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Jacques Le Goff : la science historique perd l’un de ses plus beaux esprits

Communiqués / 2 avril 2014 / Étiquettes : , , /

Communiqué de Karim Ouchikh, conseiller de Marine Le Pen à la Culture, à la Francophonie et à la Liberté d’expression, Président exécutif du SIEL

Avec la mort ce 1er avril de Jacques Le Goff, s’éteint à l’âge de 90 ans l’un des plus grands médiévistes français contemporains. La Civilisation de l’Occident médiéval, L’imaginaire médiéval, La Naissance du purgatoire, Les intellectuels au Moyen Age, Saint Louis, Saint François d’Assise…autant d’ouvrages décisifs qui ont renouvelé en profondeur la connaissance du Moyen Âge.

Pour ce disciple de l’Ecole des Annales, dont il devint codirecteur de la revue éponyme en 1969, la compréhension globale d’un fait historique se doit d’en saisir toutes ses dimensions explicatives, matérielles, mentales ou spirituelles. Dans le sillage de Lucien Febvre, Marc Bloch ou Georges Duby, la discipline historique demeure pour lui inséparable de la géographie, de la littérature, de l’économie ou de la philosophie et fait corps ainsi avec toutes les sciences humaines.

Avec un sens de la rigueur scientifique qui s’accompagnait d’un remarquable talent d’écriture, Jacques Le Goff aura dégagé avec brio les traits profonds de cette époque essentielle de l’histoire de l’humanité, aussi bien ses moments de rupture, – comme le fut par exemple, au seuil du XIIIe siècle, l’apogée de la Chrétienté-, que ses périodes de continuité, avec notamment la naissance et l’épanouissement de l’idée européenne.

Après des études à l’Ecole normale supérieure, il obtient l’agrégation en 1950. Sa rencontre avec Fernand Braudel, au tournant des années cinquante, sera décisive dans sa carrière d’historien : en 1960, il devient directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études avant de prendre la présidence en 1972 de la prestigieuse VIe section de l’EPHE où il succède cinq ans durant à l’auteur de « La Méditerranée et le Monde méditerranéen à l’époque de Philippe II ». Il aura enseigné aux Hautes Etudes jusqu’en 1994, avant de prendre sa retraite à 70 ans.

Marine Le Pen et le Rassemblement Bleu Marine saluent la mémoire du grand médiéviste et rendent hommage à une oeuvre intellectuelle considérable qui a porté haut les couleurs de la science historiographique française.