Communiqué de Presse du Front National
François Hollande, au meeting du Bourget trois mois avant l’élection présidentielle, avait annoncé aux Français que la finance était son ennemi :
« Mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu et pourtant il gouverne : cet adversaire, c’est le monde de la finance… »
François Hollande avait fustigé cette « finance qui a pris le contrôle de l’économie, de la société et même de nos vies », cette « emprise qui est devenue un empire » et « s’est affranchie de toute règle ».
Ce discours fut probablement l’une des clés de la victoire de François Hollande à l’élection présidentielle.
Or, Monsieur Hollande vient de nommer Laurence Boone, chef économiste Europe de « Bank of America Merrill Lynch » , conseillère économique à l’Elysée !…
Bank of America est la deuxième plus grosse banque américaine et est une des plus présentes sur les marchés financiers. Loin de s’attaquer à la finance qui a effectivement pris le contrôle de l’économie, il la cajole et lui demande de conseiller l’Etat français sur sa politique économique. Cela ne surprendra que ceux qui n’avaient pas encore perçu la soumission totale du PS et de ce gouvernement aux puissances d’argent.
François Hollande avait déjà renié une de ses promesses de campagne : il n’a pas séparé « les activités des banques qui sont utiles à l’investissement et à l’emploi, de leurs opérations spéculatives ». Il a juste fait semblant via une loi fort justement décriée.
Il récidive aujourd’hui en nommant une ex-banquière de Wall Street au poste de conseiller économique. Il conforte ainsi à l’Elysée les lobbies de la spéculation.
C’est une nouvelle gifle pour le peuple français.
Communiqué de Philippe Murer, économiste au cabinet de Marine Le Pen
Jacques de Larosière, un des grands acteurs du système financier lors des 40 dernières années explique dans les échos le 10 Juin 2016 hier et dans un livre « 50 ans de crises financières » que les marchés financiers sont devenus les maîtres du jeu.
Il déplore l’excès d’endettement responsable des crises mais oublie de dire que l’augmentation de la quantité monnaie accompagnant nécessairement la croissance ne peut se faire depuis 40 ans que sous forme de dette : la montée généralisée de l’endettement était dès lors inéluctable.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
Alors que François Hollande avait promis la création de 9000 postes de policiers et de gendarmes entre 2012 et 2017, le «rapport annuel annexé au projet de loi de règlement du budget et d’approbation des comptes pour 2015» ainsi que la «note d’analyse sur l’exécution budgétaire 2015» de la Cour des comptes indiquent que seulement 390 postes au total ont été pourvus jusqu’à aujourd’hui.
Edito de Nicolas Bay (15.04.2016)
« Ça va mieux », voici les mots de François Hollande après quatre longues années d’un mandat catastrophique à tout point de vue. Beaucoup de Français attendaient hier soir une remise en question de la politique du chef de l’État, ou du moins des annonces concrètes, des propositions à la hauteur de leurs attentes…
Communiqué de presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Nous voilà ce soir face à un nouveau grand ratage présidentiel qui en aucun cas ne redonnera espoir aux Français.
Ratage sur le fond bien entendu, puisqu’aucune réponse concrète n’a été donnée à ses interlocuteurs, et qu’aucune annonce susceptible de sortir la France et les Français de l’ornière n’a été faite. Sur tous les sujets, François Hollande s’est contenté d’une laborieuse justification de sa politique. Et au final, il s’est limité à un long plaidoyer de son inaction.
C’est un Président en fin de règne qui est intervenu ce soir. François Hollande ne fait que commenter son inaction, se perd dans les absurdes méandres du débat sur la déchéance de la nationalité, et donne ce sentiment désolant d’un président qui ne gouverne plus.
Le problème, c’est que la France et les Français souffrent terriblement de cette inaction. Il est inquiétant de voir que François Hollande termine son mandat, comme son prédécesseur Nicolas Sarkozy, dans l’échec total, dans tous les domaines, sans se remettre aucunement en cause. Les satisfecits qu’il se décerne ont dès lors un caractère attristant.
Les espoirs médiatiques et gouvernementaux n’auront pas duré : la reprise fut un feu de paille qui a laissé place à la panique boursière.
Les cours boursiers qui jusque là montaient en pariant sur une reprise mondiale et sur l’efficacité des politiques monétaires, ont bien dû s’y faire : les prévisions des experts médiatiques se sont révélées aussi ineptes que leurs remèdes.
Depuis le pic de mi 2015, les bourses ont perdu plus de 20% et les marchés émergents connaissent même une chute plus lourde que lors de la terrible crise financière asiatique de 1998 ¹.