Communiqué de Leif Blanc, délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement
Les agriculteurs du syndicat Coordination Rurale manifestent aujourd’hui dans une vingtaine de villes contre les dérives de la PAC. Ils dénoncent, à juste titre, l’austérité qui frappe la politique agricole et les mensonges du gouvernement qui prétend mettre en place une meilleure redistribution des aides alors qu’il se contente de camoufler tant bien que mal les effets d’un budget en nette baisse. Dans le collimateur également, la multiplication des normes alors même que l’Union européenne, soutenue tant par le PS que par l’UMP, n’a de cesse de multiplier les accords de libre-échange avec des pays qui, n’ayant ni nos normes sociales, ni nos normes environnementales, produisent à des coûts très inférieurs.
Face à ces dérives mortifères, la Coordination Rurale appelle à la mise en place d’une « préférence communautaire » et d’une « exception agriculturelle » à l’échelle de l’Union européenne. Si le constat est juste, le remède suggéré relève par contre de l’utopie. L’ultra-libéralisme et le libre-échange sont littéralement inscrits dans le génome de l’UE. Exerçant à la fois les pouvoirs législatifs et exécutifs, la Commission européenne, après avoir imposé les règlementations de l’OMC, travaille désormais à la construction d’accords bilatéraux encore plus contraignants pour nos agriculteurs, et ce avec un nombre toujours plus grand de pays : Maroc, Canada, Ukraine, et, demain, Etats-Unis et MERCOSUR (Uruguay, Paraguay, Brésil et Argentine).
Le Front national est le seul parti à proposer les solutions aptes à pérenniser notre agriculture : renationalisation de la politique agricole, refus des traités de libre-échange et mise en place d’un protectionnisme raisonnable pour lutter contre le dumping social et environnemental. L’heure n’est plus à l’évocation d’une hypothétique « Europe qui protège », souvent promise et jamais mise en place, mais bien à la mise en place des seules mesures à même de sauver une agriculture en grande difficulté.
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National
La société Vinci a opté pour une entreprise turque très peu implantée en France pour réaliser les façades de la tour Saint-Gobain dans le quartier de La Défense.
Cette annonce est une très mauvaise nouvelle pour les façadiers français, qui s’élèvent logiquement contre cette nouvelle attaque contre leur carnet de commandes, et donc l’activité et l’emploi en France. Ils évoquent des prix « anormalement bas » : quand la concurrence n’est plus loyale elle devient ravageuse.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.