Communiqué de Presse de Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, députés français du Front National au Parlement européen
Après une année 2013 très médiocre, 2014 s’achève avec des prévisions de revenus inquiétantes pour l’agriculture française. La baisse de 5% du revenu moyen, estimé à 24 400 euros, confirme que la grande majorité des filières s’enfonce dans une crise durable. Les revenus des arboriculteurs, des éleveurs de bovins (filière viande) ou de porcs, des maraîchers restent au plus bas. Ceux des céréaliers, et plus largement de toutes les grandes cultures, plongent. Les revenus des éleveurs laitiers, théoriquement en hausse, seront probablement revus à la baisse avant une année 2015 qui s’annonce très dure du fait de l’embargo russe, de la chute générale des cours et du risque de surproduction mondial.
Le Front National refuse de se plier à l’analyse superficielle sans cesse ressassée qui voudrait que la « conjoncture soit mauvaise » et les « marchés de matières premières en baisse ». Conjoncture et marchés ne sont pas la cause de ce qui apparaît de plus en plus comme une crise de l’agriculture française : ils n’en sont que les symptômes. Les causes réelles, tous les agriculteurs les connaissent : financiarisation excessive des marchés des matières premières, absence de régulation, dumping social et environnemental des pays concurrents, y compris au sein de l’Union européenne, soit autant de fléaux contre lesquels la PAC 20142020 ne permet pas de lutter. L’aveuglement de l’UMPS, couplé au fanatisme dérégulateur des technocrates de la Commission européenne, achève de ruiner notre agriculture, nos industries agroalimentaires ainsi que tous les territoires ruraux qui en dépendent. Avant qu’il ne soit trop tard, le Front National appel à se mobiliser en faveur d’une politique agricole française apte à garantir des prix rémunérateurs à nos agriculteurs.
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.