Question écrite n° 14475
publiée dans le JO Sénat du 15/01/2015 – page 82
M. Stéphane Ravier attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur la mise en place du contrat stratégique de la filière « bois ». Les contrats de filière stratégique ont été créés afin de mobiliser l’ensemble des acteurs d’un secteur, d’un bout à l’autre de la chaîne de valeur. Or, pour la filière « bois », le France présente l’énorme avantage de posséder à la fois des forêts, des scieries et des entreprises de transformation, c’est-à-dire l’ensemble des maillons de la chaîne. Ce contrat n’a pas été signé par la principale organisation représentative de la filière, ce qui souligne son inadaptation aux besoins de la filière et l’incompréhension, ou la non prise en compte, de la part des pouvoirs publics, des problématiques et des attentes de cette filière.
Il demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour, d’une part, limiter les exportations de matière brute – qui, très souvent, deviennent des importations de produits finis, une partie de la valeur ajoutée étant ainsi délocalisée souvent en Asie – et, d’autre part, pour encourager la production de cette industrie pour laquelle l’ensemble de chaîne de valeur pourrait se trouver intégralement sur le territoire français.
Une démarche écologique, pragmatique et bonne pour l’emploi voudrait que les matériaux bruts, en l’occurrence le bois, soient produits, utilisés et transformés au plus près de leur lieu d’utilisation et non envoyés à l’autre bout de la planète, pour en revenir sous forme de produits manufacturés.
En attente de réponse du Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt
Communiqué de Presse
La forêt c’est la tradition, l’innovation et l’avenir. 1000 directeurs de scierie manifestent aujourd’hui à l’appel de la Fédération nationale du bois devant l’Assemblée nationale. Ils entendent hurler leur désespoir face à une fiscalité trop lourde, une concurrence asiatique déloyale et à la tyrannie des marchés financiers. Le secteur forêt/bois/papier emploie 500 000 personnes et fait vivre nos territoires oubliés par nos gouvernants.
Edouard Ferrand, représentant français au parlement européen, membre de la comagri, y prendra la parole à 14h00.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt sur les obligations de débroussaillement imposées par les articles L134-6 et L131-11 du nouveau Code forestier.
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