Oui à la reconnaissance de l’État palestinien mais pas à des fins électoralistes !

Communiqués / 11 décembre 2014 / Étiquettes : /

Communiqué de presse de Monsieur David Rachline, Sénateur-Maire de Fréjus.

Je n’ai pas souhaité participer au vote sur la proposition de résolution débattue aujourd’hui au Sénat sur la reconnaissance d’un État palestinien.

Je suis depuis toujours favorable à la reconnaissance de la Palestine en tant qu’État et ma participation aux auditions des ambassadeurs israéliens puis palestiniens dans le cadre des travaux en commission la semaine dernière au Sénat m’ont conforté dans mon choix. J’ai été frappé par la modération et la volonté constructive de l’ambassadeur du peuple palestinien ; j’ai en revanche été indigné par les leçons qu’a tenté de donner l’ambassadeur d’Israël qualifiant cette initiative « d’irresponsable ».

Je suis favorable à la création de deux États libres et souverains dans le cadre des frontières de 1967, ainsi que le placement de Jérusalem sous contrôle international ; il est donc impérieux que la communauté internationale fasse respecter le droit et réclame la fin de la colonisation, ce qu’elle a été incapable de faire ces dernières années. Tout comme le terrorisme utilisé par certains palestiniens, la poursuite de la colonisation israélienne, les réactions complètement disproportionnées de l’armée israélienne l’été dernier, l’abandon total des civils spécialement à Gaza où le monde laisse ces gens mourir dans ce qui est devenu un territoire duquel on ne peut ni rentrer ni sortir, sont contraire au droit international et doivent être condamnés avec force.

Malheureusement, il apparaît clairement, et les débats spécialement à l’Assemblée nationale l’ont particulièrement souligné, que cette résolution est avant tout une manœuvre de politique intérieure. Les socialistes, manipulant leurs alliés communistes et écologistes depuis toujours en pointe sur cette question, essaient de retrouver une partie de l’électorat qui s’est détournée d’eux notamment depuis leurs réformes sociétales. Sinon pourquoi avoir attendu plus de 2 ans pour proposer ce texte ? Et surtout pourquoi ne pas demander à leurs amis actuellement au pouvoir de reconnaître la Palestine puisque la pratique constitutionnelle donne à l’exécutif la responsabilité de la politique internationale et non au parlement?

Quel dommage qu’une question si cruciale pour la paix dans le proche orient mais aussi pour l’apaisement des tensions dans certains quartiers de notre pays soit devenue une manœuvre politicienne de la gauche !