La grève à la SNCF qui doit démarrer ce soir ne masquera pas la responsabilité des syndicats dans la situation périlleuse qui est celle de l’entreprise et de l’ensemble du secteur ferroviaire français. Leur complicité à l’égard des gouvernements successifs qui depuis 1997 (et la scission RFF/SNCF) ont désorganisé le rail et démembré ses structures pour se conformer aux injonctions de libéralisation de l’Union européenne, est évidente.
La présente réforme, à l’origine de la contestation, vise en effet à préparer la libéralisation du service voyageur et son ouverture totale à la concurrence à l’horizon 2019 pour les lignes TGV, et 2022 pour les lignes régionales.
Les conséquences d’une telle libéralisation sont connues d’avance : augmentation des tarifs, baisse de la sécurité et surtout suppression des axes les moins rentables (province et ruralité principalement). En cas d’application stricte des règles européennes, cette issue est inévitable. Pire, appelée à être concurrencée exclusivement sur ses axes les plus rentables, la situation financière de la SNCF ne pourra que se dégrader.
Cette libéralisation totale du rail, déjà effective dans le fret, s’est pourtant traduite, de l’aveu même du secrétaire d’Etat chargé des Transports Frédéric Cuvillier, par « un effondrement du fret ferroviaire ». Le gouvernement sait donc parfaitement dans quoi il engage la France. En se soumettant une fois de plus à Bruxelles, il est en train de tuer un grand service public essentiel à la cohérence territoriale et à l’économie de notre pays.
Le Front National exige la suspension de toutes les directives de libéralisation du rail, et demande à ce que l’Etat reprenne la main en se libérant des contraintes communautaires, en réimposant le monopole de la SNCF sur le rail, et en s’assurant du respect des exigences du service public en termes de dessertes rurales, de tarifs et de sécurité.
Communiqué de Wallerand de Saint Just président du groupe FN-IDFBleuMarine au conseil régional d’île-de-France, et d’Audrey Guibert, conseillère régionale, membre de la commission « transports » et du STIF
Les victimes de l’accident ferroviaire de Brétigny et leurs familles sont reçues aujourd’hui pour la première fois par la justice afin de prendre connaissance du rapport d’enquête sur cette catastrophe ayant couté la vie à 7 personnes le 12 juillet 2013.
Le dossier d’instruction est accablant pour la SNCF et pour les choix politiques effectués depuis des décennies en Île-de-France responsables de la dégradation criminelle du réseau ferré francilien.
Intervention de Marie-Christine Arnautu en séance plénière au Parlement européen le 28 avril 2016.
Lire la suite →Communiqué de Presse de Marie-Christine Arnautu, Vice-présidente du Front National, Député français au Parlement européen
Le Parlement européen a adopté ce matin adopté le pilier technique du 4e paquet ferroviaire.
En matière de rail, l’Union a commencé par libéraliser le fret. Résultat, il ne cesse de s’effondrer. En France, -30% depuis 10 ans. Le fret ferroviaire meurt des réformes européennes, et l’UE étend ses règles au transport de passagers !
Communiqué de presse du Front National
Le mouvement social qui touche la SNCF est une réaction aux désorganisations de service qui vont affecter l’entreprise en vue de préparer la libéralisation du rail exigée par l’Union européenne.
Issue de la loi ferroviaire de 2014, la réforme du « cadre social » qui mobilise aujourd’hui les cheminots s’inscrit en effet dans ce plan d’adaptation à la concurrence qui va désorganiser le service public français du rail et affaiblir durablement la SNCF.
Communiqué de presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Imperturbablement, en dépit de ses échecs répétés et au mépris des oppositions démocratiques, l’Union européenne poursuit son travail de destruction de nos services publics.
C’est ainsi que le 19 avril, la Commission européenne et le Parlement européen ont conclu un accord sur le « quatrième paquet ferroviaire », qui achève de libéraliser le secteur du rail dans notre pays, ouvrant notamment à la concurrence le transport commercial des passagers.
Communiqué de presse de Marie-Christine Arnautu, Vice-présidente du Front National, Député français au Parlement européen
Les réformes structurelles de la SNCF, voulues par l’Union européenne et servilement acceptées par nos gouvernements successifs, avaient été présentées aux Français comme une évolution inévitable et le moyen de moderniser notre société nationale des chemins de fer, sclérosée par les rigidités des centrales syndicales.