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L’originale idée de la Cour des comptes : faire payer les classes moyennes

Communiqués / 14 avril 2014 / Étiquettes : /

Communiqué du Front National

L’Union européenne a parlé, Manuel Valls a répété : le gouvernement doit réduire ses dépenses de 50 milliards d’euros sur trois ans. Une partie de ces coupes doivent être réalisées dans les dépenses sociales et un rapport de la Cour des comptes fuité dans le JDD détaille notamment une mesure qui permettrait d’économiser 800 millions d’euros par an.

On aurait pu imaginer que ces économies se fassent en luttant contre la fraude massive, aussi bien du côté des particuliers que des entreprises, ou en supprimant enfin le remboursement à 100% des dépenses de santé des clandestins, via l’AME. On aurait pu penser que la Cour se serait intéressée aux allocations versées des années durant aux demandeurs d’asile, aux remboursements accordés aux bénéficiaires de la CMU-C, qui n’ont rien à envier aux mutuelles haut de gamme, ou encore aux « aides à l’équipement » versées par les CAF aux allocataires pour qu’ils s’achètent une nouvelle télévision.

Mais non, la Cour des comptes, et son président socialiste, connaissent la formule : aller prendre l’argent dans les poches de ceux qui en donnent déjà le plus et en reçoivent le moins, ceux qui payent sans se plaindre et subissent année après année les coupes budgétaires et le délitement des services publics : les classes moyennes.

Les 800 millions d’euros seraient ainsi économisés en supprimant les aides au logement (APL) pour les étudiants non boursiers. Ces mêmes étudiants qui, tout juste au-dessus du seuil pour recevoir une bourse de l’enseignement supérieur, sont ceux qui sont souvent obligés de travailler en parallèle de leurs études, de faire des prêts, et auxquels on rira au nez s’ils espèrent prétendre à un logement étudiant, une aide à la complémentaire santé ou une réduction des tarifs de l’énergie.

Le gouvernement doit prendre conscience que la France est loin d’être à court de dépenses sociales superflues, et dont certaines constituent une utilisation scandaleuse de l’argent du contribuable. S’attaquer à une des rares aides dont peuvent bénéficier les étudiants des classes moyenne, qui constituent la majorité des étudiants dans l’enseignement supérieur, c’est aller mettre un bâton de plus dans les roues des futurs acteurs de l’économie française, de ceux qui, à leur tour, payeront leurs impôts et créeront des richesses.

La classe moyenne française est le pilier de la stabilité sociale et économique de notre pays. Chaque étudiant qui sera découragé de poursuivre ses ambitions pour des raisons financières est une lourde perte pour notre économie et un échec dramatique de notre système méritocratique. L’État doit dire clairement sa désapprobation de la proposition de la Cour des comptes et ne pas faire le choix de la facilité contre le choix de la raison.