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A Bruxelles, l’usage du français est mis à la trappe : inacceptable !

Communiqués / 10 juin 2014 / /

Communiqué de Karim Ouchikh, conseiller de Marine Le Pen à la Culture, à la Francophonie et à la Liberté d’expression, Président exécutif du SIEL et Conseiller municipal de Gonesse

La présidence tournante italienne, qui sera effective à partir du 1er juillet, va limiter les versions de son site internet officiel à l’anglais et l’italien, excluant de la sorte l’emploi de l’allemand mais surtout du français. Depuis 2007, aucune des présidences tournantes de l’UE n’avait pourtant écarté l’utilisation du français dans les traductions des sites multilingues en usage à Bruxelles.

Officiellement justifiée en raison de restrictions budgétaires, la décision italienne reflète surtout le poids grandissant pris par l’anglais au détriment des autres langues de travail que sont le français et l’allemand, employées jusqu’à présent au sein du Conseil et de la Commission européenne.

Cette décision est politiquement inacceptable. Langue intangible de la République, le français est l’une des trois langues officielles et de travail de l’Union européenne. A Bruxelles, elle participe du rayonnement international de notre pays.

Il appartient à nos pouvoirs publics de signaler aux institutions européennes qu’elles doivent se conformer à leurs obligations en toutes circonstances : le gouvernement français doit donc agir énergiquement, tant auprès de l’Italie que des autorités bruxelloises, pour rétablir au plus vite l’usage du français dans la plénitude de ses droits. A défaut, les députés FN/RBM au Parlement européen sauront rappeler François Hollande au respect des devoirs liés à sa charge, qu’il s’applique malencontreusement à méconnaître méthodiquement depuis le début de son quinquennat.