Communiqué de presse du Front National
Le Front National ne peut que regretter que des travailleurs français en viennent à incendier des bâtiments publics comme l’ont fait les légumiers bretons à Morlaix la nuit dernière. Il tient par contre à souligner la responsabilité accablante de l’actuel gouvernement qui refuse de prendre sérieusement en considération la crise qui lamine les filières agricoles françaises depuis plusieurs années.
Bien avant l’embargo russe (provoqué, soit dit en passant par l’impéritie de Bruxelles et la servilité du gouvernement français), la filière légumière a dû subir la délocalisation des conserveries vers l’Europe de l’Est, le traité de libre-échange avec le Maroc et la concurrence sauvage des producteurs italiens et espagnols qui n’hésitent pas à recourir à de la main d’oeuvre clandestine et sous payée.
Toutes les filières agricoles et agroalimentaires françaises souffrent lourdement des sanctions russes. Toutes sont également fragilisées par des années d’un libre-échange fondé sur le dumping social et environnemental. Toutes sont scandalisées de l’aumône que représentent les mesures dérisoires annoncées afin de soutenir les cours des productions. La majorité de nos agriculteurs se sentent désormais condamnés à disparition rapide.
Sur le terrain, la colère gronde depuis trop longtemps déjà. Un nombre grandissant d’agriculteurs se détourne des syndicats afin d’agir en petits groupes, de manière autonome mais de mieux en mieux organisée. Ils ont montré leur détermination lors des manifestations organisées ces deux dernières années afin de protester contre la fermeture de nombreux sites agroalimentaires, puis lors de la révolte contre l’instauration de l’écotaxe. De crises en crises, nombre d’entre eux n’ont plus rien à perdre : l’argent ne rentre plus dans les caisses et l’endettement explose.
Le gouvernement ment quand il prétend avoir pris les mesures suffisantes pour soutenir les filières agricoles alors qu’il se préoccupe surtout d’imposer les prochains traités de libre-échange négociés par l’Union européenne. Il est dans le déni de réalité quand il prétend traiter l’explosion de colère d’hier par la seule force. Il expose ainsi l’ensemble du pays, et plus particulièrement ses agriculteurs et ses forces de l’ordre, une nouvelle série de conflits sociaux dont la violence sera impossible à canaliser.
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.