Par Gilbert Collard, Député du Gard, membre de la commission des Lois, Secrétaire Général du Rassemblement Bleu Marine
Avec lui la laïcité a du vent dans l’aile.
Tissu léger, mais armure évidente d’une propagande religieuse qui s’affiche, désormais, un peu partout, comme une provocation à l’idéal de laïcité et de liberté de la femme.
Anecdotique, dirait le ministre des Relations avec le Parlement, puisque tout est anecdotique pour lui, même le fait que des hommes vêtus de djellabas, barbus comme Landru, s’entraînent aux cris d’Allah Akbar, avec des armes factices dans un parc public de Strasbourg, disant vouloir venger leurs morts, et cela sans aucune sanction. Elle est pas belle, la France.
Anecdotique, qu’une étudiante à la Sorbonne assiste aux travaux dirigés couverte d’un voile qui enveloppe ses cheveux ? Anecdotique, qu’une étudiante à Sciences Po d’Aix-en-Provence suive les cours ensevelie dans une labyrinthique tenue noire qui la couvre intégralement, à l’exception du visage ? Ainsi la loi vestimentaire qui interdit de dissimuler son visage dans les lieux publics est respectée, tout en étant ridiculisée !
À la Sorbonne, l’enseignante ose demander à l’étudiante si elle compte garder « son truc », formulation un peu excessive, certes, mais franche. Elle ajoute, aggravant son cas que ce voile la dérange et qu’elle est là pour « l’aider à l’insertion professionnelle », « pour laquelle ce vêtement lui posera des problèmes. » Qui peut dire que l’observation n’est pas raisonnable ? Ne tenant aucun compte de l’observation la militante du voile argumente fièrement qu’elle possède le droit de ne pas rester tête nue, ce qui est vrai ! Le professeur lui demande alors de choisir un autre groupe… Crime de lèse-majesté du voile, l’envoilée se prétend « humiliée » ! Que vont faire nos couilles molles ? Devinez… Le président de la Sorbonne reçoit personnellement en personne la victime humiliée et présente au nom de l’Université ses excuses… Oui, ses excuses ! L’agenouillement des nouilles ne suffit pas, l’offensée voilée et culottée exige une sanction ! Pourquoi se priver ? Le président s’en sort par une pirouette juridique arguant que l’enseignante allergique a mal interprété la loi de 2004 qui interdit le port des signes religieux dans les écoles, les lycées, les collèges, mais pas dans les Universités.
Que faire ? Désormais, à chacun son truc ! Les Bretonnes devraient assister aux cours en coiffes bretonnes, les Basques en béret, les Savoyards en bonnet, les cathos coiffés d’une mitre, les normands avec un camembert sur la tête, les scouts en foulard et culottes courtes, les pudiques militantes avec une ceinture de chasteté en pendentif… Il ne nous reste plus que la dérision !
Ce n’est pas fini… À Sciences Po, le prof exaspéré reproche à l’étudiante « d’être un cheval de Troie de l’islamisme » ! Excessif ou fine analyse ? La cavalière nocturne quitte l’amphi, escortée d’indignés compulsifs, en clamant sa liberté de porter le voile. Pendant ce temps, les étudiants n’étudient pas, qu’importe ! Que va faire, à votre avis, le directeur de l’IUP ? Comme d’habitude, s’excuser platement, déplorer en pleurnichant « cet incident regrettable », et évidemment réaffirmer « son attachement aux valeurs républicaines ». Comme si la République devait s’acclimater aux signes d’inégalité et d’infériorisation de la femme !
Au-delà de la question vestimentaire qui nous déshabille de notre laïcité, cette querelle préfabriquée pose la question de la liberté d’expression de l’enseignant, qui ne peut plus rien dire dans son cours, pire, qui se fait désavouer parce qu’il aurait mal interprété la loi et doit subir, en même temps, la désapprobation médiatique.
