Communiqué de la fédération du Front National de Paris
Fait rare autant que significatif, les médecins généralistes lancent en ce moment un mouvement de protestation. Il est bien entendu question du rejet de la loi Santé de Marisol Touraine.
Mais le malaise de ceux qui sont les premiers interlocuteurs et par conséquent les premiers acteurs, du système de santé français, va bien au delà.
Pour leur apporter notre soutien, pour partager avec eux notre analyse, nos arguments et nos solutions, la fédération Front National de Paris a adressé à l’ensemble des médecins généralistes exerçant en libéral dans notre capitale, la lettre suivante :
A l’attention des médecins généralistes parisiens
Madame, Monsieur,
Alertés par les évolutions du projet de loi santé du gouvernement, nous avons tenu à vous adresser ce courrier. De l’avis de tous, la médecine générale est une profession de santé en danger. D’autres professions de santé suivront, car les décisions prises depuis deux décennies vont systématiquement à rebours du bon sens et de l’intérêt des professionnels de santé et de leurs patients.
L’origine de la dégradation de vos conditions d’exercice est à chercher dans l’instauration du premier projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) par Alain Juppé en 1995. En faisant voter des budgets toujours insuffisants, le RPR, puis l’UMP introduisaient par le biais des lois rectificatives une pression constante sur le prix des médicaments. Mais aussi un déremboursement suivant une logique uniquement comptable, déconnectant accessibilité des médicaments et pathologie. Le phénomène a été amplifié par une pression continue en faveur du tout générique, s’attaquant ainsi directement à votre liberté de prescription.
Ce sont ensuite les lois Jospin et la Couverture Maladie Universelle (CMU) qui poursuivirent la logique de bureaucratisation imposée au corps médical. La somme des contraintes administratives liées à la CMU, ajoutée aux délais de paiement des actes suivant le bon vouloir des Caisses Primaires d’Assurance Maladie, sont jusqu’à aujourd’hui, un véritable casse-tête pour tous les praticiens. Une situation que ne fera que renforcer l’actuel projet de généralisation du tiers payant.
Par ailleurs, la gratuité des soins, ou plutôt le report de leur coût à la charge de la société, entraîne bien souvent de la part des publics concernés une hausse déraisonnable de la « consommation » médicale. On grève
ainsi encore un peu plus le budget de la Sécurité sociale, au détriment notamment de la revalorisation des actes.
Voilà un état de fait impliquant comme seule solution, pour ceux d’entre vous qui refusent de renoncer à un niveau de vie mérité après de longues années d’étude, de choisir entre le recours aux dépassements d’honoraire, excluant de fait les plus modestes, ou la multiplication des actes dans une même journée, avec pour corollaire inévitable une baisse d’attention portée au cas de chaque patient. C’est l’instauration de facto d’une médecine à deux vitesses.
A cet ensemble de décisions politiques et comptables, révélant une réelle méconnaissance des réalités médicales, s’ajoutent encore un certain nombre de difficultés spécifiquement liées à l’exercice de votre profession à Paris.
Alors que la tarification des actes médicaux n’a évolué qu’à la marge depuis des décennies, les coûts se sont envolés. On pense bien entendu au prix du loyer pour un cabinet et une salle d’attente, ou à celui de l’informatisation.
Exercer à Paris, c’est aussi affronter, dans certains quartiers, la violence de patients surs de leurs droits qui réclament, exigent un traitement ou encore menacent pour obtenir la prescription de produits de substitution aux stupéfiants.
Exercer à Paris enfin, c’est l’impossibilité de se déplacer au chevet de ses patients. Les difficultés de circulation et de stationnement spécifiques à la capitale ne sauraient en effet être compensées par la faiblesse du prix de l’acte.
D’une manière générale, cette mise sous tutelle progressive, voulue tant par les gouvernements de gauche que de droite depuis tant d’années, n’obéit qu’à une seule logique : faire des économies à tout prix.
Au moment où l’Union Européenne dicte toujours plus de rigueur à un gouvernement aux ordres, rappelons que le déficit de la sécurité sociale rentre dans le calcul du déficit global de la France. L’étranglement de votre profession n’en restera donc pas là.
