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La « nouvelle » laïcité n’est ni liberticide, ni moralisatrice, elle est adaptée

Communiqués / 2 décembre 2014 / Étiquettes : /

Communiqué de Presse de Bertrand Dutheil de La Rochère, Conseiller République et laïcité de Marine Le Pen

Deux juristes viennent de publier un livre intitulé l’Affaire Baby-Loup ou la nouvelle laïcité. Conformément au laxisme dominant parmi les élites, ils y dénoncent l’émergence d’une nouvelle vision de la laïcité, qui serait « liberticide » et « moralisatrice ». Pour justifier leurs propos, ils évoquent notamment la loi sur le voile islamique ou celle sur la burqa. De plus, le climat créé par ces textes et les demandes d’en promulguer d’autres, allant dans le même sens, porterait atteinte à la liberté religieuse. Ainsi, dans une interview donnée à Libération, le 1er décembre, ils déclarent : « En 1905, le climat était violemment anticlérical, pas antireligieux. Il y avait un conflit entre la République française et les instances de l’Église catholique, mais pas contre les chrétiens. »

Ces deux universitaires n’ont pas perçu que, si le problème est de même nature, le contexte est différent. En effet, l’islam sunnite n’ayant pas de clergé, l’anticléricalisme est impossible. En revanche, les comportements religieux dans l’espace public sont imposés par une pression sociale qu’il faut bien appeler « communautariste ». Une femme réputée musulmane qui ne porte pas le foulard risque de se trouver ostracisée, de même pour un homme ou une femme qui ne respecte pas le ramadan en fumant, par exemple, dans la rue. La loi doit protéger la liberté de celui et, en l’occurrence, surtout de celle qui ne souhaite pas se conformer à ces prescriptions religieuses. Le problème n’est plus de s’opposer à une structure cléricale, mais d’empêcher une contrainte diffuse. Toutes les religions n’ont pas calqué leur organisation sur la Res publica romana. La mise en œuvre du principe de laïcité doit être adaptée à la réalité de la France actuelle, et ne pas rester figée sur le contexte d’il y a un siècle.

Avec Marine Le Pen, le Rassemblement Bleu Marine souhaite que chaque Français puisse croire ou ne pas croire, pratiquer ou ne pas pratiquer la religion qui éventuellement lui convient. Il appartient donc à la République de veiller à exclure tout débordement religieux dans l’espace public, tout en s’assurant que chacun jouit pleinement de la liberté de conscience dans sa sphère privée. Le clientélisme communautaire largement pratiqué par les élus de l’UMP, du PS et autres, sous prétexte de diversité, confine au contraire un grand nombre de nos concitoyens dans des apparences dont ils voudraient se libérer.