Edito de Nicolas Bay (27.02.2015), Secrétaire Général du Front National
Les acteurs économiques de la ruralité, les éleveurs et agriculteurs, attendaient sans doute un autre discours et d’autres réponses. Las, en visite au Salon de l’Agriculture, Manuel Valls s’est à nouveau livré à une diatribe contre le Front National.
Le premier ministre a ainsi estimé que « les valeurs des agriculteurs étaient aux antipodes de celles du Front National ». De passage, Alain Juppé a repris à son tour la même antienne, « alertant » sur les dangers du vote FN. La réalité est que Valls et Juppé ne connaissent sans doute ni ce que sont les valeurs des agriculteurs, ni ce que sont celles des patriotes du Front National. L’enracinement, le sens de la transmission, le goût du travail, la défense d’une écologie responsable; ces valeurs du monde rural, héritées de notre vieille nation de paysans, seraient donc portées par l’UMPS ? Quelle vaste plaisanterie !
Du démantèlement des quotas laitiers aux conséquences sur nos produits agricoles des sanctions de Bruxelles contre la Russie, en passant bien entendu par le libre-échangisme fou et le dumping social qui en résulte, ce sont les Valls, Juppé, mais aussi les Beulin (le patron de la FNSEA ayant aussi poussé sa chansonnette anti-FN dans les colonnes du Monde), qui sont les responsables ou les complices de la situation dramatique dans laquelle se trouve notre agriculture ! Et aujourd’hui, ceux-là viennent nous expliquer que ce serait l’Union Européenne qui maintiendrait nos exploitants en vie (alors que nous récupérons dans le cadre de la PAC une très faible partie de la contribution annuelle de la France à l’UE)…
Les uns comme les autres ne comprennent pas que nos agriculteurs ne veulent pas survivre grâce à des subventions mais vivre de leur travail, avec fierté et dignité. Les uns comme les autres ne comprennent pas que la France de la ruralité ne veut pas devenir une annexe des mégalopoles (où on envoie désormais les clandestins que l’on ne parvient plus à loger dans les grandes villes).
En défendant les petites communes, le maintien et le renforcement des services publics de proximité, le retour à la liberté monétaire, une politique économique protectionniste et une relocalisation de la production, le Front National est bien le seul mouvement qui défende aujourd’hui non seulement les valeurs de la ruralité mais aussi son avenir. Les exposants et participants au Salon de l’Agriculture ne s’y sont pas trompés, en réservant un accueil fabuleux à Marine Le Pen !
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.