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Les non-dits que cache la démission du gouvernement Valls

Communiqués / 25 août 2014 / Étiquettes : , , /

Communiqué de Presse de Karim Ouchikh, Président exécutif du SIEL, Conseiller de Marine Le Pen à la Culture et à la Francophonie, Conseiller municipal de Gonesse

La démission du gouvernement Valls confirme l’incapacité du chef de l’Etat à maintenir l’unité d’une majorité présidentielle qui n’est plus que l’ombre d’elle-même et traduit l’inaptitude du Premier ministre à imposer son autorité au sein d’un gouvernement profondément divisé.

A ce constat immédiat s’ajoutent des non-dits. A l’épreuve du pouvoir, la majorité socialiste sortie des urnes en 2012 découvre tardivement l’impossibilité de pratiquer une quelconque politique économique et monétaire alternative à celle qui lui est imposée par les traités européens ; mesurant pareillement les limites d’une stratégie du bouc émissaire qui s’applique à mettre exclusivement sur le dos de l’Allemagne le poids de contraintes institutionnelles imputables aux seules logiques bruxelloises, les socialistes ne peuvent se résoudre pour autant, par enfermement idéologique, à rompre définitivement avec le système irréformable de l’Union européenne.

Quelle que soit la composition du prochain gouvernement socialiste, les mêmes causes non résolues produiront les mêmes effets détestables : la dépendance européenne de la France – qui demeure prisonnière d’un carcan auquel l’UMPS s’est soumis docilement depuis plus de vingt ans, empêchera l’exécutif français de sortir des clous de l’austérité euro-libérale. Incapable tout à la fois de regagner à Bruxelles de quelconques marges de manœuvre économique et monétaire mais aussi de rétablir à Paris l’unité d’une majorité parlementaire aujourd’hui impotente, François Hollande est condamné désormais à dissoudre l’Assemblée nationale, en redonnant enfin la parole au peuple, sans quoi il ne saurait se réclamer demain de la moindre légitimité politique.