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Message de soutien de Marion Maréchal-Le Pen à la mobilisation du monde agricole

Communiqués / 5 novembre 2014 / Étiquettes : , /

Communiqué de Presse de Marion Maréchal-Le Pen

Les agriculteurs appellent à un rassemblement départemental en Avignon dans le cadre d’une grande journée de mobilisation nationale, ce mercredi 5novembre. Je tiens à apporter mon entier soutien à une initiative motivée par la protection d’un savoir-faire français et vierge de toute manœuvre corporatiste.

Le monde agricole est la cible privilégiée des maux du libre-échange imposé par l’Union européenne. Toutes les mesures prises au plan européen sont des protections abattues et remplacées par des obstacles dressés contre la compétitivité de l’agriculture française. Le dumping social et environnemental, qui régit le marché européen, plonge nos agriculteurs dans le désespoir : ils doivent affronter conjointement le faible coût de la main d’œuvre des pays d’Europe de l’Est, le travail dissimulé des migrants en Espagne et en Italie, le recours aux travailleurs détachés en Allemagne, rémunérés 3 euros de l’heure. Le gouvernement choisit le moins-disant social prôné par Bruxelles en diminuant les exonérations de charges dont bénéficient les employeurs de saisonniers et en appliquant rigoureusement des normes européennes sans cesse durcies, telles que le nouveau zonage de la directive nitrate, auxquelles de nombreux pays ne se soumettent pas.
Par ailleurs, l’embargo russe révèle l’incapacité de l’Union européenne à faire face aux crises. Les fonds débloqués par la Commission, à hauteur de 344 millions d’euros, pèsent peu face au milliard de débouché perdu par l’agriculture et l’agroalimentaire français. Pendant ce temps les prix de nos produits continuent de baisser et les denrées de s’accumuler. Pourtant, cette situation n’incite pas l’Etat à promouvoir nos produits nationaux dans la restauration collective : 75% des fruits, légumes et viande bovine consommés dans les établissements publics sont importés. Face à un tel risque pesant sur l’existence des exploitations agricoles, sur la compétitivité des produits français et sur les capacités d’exportation, je ne peux qu’adhérer au mot d’ordre des manifestants : « mangeons français ». Le patriotisme de consommation doit passer de la formule politique à l’application concrète grâce à une loi élaborant des seuils d’achats de produits français par les administrations publiques et les restaurations hors foyers.

Face à la dérégulation imposée par les technocrates de Bruxelles, que le traité TAFTA poussera à son paroxysme, il est temps de faire le choix de la solidarité nationale par le développement d’une politique agricole française dans l’intérêt du producteur et du consommateur.

Je demande au Gouvernement que les revendications des agriculteurs soient entendues et reprises pour apporter tout l’aide nécessaire à un secteur faisant la fierté de la France.