Dans le cadre de l’aménagement des rythmes scolaires, la ville de Fréjus a proposé, conformément au décret « Hamon » de mai 2014 qui assouplissait le cadre initial de la réforme, une demi-journée d’activités le vendredi après-midi, en contrepartie de l’école obligatoire le mercredi matin. Cette solution est apparue la mieux à même de concilier les attentes des parents, les rythmes de l’enfant (avec une plage d’activités sur 3 heures, évitant les coupures de rythme et permettant la mise en place de réels projets pédagogiques), et aussi les contraintes de la commune en termes de personnel.
Cette proposition a été entérinée par la quasi-totalité des conseils d’école. Or, nous venons d’apprendre que le Recteur a décidé de la refuser, et souhaite imposer des rythmes avec une fin des cours fixée chaque jour scolaire (sauf le mercredi) à 15h45. Un tel schéma est source d’importantes difficultés pour l’organisation des parents et extrêmement difficile à mettre en œuvre, et coûteuse, pour la Ville. En outre, ce schéma stupide rend impossible l’organisation d’activités culturelles, sportives et de loisirs de qualité pour les enfants, qui était pourtant le but annoncé de la réforme !
La question qui s’impose est dès lors « pourquoi ce refus ? ». Notre proposition était-elle par trop originale ou iconoclaste ? Visiblement non, puisque de nombreuses villes, notamment Lyon, Marseille, ou dans le Var, Hyères, Brignoles et…Saint-Raphaël , ont proposé une organisation identique qui a été acceptée !
La réponse semble visiblement à chercher ailleurs, dans une décision essentiellement politique.
Dès à présent, la Ville va saisir en référé la juridiction administrative contre cette décision discriminatoire. Nous en appelons également au Ministre de l’Education Nationale, qui écrivait il y a peu aux parents d’élèves que « les équipes académiques ont travaillé, dans chaque commune, main dans la main avec les enseignants, vos représentants et les élus locaux pour que la modification des temps scolaires se fasse dans les meilleures conditions ». Ses Services n’ont visiblement pas tous eu connaissance de cette lettre !
Nous lui demandons de mettre ses actes en conformité avec ses écrits, à Fréjus comme ailleurs.
Lettre ouverte du Collectif Racine aux enseignants de France
Une nouvelle année scolaire commence, et vous vous apprêtez à retrouver le chemin des salles de cours, à faire la connaissance de nouvelles classes et la rencontre de nouveaux élèves.
Cette année encore, vos compétences et votre dévouement seront largement sollicités et, parfois, mis à rude épreuve, tant sont nombreux les dysfonctionnements que connaît aujourd’hui notre système scolaire, graves les difficultés qu’il rencontre et angoissantes les perspectives qu’il ouvre pour l’avenir.
C’est que l’École républicaine de la transmission, de l’égalité des chances et de la promotion sociale s’est trouvée progressivement entravée dans ses missions, sous l’impulsion de quarante années de réformes contre-productives (la loi Haby instaurant le « collège unique » date de 1975), quand l’actuelle réforme du collège ne fera, c’est hélas certain, que de détruire un peu plus ce qui fonctionnait déjà bien mal.
Communiqué de presse de Valérie Laupies
La ministre de l’Education nationale accompagnée de Bernard Cazeneuve, a détaillé mercredi 24 août, plusieurs mesures devant permettre aux écoles de s’adapter à la menace terroriste. L’une d’elle consiste à ce que les enseignants organisent un exercice de sécurité simulant une intrusion dans leur établissement, sous la houlette du directeur.
Gilbert Collard alerte Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les graves dysfonctionnements constatés dans une école du département de l’Isère.
Au delà de la sanction personnelle de révocation, il conviendrait de s’interroger sur le système décisionnel qui a pu aboutir à la nomination comme directeur d’école d’un fonctionnaire condamné en 2008 pour la détention d’images pédopornographiques particulièrement écœurantes. On peut se demander si le dossier de ce fonctionnaire a été consulté et s’il mentionnait une condamnation pénale aussi rédhibitoire. M. Gilbert Collard attend à ce sujet des réponses précises.
Communiqué de Presse de Valérie Laupies, Conseillère politique pour l’Ecole de Marine Le Pen
La ministre de l’Education nationale, Madame Najat VALLAUD- BELKACEM vient d’annoncer que l’enseignement des mathématiques devra être plus ludique pour remédier à la chute préoccupante du niveau scolaire dans cette matière. Elle suggère la pratique du bridge pour apprendre les probabilités par exemple…
Si effectivement les résultats des élèves en mathématiques sont mauvais, c’est justement parce que leur enseignement n’a pas été rigoureux dès l’école primaire. Il faut savoir que dans les années 1990 notamment, on demandait à l’élève lui-même de « construire son savoir ».
Communiqué de Presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
Après avoir tenté d’immiscer la théorie du genre dans les programmes scolaires, le Ministère de l’Éducation Nationale poursuit à présent un objectif tout aussi néfaste. Najat Vallaud-Belkacem, qui a récemment fait part de sa préférence pour les couleurs, jugées plus « gentilles » que les notes, a reçu l’appui du Conseil Supérieur des Programmes, pour lequel les moyennes ne sont que des « calculs artificiels ».
Communiqué de presse d’Alain Avello, secrétaire général du Collectif Racine
Si le Collectif Racine, association professionnelle assumant — hors des établissements, bien sûr — son engagement politique, n’est donc pas un syndicat, il saisit cependant l’occasion des élections professionnelles dans l’Education nationale qui débutent aujourd’hui pour aider ses adhérents et, au-delà, l’ensemble des personnels, de plus en plus nombreux, dont il sait avoir l’écoute, à y voir plus clair dans l’offre syndicale.