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A Cayenne, un guet-apens judiciaire

Communiqués / 15 juillet 2014 / Étiquettes : /

Communiqué de Presse du Front National

Le « mouvement Walwari » (association indépendantiste créée en Guyane par Christiane Taubira) a cru pouvoir citer devant le tribunal correctionnel de Cayenne Mme Anne Sophie Leclère pour le délit d’injure envers la même Mme Taubira après que Mme Leclère l’eut caricaturée sur Facebook. Cette association a cru aussi pouvoir citer pour la même infraction le Front national.

Le Front national a demandé au premier président de la Cour d’appel de Cayenne la récusation de M. Stéphane Rémy, le président du tribunal correctionnel, au motif de son appartenance au Syndicat de la Magistrature. Le premier président a rejeté cette demande sans même faire mention de l’argument soulevé par le FN tenant à l’existence du « mur des cons » et au fait que la présidente du SM est mise en examen pour injure envers le Front national.

Le Front national a ensuite tenté de trouver à Cayenne un avocat susceptible de le défendre. Il n’y est pas parvenu (Mme Leclère, compte tenu de son très petit niveau de vie, ne s’y est même pas essayée…). On mesure déjà l’iniquité de ce procès qui oblige ces deux défendeurs à comparaitre à des milliers de kilomètres.

C’est dans ses conditions de chausse-trappe que s’est déroulé ce procès et que des condamnations révoltantes viennent d’être prononcées : 9 mois de prison fermes contre Mme Leclère, 30.000 euros d’amende contre le Front national et 50.000 euros de dommages et intérêts au profit du « mouvement Walwari ». Il doit s’agir des condamnations les plus importantes prononcées depuis longtemps en matière de droit de la liberté d’expression.

Evidemment, le Front national interjette appel de cette décision (devant la cour d’appel de Cayenne). Le Front national fera valoir que le droit français a expressément exclu la responsabilité pénale d’une personne morale pour les délits relatifs à la liberté d’expression. Le procureur de Cayenne avait relevé cette impossibilité de déclarer coupable le Front national du délit d’injure. Tout ceci n’a pas arrêté, à l’évidence, les juges du tribunal de Cayenne. Le Front national fera aussi valoir qu’il n’a pas injurié Mme Taubira, qu’il n’a donné aucun moyen à Mme Leclère de le faire, qu’il a d’ailleurs exclu définitivement cette Mme Leclère.

Clairement, au tribunal de Cayenne, les règles ne sont pas appliquées, il faut dénoncer avec vigueur ces violations incroyables de notre état de droit.