Communiqué de presse de Bernard Monot, Député français au Parlement européen, Stratégiste économique du Front National
La presse révèle cette semaine que la banque britannique HSBC serait à l’origine d’une gigantesque fraude fiscale à destination de la Suisse à hauteur de 180 milliards d’euros.
Au menu des activités de cet établissement: blanchiment et noircissement de l’argent des trafics de drogue, d’armes, de diamants, organisation de l’évasion fiscale ordinaire, mais aussi manipulations sur les marchés du Libor, des changes et du fixing de l’or. Ces crimes financiers sans frontières, sont aussi nombreux que consternants et sont rendus possibles grâce au modèle du libre-échange dérégulé de l’UE.
HSBC n’en est pas à son coup d’essai, et ce ne sont pas quelques petites condamnations qui stopperont ses dérives car les profits, qui se comptent par dizaines de milliards, sont infiniment supérieurs aux amendes.
Les répercussions pour les déficits publics des Etats membres sont conséquentes et participent à la cruelle austérité que l’UE impose dans la foulée. Au final, le payeur en dernier ressort est encore le contribuable honnête!
L’Europe de Bruxelles, séide du puissant lobby bancaire, est indirectement responsable de ces pratiques mafieuses avec, de surcroit, le blanc-seing juridique de l’OCDE. La preuve en est que l’organisateur en chef du scandale de l’optimisation fiscale au Luxembourg, les fameux LuxLeaks, n’est autre que l’actuel président de la Commission européenne, M Juncker.
Pour combattre efficacement cette finance noire qui pèse sur nos compatriotes, le Front National réclame pour la France l’ouverture d’une enquête judiciaire, la suspension de la licence bancaire d’HSBC France assortie d’une interdiction de toute publicité à destination du public.
Il demande également le rétablissement d’un contrôle des flux financiers, que la libre circulation des capitaux imposée par l’Union européenne a rendu illégal.
Communiqué de Presse du Front National
L’affaire SwissLeaks confirme le pouvoir de nuisance de la finance mondialisée qui joue contre l’intérêt général en organisant une fraude fiscale massive et se permet de démarcher de façon parfaitement illicite de futurs clients en France. Sûre d’elle-même, pouvant compter sur la complicité de dirigeants politiques qui lui sont tout entier soumis, la grande finance passe par dessus la tête des Etats pour agir.