A rebours de la politique que vous subissez, le Front National affirme que ce n’est pas en vassalisant les médecins généralistes que l’on maîtrisera les dépenses de santé, mais en restaurant l’équilibre des comptes sociaux. Pour cela, nous avançons plusieurs mesures fortes :
– Lutter contre la fraude et les abus par la création d’un secrétariat d’État à la lutte contre la fraude. Les innombrables fraudes à la carte Vitale, au système ambulancier, aux prestations multiples, etc., seront combattues par la sécurisation des Cartes Vitale et le croisement systématique des fichiers sociaux et des fichiers fiscaux afin de débusquer les irrégularités dans l’obtention des prestations, avec la suppression de toutes les aides sociales pour les fraudeurs récidivistes.
– Donner la priorité aux Français en supprimant l’AME et tous les dispositifs bénéficiant aux clandestins et en renégociant les conventions internationales signées en matière de santé avec des pays étrangers.
– Impulser une nouvelle politique du médicament avec le réexamen de la liste des médicaments déremboursés à l’aune de leur efficacité réelle et la mise en place d’une procédure de vente au détail des médicaments prescrits.
– Regrouper et gérer en harmonie les trois régimes spéciaux et tous les régimes particuliers.
– Desserrer le numerus clausus dans les facultés de médecine pour permettre de pourvoir les besoins médicaux avec du personnel français formé en France.
C’est pour partager ses idées avec vous que la fédération Front National de Paris a tenu à vous écrire aujourd’hui. Parce que la santé est un bien précieux qu’il est de notre devoir à tous de défendre et que cela ne peut se faire et ne doit pas se faire, sans votre actif concours, vous médecins généralistes, premiers interlocuteurs et par le fait premiers acteurs, du système de santé français.
Wallerand de Saint-Just
Secrétaire départemental
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
Dans un avis rendu public le 25 janvier, le Conseil économique, social et environnemental alerte sur le prix des médicaments innovants coûteux. En effet, certains médicaments sont vendus à des prix excessifs, déconnectés de leur coût réel. Il en est ainsi du Sovaldi, médicament utilisé dans le traitement de l’hépatite C, facturé plus de 40 000 euros à l’Assurance maladie.
La grippe révèle la fragilité de nos hôpitaux
Cette nouvelle épidémie de grippe, à ce jour, est comparable aux années précédentes malgré un caractère un peu plus contagieux et aigu. Mais rien de nouveau qui n’ait pu être anticipé.
Mais voilà, 40 ans de gestion technocratique de nos hôpitaux, associant diminution de lits alors même que la population française augmente et vieillit, et gouvernance purement économique, ont sclérosé le système.
Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
Depuis un mois, la France connait son épidémie annuelle de grippe. Le gouvernement, en particulier la ministre de la Santé, a fait une nouvelle fois preuve d’une grave incompétence. Non seulement la campagne de vaccination antigrippale est intervenue trop tard pour être efficace, mais des directives dangereuses sont également à déplorer. Les fortes épidémies de grippe sont récurrentes et peuvent être anticipées dans un système de santé bien géré et doté des moyens humains, matériels et financiers nécessaires à son bon fonctionnement.
Communiqué de Presse du Front National et du Collectif Usagers de la santé
Depuis le 1er janvier 2016, les remboursements des dépassements d’honoraires par les complémentaires santé sont plafonnés à 125% du plafond de la Sécurité sociale. Cette situation a entrainé l’émergence de restes à charge importants pour les patients, et cela ne va pas aller en s’améliorant puisqu’à compter du 1er janvier 2017, ces remboursements seront plafonnés à 100% du plafond de la Sécurité sociale.
Communiqué du Collectif Nouvelle Écologie, par Philippe Murer et Éric Richermoz
Ségolène Royal, ministre de l’Environnement juge « inacceptable » la définition des perturbateurs endocriniens présentée par la Commission européenne. C’est une nouvelle preuve qu’on ne peut pas faire de l’écologie sérieusement en étant européiste.
De nombreuses études ont déjà été menées sur les perturbateurs endocriniens. Ralentie par les lobbies, la commission européenne n’en est qu’au stade de définir précisément ce que regroupe cette appellation.
Communiqué de Presse du Front National
Depuis 10 jours, il n’est question que de cela : François Fillon ne veut plus rembourser « le petit risque » . Qu’est-ce que cela veut dire ? Rien bien sûr, puisque qu’il n’existe aucun « petit risque médical » a priori, et que la bénignité d’une maladie n’est avérée qu’après coup. Comment va-t-on donc faire techniquement pour déterminer ce qui sera remboursé ou non ?
Cette phrase creuse est fondée sur une totale méconnaissance obstinée des technocrates dans des domaines vitaux.