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L’assassinat des moines de Tibhirine : l’impossible vérité ?

Communiqués / 30 octobre 2014 / Étiquettes : /

Communiqué de Karim Ouchikh, Président du SIEL, Administrateur national du Rassemblement Bleu Marine, Conseiller de Marine Le Pen à la Culture et à la Francophonie, Conseiller municipal de Gonesse

Tous les Français ont conservé en mémoire l’abominable assassinat, commis en 1996, des sept moines trappistes de Tibhirine qui avaient consacré leur existence à Dieu en choisissant de vivre leur vocation en terre d’Islam. Enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, ils ont été officiellement tués le 21 mai, jour de publication du communiqué du GIA revendiquant leur assassinat. Au bout de trois ans d’attente et de trois reports, les juges Marc Trévidic et Nathalie Poux, en charge de l’instruction de ce dossier en France, se sont rendus enfin en Algérie, à la mi-octobre. En compagnie de quatre experts français et de leurs homologues algériens, ils ont pu assister à l’autopsie des têtes des moines et réaliser des prélèvements biologiques, sans pouvoir toutefois mener à bien leurs investigations.

Placés en effet dans l’impossibilité d’auditionner une vingtaine de témoins présents en Algérie, les magistrats français se sont vu notifiés également, avant leur départ du sol algérien, l’interdiction formelle de ramener avec eux les fragiles prélèvements biologiques pour les analyser en France. L’avocat des familles des moines a dénoncé à juste titre une « confiscation des preuves » qui risque de compromettre tout espoir de découvrir enfin la vérité.

En entravant de la sorte le cours de l’enquête française, sans doute pour masquer leur possible implication dans ce drame, les autorités algériennes persévèrent plus que jamais dans leur sordide jeu de cache-cache. Devant cette nouvelle dérobade qui exacerbe la douleur des familles des victimes, le gouvernement français doit élever fermement la voix pour dénoncer cette intolérable entreprise de dissimulation et exiger de l’Algérie sa totale coopération judiciaire afin de parvenir un jour à la manifestation de la vérité.