Ministère interrogé : Ministère de l’économie, du redressement productif et du numérique
Question n° 20-00016
M. Gilbert Collard attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire, sur le faible montant de la retraite des artisans.
En effet, ces retraites, souvent modestes, sont actuellement gelées ; alors que les artisans attendaient une revalorisation en octobre 2014 puis à deux reprises en 2015.
De plus, ces professionnels sont déjà assujettis à la CASA depuis 2013 ; alors qu’ils restent totalement exposés au risque de dépendance de l’un des leurs . Or, la réforme qui justifiait leurs cotisations à la CASA n’a pas été présentée début avril comme prévu.
Certains artisans retraités sont donc désormais dans une situation financière critique ; laquelle nécessiterait une réindexation rapide et globale, ou à tout le moins au delà d’un seuil décent. Ils attendent à cet égard une réponse claire du Gouvernement.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Après trois années de (quasi) gel des pensions, les retraités ne devraient pas voir leur revenu augmenter pendant une année supplémentaire. La paupérisation des Français s’accélère. Des retraités manifestent ce jour pour leur pouvoir d’achat, qu’ils soient assurés de mon entier soutien et de ma détermination à agir pour eux au plus vite.
Ce gel est évidemment un effet de « l’austérité », l’Etat ne voulant pas combler les déficits des caisses de retraite. Mais n’oublions pas l’autre côté de l’équation : les retraites sont payées par les cotisations sociales des salariés.
Communiqué de Presse du Front National
Le probable gel des pensions de retraite en 2016, lesquelles pourraient ne pas être revalorisées au 1er octobre prochain, est un nouveau coup dur pour les retraités français dont le pouvoir d’achat ne cesse d’être grignoté depuis des années (gel des pensions, perte d’avantages fiscaux, déremboursement de médicaments, etc.), conséquence des politiques d’austérité exigées par Bruxelles, et ce depuis Nicolas Sarkozy.
Communiqué de presse du Front National
L’accord sur les retraites complémentaires dont Manuel Valls s’était réjoui il y a six mois s’annonce absolument désastreux pour les retraités et futurs retraités français.
D’après les calculs du COR (Conseil d’Orientation des Retraites), le montant des pensions pourrait en effet subir une décote brutale allant de 4 à 17% selon les situations. Cet effondrement du pouvoir d’achat des retraités est un scandale qui confirme les prévisions du FN qui s’était opposé en octobre dernier à cet accord injuste.
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National
Le dernier rapport thématique du Conseil d’Orientation des Retraites révèle une dégradation relative de la situation financière des retraités français par rapport au reste de la population. Alors que leur niveau de vie avait régulièrement progressé pendant plusieurs décennies, ce mouvement de progrès est maintenant stoppé, et d’ici quelques années le nombre de retraités pauvres pourrait connaître une forte augmentation.
L’RPS met en péril nos anciens : protégeons-les !
Par une double réforme fiscale (la première mise en place par l’UMP, la deuxième par le PS), des milliers de retraités français, disposant de petites voire de très petites pensions, ont littéralement été asphyxiés en cette rentrée par le niveau de leurs impôts. La suppression progressive de la demi-part fiscale accordée aux veuves et veufs, décidée en 2008 par Nicolas Sarkozy, est en effet devenue définitive en 2014.
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National
L’accord sur les retraites complémentaires salué par Manuel Valls est lourd de sacrifices, sans apporter la moindre réponse durable au problème des déficits des retraites. On annonce déjà en effet un déficit prévisionnel pour 2020 de 2,3 milliards d’euros. Et une hausse possible après.
C’est donc encore une fois cette idée naïve et trompeuse, selon laquelle on pourra résoudre le problème des retraites en ne jouant que sur le système en lui-même (report de l’âge de départ à taux plein, précarisation par tous les bouts, hausse des cotisations) qui l’a emporté.