Cher Henri,
Les principaux dirigeants de votre famille politique, Alain Juppé et Jean-François Copé, vous demande d’en partir. Car vous voulez rester fidèle aux principes de votre engagement de toujours en faveur d’une France libre et souveraine. L’UMP ayant désigné un européiste convaincu pour mener sa liste en Île-de-France, vous avez légitimement annoncé que vous refusiez de voter pour lui.
Ce combat pour la France et la République nous a rapprochés, il y a bientôt vingt-deux ans. Lors de la campagne contre le funeste traité de Maastricht, vous aviez auprès du regretté Philippe Seguin un rôle analogue à celui que j’avais auprès de Jean-Pierre Chevènement. Nous avons alors essayé de coordonner les efforts des républicains des deux rives. Malheureusement, nous n’avons pas été assez convaincants.
Depuis, nos chemins se sont souvent croisés jusqu’au moment où vous avez pensé que vous pourriez influencer efficacement Nicolas Sarkozy en étant à ses côtés. Aujourd’hui, vous prenez acte de l’échec de cette stratégie d’influence à l’intérieur ou à proximité des partis dominants. Après une telle expérience, le risque est de se réfugier dans une impasse honorable, mais stérile. Aussi, pour ma part, ayant été amené, il y a trois ans, à faire un constat analogue pour le Parti Socialiste et ses auxiliaires, j’en ai conclu que la seule solution était d’apporter mon modeste soutien à la candidature de Marine Le Pen.
Afin d’agréger tous ceux qui en sont arrivés à cette même conclusion, tout en respectant leurs parcours et leurs sensibilités, nous avons créé le Rassemblement Bleu Marine. Avec le Front National, se retrouvent des groupements politiques ou des collectifs thématiques qui partagent le même amour de la France. Selon des modalités à définir, vous y avez toute votre place. Je suis prêt à en discuter avec vous à tout moment.
Je vous prie d’agréer, Cher Henri, l’expression de ma fidèle amitié
Bertrand Dutheil de La Rochère, Trésorier du Rassemblement Bleu Marine
Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National
« Toutes les fortunes de France négocient leurs impôts », cette phrase stupéfiante prononcée hier soir sur France 2 par Henri Guaino, ancien conseiller spécial du président de la République, mérite des éclaircissements.
Communiqué de presse de Bertrand Dutheil de la Rochère, Conseiller République et laïcité de Marine Le Pen
« Nous avons peut-être tous fait une erreur de jugement, en jugeant trop vite les printemps arabes qui ont déstabilisé » les pays, a déclaré Henri Guaino député, UMP et ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, sur Radio Classique, le 18 janvier 2013. Ce « nous » est abusif, ou alors il avoue involontairement la réalité de l’UMPS. Car il y a au moins une responsable politique de haut niveau qui n’a pas fait cette « erreur de jugement ».