Le Parlement Européen a confirmé hier la nomination des futurs commissaires en charge des questions économiques : Jyrki Katainen, Valdis Dombrovskis, Pierre Moscovici et Jonathan Hill.
Anticipant une catastrophe économique et sociale pour la France, Bernard Monot a voté contre l’ensemble de ces nominations, ainsi que les membres de la coordination ENL.
La Commission Juncker accumule en effet les erreurs de casting et prend rendez-vous avec l’échec.
Au sein d’une équipe où l’enchevêtrement des portefeuilles rend illisible la répartition des rôles, on trouve :
– Pour faire appliquer la discipline budgétaire dans l’Union, Pierre Moscovici, le ministre des finances qui a été incapable de respecter les engagements de la France en matière de déficit et de dette;
– Pour gérer la question de l’euro et du dialogue social, Valdis Dombrovskis, un ancien premier ministre letton qui a mené le plus grave plan d’austérité dans son pays, ayant abouti à un exode massif de sa population;
– Pour moraliser et réglementer le secteur financier, lord Hill, un proche de la City qui a fait la moitié de sa carrière comme lobbyiste, travaillant pour des hedge funds ou des grandes banques.
Cette Europe de Bruxelles marche sur la tête…
Les élus UMP (siégeant au sein du PPE), restent eux parfaitement cohérents : ils ont accordé leur confiance à toutes ces personnes, notamment en votant main dans la main avec les élus PS (siégeant au sein du S&D) pour la nomination de Pierre Moscovici. C’est bien cela, l’UMPS…