Communiqué de Presse de Marion Maréchal-Le Pen
Les agriculteurs appellent à un rassemblement départemental en Avignon dans le cadre d’une grande journée de mobilisation nationale, ce mercredi 5novembre. Je tiens à apporter mon entier soutien à une initiative motivée par la protection d’un savoir-faire français et vierge de toute manœuvre corporatiste.
Le monde agricole est la cible privilégiée des maux du libre-échange imposé par l’Union européenne. Toutes les mesures prises au plan européen sont des protections abattues et remplacées par des obstacles dressés contre la compétitivité de l’agriculture française. Le dumping social et environnemental, qui régit le marché européen, plonge nos agriculteurs dans le désespoir : ils doivent affronter conjointement le faible coût de la main d’œuvre des pays d’Europe de l’Est, le travail dissimulé des migrants en Espagne et en Italie, le recours aux travailleurs détachés en Allemagne, rémunérés 3 euros de l’heure. Le gouvernement choisit le moins-disant social prôné par Bruxelles en diminuant les exonérations de charges dont bénéficient les employeurs de saisonniers et en appliquant rigoureusement des normes européennes sans cesse durcies, telles que le nouveau zonage de la directive nitrate, auxquelles de nombreux pays ne se soumettent pas.
Par ailleurs, l’embargo russe révèle l’incapacité de l’Union européenne à faire face aux crises. Les fonds débloqués par la Commission, à hauteur de 344 millions d’euros, pèsent peu face au milliard de débouché perdu par l’agriculture et l’agroalimentaire français. Pendant ce temps les prix de nos produits continuent de baisser et les denrées de s’accumuler. Pourtant, cette situation n’incite pas l’Etat à promouvoir nos produits nationaux dans la restauration collective : 75% des fruits, légumes et viande bovine consommés dans les établissements publics sont importés. Face à un tel risque pesant sur l’existence des exploitations agricoles, sur la compétitivité des produits français et sur les capacités d’exportation, je ne peux qu’adhérer au mot d’ordre des manifestants : « mangeons français ». Le patriotisme de consommation doit passer de la formule politique à l’application concrète grâce à une loi élaborant des seuils d’achats de produits français par les administrations publiques et les restaurations hors foyers.
Face à la dérégulation imposée par les technocrates de Bruxelles, que le traité TAFTA poussera à son paroxysme, il est temps de faire le choix de la solidarité nationale par le développement d’une politique agricole française dans l’intérêt du producteur et du consommateur.
Je demande au Gouvernement que les revendications des agriculteurs soient entendues et reprises pour apporter tout l’aide nécessaire à un secteur faisant la fierté de la France.
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.