Ce voile cache bien d’autres choses, notamment qu’on abandonne les musulmanes modernes qui ne veulent pas du voile et se retrouvent seules et qu’on renonce dans l’espace visible à chasser les fantômes de l’intégrisme.
Aux dernières nouvelles, c’est à l’opéra que le voile intégral a cherché à s’imposer.
Les chanteurs, plus couillus que les directeurs d’IUP, ont décidé une grève des cordes vocales si on ne faisait pas sortir la porteuse du niqab. Ce qui fut fait, puisque l’opéra est un lieu public où le voile intégral est interdit.
Communiqué de Bertrand Dutheil de La Rochère, Membre fondateur et trésorier du RBM, Conseiller régional d’Île-de-France
Lundi 7 novembre, le gouvernement socialiste violera, sinon la lettre, du moins l’esprit de la loi du 9 décembre 1905, portant séparation de l’État et de la religion, en publiant le « Guide pratique du fait religieux dans les entreprises privées ». La presse s’est déjà fait l’écho de certaines des mesures préconisées. Les lieux de travail vont devenir le champ clos des tensions entre salariés au sujet des convictions ou de l’absence de convictions des uns et des autres.
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
Faiblesse et compromission sont les maîtres-mots du gouvernement en matière de laïcité.
Alors que nous ne cessons depuis des années de tirer la sonnette d’alarme sur les revendications religieuses qui se multiplient dans les entreprises, le gouvernement refuse de venir en aide aux responsables RH et aux responsables de direction confrontés à ce phénomène de plus en plus oppressant.
Communiqué de presse de Gaëtan Dussausaye, Directeur national du Front National de la Jeunesse, Membre du Bureau Politique du FN
Dans le collège de Saint-Ambroix, ville proche d’Alès dans le Gard, les élèves et parents d’élèves ont eu la surprise de voir un professeur de musique distribuer un appel à la prière en arabe à sa classe. La raison avancée par l’enseignant, soutenu par le rectorat : permettre l’ouverture d’esprit des élèves aux autres cultures et spiritualités.
Communiqué de Presse de David Rachline, Sénateur-Maire de Fréjus
La Mission d’information sur l’organisation, la place et le financement de l’Islam en France et de ses lieux de culte vient de présenter son rapport. Ne souhaitant pas être engagé parl’ensemble des conclusions et des préconisations de ce rapport, je me suis abstenu lors du vote final.
Certes cette mission d’information a permis, à travers la grande diversité des auditions organisées, de faire un certain nombre de constats qui, pour partie, rejoignent ceux que nous faisons au Front national depuis des années ; je pense par exemple au lien avec les pays d’origine d’un certain nombre de musulmans ou encore l’absence de connaissance de la part des imams de la culture, de l’histoire voire de la langue de notre pays ; ces deux éléments favorisant grandement le communautarisme.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
Alors que la rupture du jeûne marquant la fin du ramadan aura lieu ce mercredi 6 juillet, la Maison des examens d’Île-de-France a annoncé qu’elle permettra aux lycéens qui le souhaitent de différer à jeudi leur convocation au rattrapage du baccalauréat. Il s’agit d’une décision conforme à une circulaire de François Fillon datée du 18 mai 2004 lorsqu’il était ministre de l’Éducation nationale.
Communiqué de Presse du Collectif Racine
Plusieurs médias s’en sont fait l’écho en fin de semaine : la « Maison des examens », le service interacadémique en charge d’organiser les examens et concours en région parisienne, a demandé, par la voix de son directeur, Vincent Goudet, que les chefs de centres permettent dérogatoirement aux candidats du Bac célébrant l’Aïd-el-Fitr de reporter leurs oraux de rattrapage.
Le cas est à peine croyable, tant cette disposition contrevient au principe de laïcité — « la République ne reconnaît […] aucune culte », aux termes de la loi de 1905 —, là même où elle devrait être le plus scrupuleusement observée, puisque de l’Ecole dépend largement l’assimilation de tous à la seule communauté que la République soit fondée à reconnaître : la communauté nationale.