Communiqué de presse de Bertrand Dutheil de La Rochère, Conseiller République et laïcité de Marine Le Pen
Dans l’islam sunnite, il n’existe pas de clergé. Chaque croyant peut s’ériger en autorité religieuse légitimée par les croyants qui lui reconnaissent cette qualité. Les autorités politiques des différents pays se déclarant musulmans investissent donc des autorités religieuses et enjoignent à leurs administrés de les reconnaître comme telles. Les musulmans des pays qui ne sont pas musulmans ont tendance soit à se constituer en communautés politico-religieuses, soit à se rattacher à une autorité d’un pays musulman. Aujourd’hui, en Europe occidentale, cette dernière option est d’autant plus la règle que les musulmans d’immigration récente ont conservé de nombreux liens avec leurs pays d’origine.
Cette situation ne répond pas à la culture de la nation française. Pays gallican, elle a toujours institué une césure entre religion et politique. La France monarchique s’est opposée au Pape, parfois avec violence. La laïcité républicaine s’inscrit dans cette continuité. Depuis bientôt trente ans, pour permettre un islam de France, les différents gouvernements ont voulu créer une instance représentative du culte musulman. Implicitement, ils avaient en modèle l’organisation du judaïsme par Napoléon. À deux siècles d’intervalle, la situation des deux religions est bien différente sur le sol national comme dans le monde. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) n’a que l’audience que chaque musulman en France veut bien lui accorder. En conséquence, s’il est nécessaire que ce Conseil et les autres autorités musulmanes condamnent le terrorisme pratiqué au nom de l’islam, chaque musulman doit aussi veiller à ne pas faciliter des amalgames en suivant des imams aux positions pour le moins ambiguës
Avec Marine Le Pen, le Rassemblement Bleu Marine condamne tous ceux qui veulent confondre l’islam, qui est une religion, avec l’islamisme, qui est un totalitarisme. Parallèlement, il dénonce toute complaisance et toute faiblesse envers ceux qui commettent des crimes en invoquant cette religion. En revanche, l’islam est une religion et non une race : critiquer l’islam, comme critiquer le christianisme, ne peut être considéré comme une forme de racisme. Enfin, chacun doit être libre de changer de religion ou de ne pas avoir de religion. Plaçant les croyances métaphysiques dans la sphère privée, la France unit dans l’espace public tous les Français au sein d’un même peuple sans autre critère que leur citoyenneté.
Mesdames, Messieurs,
Notre pays concentre la plus grande proportion de personnes se déclarant de confession musulmane dans l’espace européen, érigeant l’Islam au second rang des religions pratiquées en France.
L’ancrage durable de l’Islam en France, consécutif au regroupement familial, a conduit à l’émergence progressive d’une affirmation religieuse cherchant sa consécration dans l’aménagement de lieux de culte et de mosquées. Le ministère de l’intérieur et des Cultes recensait 150 lieux de culte en 1976, 900 en 1985 et 1 555 en 2001. En 2012, il en dénombrait près de 2 500, soit un doublement sur les vingt dernières années. Parmi ces lieux de culte, il y aurait environ 90 mosquées.
Mesdames, Messieurs,
Les récents attentats perpétrés sur notre territoire par des musulmans radicalisés situent l’Islam au centre des débats. Deuxième religion du pays, l’Islam connaît de graves dérives qui conduisent à s’interroger sur sa place au sein de la société française, son mode de fonctionnement, ses influences. Des réponses précises ne peuvent que mieux aider à distinguer nos compatriotes musulmans des dérives djihadistes en forte progression ces dernières années.
Communiqué de Bertrand Dutheil de La Rochère, Membre fondateur et trésorier du RBM. Conseiller régional d’Ile-de-France
Dans Le Figaro de ce jour, commentant un sondage de l’IFOP sur l’image dégradée de l’islam en France, Anouar Kbibech, président du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman), réclame « un droit à l’indifférence ». Sa demande est légitime. Mais toutes les évolutions montrent une défiance accrue. Aux musulmans de s’abstenir d’intervenir en tant que tels dans l’espace public pour réserver l’expression de leur foi dans la seule sphère privée. Aux responsables de l’islam qui se veulent représentatifs de cette religion en France d’imposer le respect des principes de la laïcité. Les résultats du sondage leur montrent la voie à suivre.
Communiqué de presse de Florian Philippot, candidat tête de liste en Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine
Depuis des années, l’UMPS avec la complicité de divers religieux tente, en Alsace-Moselle, d’étendre le Concordat à l’islam par des moyens détournés. L’instruction religieuse catholique, protestante ou israélite y est organisée dans le cadre de l’Éducation nationale. Dès la rentrée 2016, une expérimentation sera tentée dans les lycées pour y ajouter l’islam. Une étape serait ainsi franchie.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Sans doute honteuse du bilan de Nicolas Sarkozy en la matière, l’ex-UMP organise ce jour une réunion à huis-clos sur « l’Islam en France ».
Il est vrai que la politique de Nicolas Sarkozy a été un échec complet, dont nous payons aujourd’hui chèrement les conséquences. La question est maintenant de savoir si son parti va s’excuser pour :
– l’immigration massive qui a abondamment nourri le fléau du communautarisme, et qui met aujourd’hui en péril l’unité de la Nation ;
Communiqué de presse de Bertrand Dutheil de La Rochère, Conseiller République et laïcité de Marine Le Pen
Le ministre algérien des affaires religieuses a demandé, en octobre dernier, à Manuel Valls que soient formés des imams pour guider la prière des musulmans de France. En fait, il s’agit de fonctionnaires algériens chargés d’encadrer une partie de l’islam en France. Bien évidemment, notre ministre de l’Intérieur a obtempéré. Dépendant de notre ministre des Affaires Etrangères, l’Institut français d’Alger a dispensé, en juin, à 40 intéressés cette formation de langue française et d’ « environnement juridique ».