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Paris-Moscou : "Mistral gagnant" pour la France

Communiqués / 23 juillet 2014 / Étiquettes : /

Communiqué de Karim Ouchikh, Président exécutif du SIEL, Conseiller de Marine Le Pen à la Culture et à la Francophonie, Conseiller municipal de Gonesse

Depuis plusieurs jours, les Etats-Unis et certains pays européens mènent campagne pour contraindre la France, par médias interposés, à ne pas honorer son contrat de vente à la Russie de deux BPC (Bâtiment de projection et de commandement) de la classe Mistral, signé en 2011 pour un montant global de 1,2 milliard d’euros : sur fond de crise ukrainienne, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Suède, la Pologne ou les pays Baltes pressent Paris à renoncer à la livraison du Vladivostok (en octobre 2014) et du Sebastopol (en octobre 2015).

La vente de ces deux bâtiments de guerre, en grande partie réglée, est vitale pour la France pour au moins trois raisons immédiates : développer nos exportations militaires pour compenser la réduction constante du budget de la Défense ; accroitre l’avance technologique de notre industrie de défense ; préserver l’activité des chantiers navals de Saint-Nazaire. En multipliant les accès à nos exportations militaires, notamment en direction de la Russie mais aussi de tous les pays émergents, l’intérêt diplomatique de la France est de contribuer également, à long terme, à l’émergence d’un monde multipolaire pour contrebalancer le poids excessif des Etats-Unis au sein des relations internationales.

Soucieuse de préserver avant tout nos intérêts stratégiques, la France ne doit pas céder aux pressions venant de milieux atlantistes qui l’exhortent à lâcher un contrat dont le remboursement, compensations financières comprises, coûterait au budget de la Nation plusieurs centaines de millions d’euros ! Après tout Paris ne demande pas aux Anglais de limiter l’accès à la City des investisseurs russes, ni à nos voisins allemands de suspendre leurs transactions gazières avec Moscou. Sauf à prendre la risque d’affaiblir la crédibilité de la France, en dégradant la valeur de notre signature, la vente des Mistral à la Russie doit donc être intégralement honorée : de ce point de vue, le comble de l’hypocrisie ne serait-il pas atteint si François Hollande, en quête d’un éternel compromis, devait accepter du bout des lèvres de livrer cette année le premier bâtiment tout en sacrifiant, sur l’autel du politiquement correct international, la construction du second navire en 2015 ?