gentillesse du qualificatif), nous aurions menacé « sans vergogne » et « en tenant des propos intimidants contre le président d’une chaîne de télévision publique » ; « Le ton agressif des deux parlementaires en dit long sur leur comportement vis-à-vis des médias si demain ils arrivaient au pouvoir. Des menaces plutôt dangereuses pour la démocratie. » Il était fatigué où alors il a écrit sans savoir, ce « plumitif », d’oser voir en nous des ennemis de la démocratie, nous qui avons deux députés malgré nos nombreux électeurs… nous qu’on exclut d’une manifestation nationale, nous qu’on boycotte alors que l’élu antisémite de Vaulx-en-Velin siège toujours et n’a pas été sanctionné, que Valls la mâchoire peut, en toute impunité, se plaindre du manque de blancos sur le marché d’Évry, que Mélenchon insulte les journalistes tranquillement sans le moindre coup de micro, qu’ils défilent tous aux côtés du représentant de l’Arabie Saoudite on l’on fouette la liberté…
Je respecte la presse, les journalistes, mais doit-on tolérer l’insulte faite à des millions d’électeurs qu’on accuse à travers leurs représentants d’être un danger pour la démocratie ! N’est-ce pas là une atteinte à la démocratie, au fameux vivre ensemble dont la majorité se gargarise tout en œuvrant à la division, tout en ayant réussi à créer, si l’on en croit Manuel Valls, un apartheid à la française, des zones de non-droit, un communautarisme unique dans la longue histoire de notre République, sans jamais se remettre en question ?
À l’Assemblée ce jour-là, il y avait au buffet plein de tartines de tartuffes…On ne serait pas un parti comme les autres, ânonnait Bartolone dans le micro de Bourdin, alors que des millions de français qui le valent bien pensent le contraire… C’est vrai ! On n’est pas comme eux, les complices de l’Euro, des banques braqueuses, de Schengen, de la dette esclavagiste, du racisme anti-blanc, du désarmement de la police et de la gendarmerie que l’on va enfin doter de voitures, de gilets pare – balles, et d’armes efficaces après nos 17 morts, des mosquées salafistes, du djihadisme français, des zones de non-droit, d’une école où la minute de silence s’emplit des bruits de la haine, de l’antisémitisme qui fait partir nos frères juifs, des criminels en liberté de tuer, des téléphones portables dans les prisons, de la Marseillaise ravalée au rang de karaoké d’estrade, du drapeau souillé, des rappeurs qui niquent la France impunément, d’une dépense publique abyssale, d’un pays vendu aux enchères au Qatar, à l’Arabie Saoudite, à la Chine, d’une unité nationale qui est un leurre puisqu’elle nourrit l’ambition sondagière de celui qui s’en réclame…
C’est vrai ! On n’est pas comme eux, et l’on ne veut pas l’être, parce que notre démocratie ne combine pas dans les alliances électorales alimentaires, dans les lâchetés politicardes où l’on achète la paix sociale, faute de l’imposer ; oui, notre démocratie n’exclut personne, n’insulte aucun élu, ne boycotte personne, surtout pas la France ! Et merci de nous boycotter, comme cela on n’est pas à vos côtés !