Communiqué de Presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
Un sondage Odoxa paru ce matin place le Front National en tête des intentions de vote aux élections départementales des 22 et 29 mars. Comme toute enquête d’opinion de ce type, ce sondage doit être analysé avec prudence mais il confirme la perspective d’une nouvelle percée du Front National qui aurait encore progressé par rapport aux résultats des élections européennes et se trouverait donc confirmé dans son statut de premier parti de France.
Le mode de scrutin de ces élections départementales est incompréhensible (binôminal) et encore très largement inconnu des Français. Le nouveau découpage cantonal nie les réalités du terrain en supprimant les anciens cantons qui avaient acquis souvent une vraie légitimité et auxquels nos compatriotes s’identifiaient, notamment en zone rurale. De plus, il n’y a pas eu la moindre concertation ni même la moindre communication sur ces nouveaux cantons dont les périmètres font encore l’objet, dans certains départements, de contestations devant le Conseil d’État alors que nous sommes à 3 mois de l’échéance ! Enfin, s’agissant des attributions et des compétences des départements, c’est le flou le plus total qui domine : le gouvernement semble vouloir transférer l’essentiel des prérogatives départementales vers les régions et Manuel Valls a annoncé il y a quelques mois la suppression pure et simple des départements dans les prochaines années.
Pour toutes ces raisons, les Français se saisiront probablement de ce scrutin pour exprimer avec force leur point de vue sur la situation politique générale et donc leur rejet massif du Parti socialiste bien sûr mais, plus généralement, de l’ensemble du système UMPS. De plus, le redécoupage cantonal a aussi pour effet de fragiliser considérablement l’ancrage local des élus sortants, lesquels ne sont souvent connus que sur une partie du nouveau canton dans lequel ils vont se présenter. Simultanément, le Front national commence à bénéficier de l’implantation locale de ses candidats dans de nombreux cantons. En effet, l’immense majorité des 1600 conseillers municipaux FN/RBM élus en mars 2014 portera nos couleurs aux élections départementales. La Commission nationale d’investiture du Front national se réunit à un rythme hebdomadaire depuis la mi-octobre avec pour objectif d’assurer la présence de candidats FN/RBM sur l’ensemble des cantons du territoire.