Communiqué de Karim Ouchikh, conseiller de Marine Le Pen à la Culture, à la Francophonie et à la Liberté d’expression, Président exécutif du SIEL, Candidat aux européennes en Ile-de-France sur la liste d’Aymeric Chauprade
Bien que rattaché administrativement à Matignon, le Secrétariat général des affaires européennes (SGAF) est désormais piloté par l’Elysée. Cet organisme d’Etat, qui détient la haute main sur les affaires européennes, sera dirigé par l’actuel conseiller diplomatique adjoint à l’Élysée, Philippe Léglise-Costa.
Rappelons que ce haut fonctionnaire a été le directeur de cabinet de Jean-Pierre Jouyet, – aujourd’hui secrétaire général de l’Élysée -, lorsque ce dernier fut secrétaire d’État aux affaires européennes de Nicolas Sarkozy. Pour assister Philippe Léglise-Costa, deux anciens conseillers techniques du cabinet Jouyet sous le gouvernement Sarkozy, ont été choisis : Lisa Bellulo et Arnaud Magnier.
Avec ces nominations qui ne doivent rien au hasard, François Hollande entend désormais monopoliser la gestion des affaires européennes, à un mois d’un scrutin européen qui s’annonce désastreux pour la gauche : cette initiative entérine aussi à coup sûr la marginalisation politique de Manuel Valls et du secrétaire d’État aux affaires européennes, Harlem Désir, sur l’ensemble des questions qui touchent l’Europe.
Ce jeu de chaises musicales révèle surtout la connivence politique entre l’UMP et le PS sur ce même terrain européen : à bien examiner leurs parcours ministériels, force est de constater en effet que Jean-Pierre Jouyet, Philippe Léglise-Costa, Lisa Bellulo et Arnaud Magnier collaborent aujourd’hui avec François Hollande, après avoir servi hier Nicolas Sarkozy, en faisant preuve d’une égale fidélité. Cette porosité délétère, qui pèse au sein d’un personnel politico-administratif marqué du sceau de l’endogamie idéologique, confirme une fois de plus le poids considérable des solidarités européistes qui existent actuellement au sommet de l’Etat.
A quatre semaines du scrutin, les Français ne seront pas dupes de la fausse compétition électorale qui opposera sous peu une UMP et un PS que rien ne sépare sur les questions européennes. Loin de ces détestables comédies politiciennes, les listes européennes investies par le FN/RBM offriront en définitive à nos compatriotes la seule véritable alternative politique au vieux système UMPS.