Le droit d’asile ne découle pas de la République

Communiqués / 4 décembre 2014 / Étiquettes : /

Communiqué de Presse de Bertrand Dutheil de La Rochère, Conseiller République et laïcité de Marine Le Pen

Pour justifier une réforme qui renforcera le droit d’asile comme pompe aspirante de l’immigration, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, prétend que celui-ci ferait « partie des valeurs fondamentales de la République ». L’Assemblée nationale débattra donc, à partir du 9 décembre, d’un projet de loi visant à amplifier l’attraction de notre pays sous des prétextes qui se veulent humanitaires. Pour essayer de donner un contenu dramatique à son texte, le ministre insiste sur le sort des chrétiens d’Orient, comme si la solution était de se résigner à les voir partir des pays qui sont les leurs.

Le droit d’asile a toujours existé avant et en dehors de la République. Il prend ses origines dans la plus haute Antiquité. Il a été pratiqué largement par l’Église médiévale. La France a reçu, au XVIIe et au XVIII siècles, les jacobites catholiques qui fuyaient l’Angleterre protestante. Après la révocation de l’édit de Nantes, les protestants français se sont réfugiés dans les pays calvinistes. À partir de la Révolution, la Grande-Bretagne a accueilli des exilés politiques venus de tous les pays du Continent. Mais, jusqu’à des temps récents, les difficultés de transport limitaient naturellement le nombre de demandeurs d’asile. Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’individus, mais de masses.

Avec Marine Le Pen, le Rassemblement Bleu Marine rappelle que la valeur fondamentale de la République réside dans la protection qu’elle doit en priorité à ses citoyens. La gestion calamiteuse de la France par l’UMPS, depuis des décennies, ne nous permet plus, malheureusement, d’être généreux sans compter. Il faut limiter de manière draconienne le droit d’asile à ceux qui sont effectivement persécutés pour une action qui nous semble acceptable. Il faut renvoyer effectivement chez eux tous ceux qui cherchent par ce biais à abuser de notre hospitalité. Comme pour tous les étrangers en situation irrégulière, donc délictueuse, il faut condamner ceux qui resteraient dans notre pays ou qui y reviendraient après avoir été débouté. Droit d’asile et République ne sont ni incompatibles ni intrinsèquement liés. Il faut ajuster le droit d’asile aux possibilités du pays d’accueil sans fausse idéologie humanitariste.