Intervention de Gilles Lebreton, député français au Parlement européen, membre de la Commission des Affaires juridiques, conseiller Enseignement supérieur de Marine Le Pen
Mesdames, Messieurs,
M. Jean-Claude Juncker a fait du marché unique numérique sa priorité n°1, ce qui n’est pas rassurant quand on pense comme moi qu’il est l’homme des banques et des lobbies financiers internationaux.
Son projet est un piège pour les citoyens. Il repose sur un amalgame et sur de fausses promesses.
L’amalgame consiste à relier artificiellement le marché unique numérique à la neutralité du net, alors qu’il s’agit de deux choses différentes. La neutralité du net doit être recherchée et protégée, car elle garantit le libre accès de tous les citoyens, même les plus modestes, au réseau numérique. Elle est un bouclier contre la volonté de certaines grandes entreprises d’instituer une priorité d’accès en faveur de ceux qui sont capables de la payer au prix fort. A l’heure où je vous parle, la puissante association GSMA, qui réunit les opérateurs de téléphonie mobile, fait un lobbying acharné pour abattre la neutralité du net. La Commission et le Parlement européens sauront-ils lui résister ? Rien n’est moins sûr car les Etats-Unis ne veulent pas de la neutralité du net, or l’Union européenne finit généralement par leur céder.
Les fausses promesses consistent à parer le futur marché unique numérique de vertus quasi-miraculeuses. Dans sa résolution du 4 juillet 2013, le Parlement européen affirme qu’il rapportera 800 milliards d’euros à l’économie européenne. Mais un an plus tard, M. Juncker abaisse cette prévision à 500 milliards d’euros. Comment croire des évaluations aussi fantaisistes ?
Les mêmes autorités nous assurent que le marché unique numérique profitera aux PME et créera 4 millions 400 000 emplois dès 2016. Je crois au contraire qu’il détruira des PME et des emplois, notamment dans mon pays – la France -, en ajoutant un dumping social numérique au dumping social qui existe déjà.
En réalité, le marché unique numérique est une machine de guerre contre la souveraineté des Etats. Avec ce projet, l’Union européenne cherche une fois de plus à supprimer des protections nationales qu’elle assimile à des « obstacles », sans vouloir comprendre que la libre concurrence n’est pas un but en soi.
Intervention de Marie-Christine Arnautu, Député français au Parlement européen, sur la protection de la vie privée dans le domaine du numérique
Lire la suite →Égalité d’accès à internet : sur le marché unique européen des communications électroniques, le Parlement refuse de suivre Gilles Lebreton.
Lire la suite →Communiqué de Dominique Bilde, Députée Français au Parlement Européen, Membre de la Commission Culture
Alors qu’en France, la liberté sur internet ne cesse de reculer, notamment depuis la loi « Big Brother » sur le renseignement, les députés Front National au Parlement européen se sont majoritairement positionnés en faveur du principe de neutralité du net en discussion au niveau des instances européennes depuis plusieurs mois. Les membres du groupe Europe des Nations et des Libertés ont ainsi voté mardi en séance plénière à Strasbourg un texte permettant le renforcement de l’encadrement de la politique commerciale des opérateurs du marché des communications électroniques afin de garantir ce principe de neutralité du net et de lutter contre les tentatives de discrimination menées par certains opérateurs.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
D’après un rapport annuel publié aujourd’hui par l’ONG Freedom House, la France fait partie de la liste des pays, comprenant notamment la Libye ou l’Ukraine, où la liberté d’expression sur Internet a considérablement régressé pendant l’année 2015.
L’ONG pointe ainsi directement la loi sur le renseignement adoptée par l’UMP et le PS en juin, qui a permis l’installation sur les réseaux de boîtes noires visant à restreindre la diffusion des contenus postés par les internautes.
Réponse à la lettre de Madame Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la CNIL, sur l’espionnage généralisé des ordinateurs des Français par le biais du nouveau système d’exploitation Windows 10
Madame la présidente,
Je viens de recevoir votre réponse à la lettre ouverte du 27 Juillet où je vous faisais part de mes inquiétudes sur l’espionnage généralisé que pourrait entreprendre Microsoft avec Windows 10.
Je vous remercie d’avoir répondu à mes questions mais je constate que vos réponses sont évasives et ne reflètent pas du tout l’inquiétude de vos homologues allemand et suisse ainsi que nombre d’informaticiens.
En effet, vous arguez que Windows 10 permet à l’utilisateur de modifier ou de désactiver la collecte de données. Vous avez d’ailleurs le 10 août créé un tutoriel sur le site internet de la CNIL pour expliquer comment régler les paramètres de Windows 10 afin de désactiver les mouchards installés par Microsoft.
Communiqué de presse du Front National
Nous publions ici la réponse de la présidente de la CNIL à la lettre ouverte de Marine Le Pen sur l’espionnage généralisé des ordinateurs des Français par le biais du nouveau système d’exploitation Windows 10.