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Agriculture : l’europrotectionnisme est un leurre !

Communiqués / 20 mai 2014 / Étiquettes : , /

Communiqué de Leif Blanc, délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement

Les agriculteurs du syndicat Coordination Rurale manifestent aujourd’hui dans une vingtaine de villes contre les dérives de la PAC. Ils dénoncent, à juste titre, l’austérité qui frappe la politique agricole et les mensonges du gouvernement qui prétend mettre en place une meilleure redistribution des aides alors qu’il se contente de camoufler tant bien que mal les effets d’un budget en nette baisse. Dans le collimateur également, la multiplication des normes alors même que l’Union européenne, soutenue tant par le PS que par l’UMP, n’a de cesse de multiplier les accords de libre-échange avec des pays qui, n’ayant ni nos normes sociales, ni nos normes environnementales, produisent à des coûts très inférieurs.

Face à ces dérives mortifères, la Coordination Rurale appelle à la mise en place d’une « préférence communautaire » et d’une « exception agriculturelle » à l’échelle de l’Union européenne. Si le constat est juste, le remède suggéré relève par contre de l’utopie. L’ultra-libéralisme et le libre-échange sont littéralement inscrits dans le génome de l’UE. Exerçant à la fois les pouvoirs législatifs et exécutifs, la Commission européenne, après avoir imposé les règlementations de l’OMC, travaille désormais à la construction d’accords bilatéraux encore plus contraignants pour nos agriculteurs, et ce avec un nombre toujours plus grand de pays : Maroc, Canada, Ukraine, et, demain, Etats-Unis et MERCOSUR (Uruguay, Paraguay, Brésil et Argentine).

Le Front national est le seul parti à proposer les solutions aptes à pérenniser notre agriculture : renationalisation de la politique agricole, refus des traités de libre-échange et mise en place d’un protectionnisme raisonnable pour lutter contre le dumping social et environnemental. L’heure n’est plus à l’évocation d’une hypothétique « Europe qui protège », souvent promise et jamais mise en place, mais bien à la mise en place des seules mesures à même de sauver une agriculture en grande difficulté.